ACTE
fjG^blc et bim ,' fait un hémme dénaturé , Mo> lièrc lui fait déclarer que TartniSe est l'époux qu'il destine à s^ fdlè : celle-ci n'ose refuser; et de là Tincident comique qui fait la querelle ^s deux amans.
Dans le troisième acte \, au moment que Bamis croît pouvoir confondra Tarfuffe , et que Ton 'touche air<{énoueii»ent , l'adresse dti fourbe et la simplidilé d*Orgon resserrent le nœud de Fîntrigue , et Fintirét redoublé par la résolution que Vient de prendre Oïffoh ; ,potu* punir ses enfans , de donner son bien à Tartuffe. *
- Dans le quatrième acte , Tartuffe est enfin démasqti/é et confondu aux yeux d'Orgori'; mais tout-à-coup le fourbe s'arme contre son bienfaiteur des bienâiits même qu'il en a reçus ; et plir iscs menaices , fondées sur un abus de confiance, il met l'alarme dans la maison.
Dans le cinquième acte y le ttouble et rin<^ qtdétude augmentent jusqu'au moment dé la révolution ; et s'il y a quelque cbese à| désir<* , c'est un peu moins de-négligence dans les détail des dernières scènes , et un peu {dus de développement et de vraisemblance dans les moyens.
Les iQisérables critiques , en déprimant le '
l3S ACTÇ.
dénouement' du Tartuffe ^ me cemmt ie wap* pder ée retâ ;
Rémettez-Vôus , Monsieur, d'une alarme si éhanile.
et ils oublient qu'ils parlent ayec diît:i8iaii du cb^M'œuTre du théâtre comique» d -iwe^iièce à laquelle tous les âèeleJ n*on% vien à compaver ,êi qui ««ra pom-étre iro^^npUe an»
sans livak, comatie elle a été sans nH>d^e.
L'analfse de cette pièce, reladTeiuent aitf progrès d« Taction , su^ pour indiquer Ij^ degrés qu'on doit pratiquer d'acte en a€i$e et de scène en scène. Si l'action se reipose deux scènes de suite dans le même poinjfc ^ eUe se refroidit. U faut qu'elle eheuiine comme l'àîr guille d'une pendule. Le dialogue marque les seeondes , les scènes marquent les minutes »
les actes répondent ayx heures. C'est pour u'airoir pas ohservé ce fHrogrès sensihle ^ continu , que Ton s'est si souvent trouyé a frcHd. On espère remplir les vides par des détails ingénieux ; mais l'intérêt languit ; e| l'on peut dire de l'intérêt » ^e q^'un poèt« célèbfc» a dit de l'âme , que c Wt un feu qU'U faut nourrir y ei qui s'éteint s'il ne s'a¥gt mente. *
L'usage établi de donner cinq ^les à la
ACTft. iSg
ttstgèdie , n'est ai aases fûiidé pour Iake loi^ ni asses dénué je râino^ pour éliè banm du théâtre. QoMd le sujet peut les fournir, ônq 0cler donnent à raclkm une étendue avantageuse : de ginndfr événemens y^trovrient place ; de grands intérêts et de grands CMactères s'y développent f» liiMrté ; ^ sitsations s'amènent, les incidens s'aaiumcent , 1^ «e»* timess n'ont rien de brusqua etde heàrlé; le mouYement des pasifeom a font le tamps de s'accâérer , et l'intérêt, de Mfitte jusqu'au dernier degré de pathétique et de chaleur»
On a éprcmvé que l'àme àts spectaténn peut auffire à l'attenticm, à rittnsMMi:, à fénelioa que pfrodxnt un apectaclè de eette cfauée; et â Faction de la consédie semble très-»-bieQ s 'ae^ comntoder dfelads^isioR en trois actes^ l'action de ia tfaifédîe semèle préférer la division en ânq mciss y à cavaè ée sa majesté et des grands, ressorts qu'elle vent p^uroir faire ^ir. .
Ma^ ie aajet pent élve DatiiseSieaient tel cpie^ ne donnant lien qu'à deux ou tsoia siutations assez ka^m , il ne soit snsecptîbie aussi que de denx degrés , et de deux repos de l'action * Alon fxoÊÀi abandonner ce sujet , s'il est pathétique , intéressant, et fécond en beautés? on faut-il le charger d'incklens el de scènes épisodiques ?