‹ Elémens de littérature (volume 3)Chapitre 26 sur 48 · AIE · texte numérisé non relu

AIE

dir la 'situation , y répandent plus de chaleur. Que devient alors , demandera-t-on , Tinterlocuteu^r à^ côté duquel on chante ? Ce qu'il devient dans une scène tragique , lorsqu' emporté par une passion violente , le personnage qui est en scène avec lui , Toublie et se livre à ses mouvemens. Que devient OEnone, pendant le délire de Phèdre ? Que devient Electre ou Pilad«, pendant les accès de fureur où tombe Or^te ? Que devient Néoptolème , à côté de Philoctète rugissant de douleur? Tout personnage vivement intéressé à Faction 'ne' saurait être froid ni sans contenanée sur i»

scène ; soit que son interlocuteur parle ou chante , il le met en jeu , tm Talfectant lui-* même des passions dont il est ému ; et s'il ne sait que faire alors ^ c'est ^'il manqne d'âme ou d'ihtdligence.

Ce ^i nuit le plus réellwient à la chaleur de l'action , ce sont ces longs préludes çt ces épilogues de symphonie , qu'on nomme rrtoumelles. Quelquefois elles sc*it placées pour annoncer les mourenfens de l'âme qui précèdent l'air y ou pour exprimer un resîte d'agitation dans le silence qui le suit; mais en général ces libertés que se donné le musicien , pour briller aux dépens du poëme , sont «ne

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longueur importune ; et Ton ne saurait être trop ménager de cette espècq d'ornemens. Voj.

DUO, KÉCITATIF.

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