‹ Elémens de littérature (volume 3)Chapitre 5 sur 48 · PREFACE. XI · texte numérisé non relu

PREFACE. XI

éloquence , histoire , oraison funèbre , usage, etc. Ces articles ayant été faits par d'autres mains , et par des mains habiles , je ne m'en étais pas mêlé. Mais ici que tout doit être à moi, n ayant pa^le droit de m enrichir du bien d autrui, il ^ fallu, selon mes moyens j y suppléer et remplir les vides. Puissent les peines que je me suis données en épargner aux jeunes gens qu'un naturel heureux rend impatiens de produire , et presse d'abréger les études de l'art, pour se livrer à ce génie qui sans doute vaut mieux que l'art, mais qui ne sauraij: s'en passer : car dans tous les sens ^ il est vrai, comme Fa dit un sage, que Ximperfection de la nature a été V origine de Vart, ( Vauvenargues. )

J j£ goût y dans Tacception la plus étroite ik ce mot pris figurémiaït , est le sentiment vif «t prompt clés finesses de l'art, de ses délicatesses , de ses beautés les plus exquises , et de même de ses défauts les plus imperceptibles et les ))lus séduisans.

Le goût y dans une acception plus étendue , est la prédilection ou la répugnance de rame pour tels ou tels objets du sentiment ou de la pensée.

Dans le premier sens, on dit d'un homme qu'</(i du goût; dans l'autre, on dit que cka*cun a son goût.

On a remarqué avant moi l'analogie du goût physique avec le ^^r intellectuel , c'cst-àndire du sens qui juge les saveurs, avec le sens in* lune qiâ juge en nous les productions des aipts d'après l'impression de plaisir , ou de peinç •qu'en reçoivent l'esprit et l'âme.. Je me bornerai donc à dire , que l'un comme l'autre d«

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