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également li]>re de superstition pour les an-^ ciens, de complaisance pour les modernes^ les pesa tous dans la même balance , eii connut If fort et le faible, et tenant un, juste milieu entre une admiration foile, et un dénigrement encore plus insensé, reçut les impressions de ^ Tart, comme celles de la nature avec cette bonne foi. simple, que doit toujours avoir la conscience du goî^i.
Ce fut alors que les beaux siècles de Périclès^ d'Alexandre et d' Auguste, de Léon x et de Louis XIV, eurent de vrais eSftimateurs. Ce fut alors que cet Homère ^ qui faitson époque à lui sefil, fut admiré, non pas comme un dieu infaillible , mais comme un génie étonnant; et qu'en faveur de ses gi;andes beauté&on lui passii, se4 contes puériles, ses comparaisons &ubé* rantes , ses harangues hors de saison , ses combats trop accumulés , ses faiblesses et ses longueurs. Virgile, son rival, fut apprécié de même et avec la même équité. Jamais admiration plu^ pure que celle dont jouit encore cette belle moitié de V Enéide, qu'il avait perfectionnée. ; et. dans celle qu^lTa laissée imparfaite en mou*, rant , s'il n'y a pa$ un défaut que Ton n'ait aperçu et modestement observé , y a-t-il une seule beauté qu'on n'ait pas vivement sentie ?.
Quelques i&ta. briUans dans le Tasse ont-ils détruit pour nous l'effet de ses peintures?
Tarif rède , Henninie et Clorinde , Renaud et Armide , ne sont-ils pas aussi présens à nos esprits que Hector, Achille y Andromci^ue «t Didon ? et dans les combats qu'il décrit , dans les scènes attendrissantes qu'il y mék a^ec tant de charme^ dans ces tableaux si variés, dans cette poésie aimable et belle encore auprès de celle de Virgile , estr-ce par du clinquant que nous nous laissons éblouir ?
• ' Il en est de la tragédie comme de Tépopée. Dans les anciens, la simplicité, la vérité, le pathétique, le naturel dans le dialogue ; chez les 'modernes , la belle ordonnance de l'action , le tissu de l'intrigue, l'art , plus savant qu'il ne le fut jamais, d'amener les situations, etfrei^ préparer les effets, le jeu des passions actives , lew^ développemens et leurs gradations, ]m grande manière de iondr^ l'histoire dans la poésie , tout a été sentwet justement apprécié/ Quels monumens de ^oûty que les éloges de Fénélon, de Molière, de La Fontaine que«ous avons vu couronner ! Quels monumens de ^oi^^qué les éloges de Bossuet, de Massillon, -de Destouches par d'Alembert I Quels nàonu- Dirent de goàt qu« c«t ouvrage que Thomas a eu