IRONIE
£t si Rome sarait de quels feux tous brûlez , Bien loin de vous prêter Tappui dont vous paHez ^ Elle s'indignerak dé voir sa créature A réclat de son nom faire une telle injure , Et vous dégraderait , peut-être dès demain ; ■ Du titre glorieux de citoyen romain.
Vous l'a-t-elle donné pour mériter sa haine , En le déshonorant par l'amour d'une reine ?.... Reprenez un orgueil digne d'elle et de vous.
Remplissez mieux an nom sous qui nous tremblons tous ; Et sans plus l'abaisser à tant d'ignominie D'idolâtrer en vain la reine d'Arménie , Songez qu'il faut du moins , pour toucher votre cœur , La fille d*un tribun ou celle d'un préteur.
Forcez , rompez , brisez de si honteuses chatnes ; Aux rois qu'ellç méprise abandonnez les reines ; Et conservez enfin des voeux plus élevés , Pour mériter les biens qui vous sont réservés.
C^ qui relève et ennoblit ce Ion de V ironie dans le rôle de Nicoinède, c'e&t la hauteur avec laquelle il reprend le ton sérieux ; et c'est du mélange de ces deux tons que se forme un des caractères les plus singuliers et les plus nobles qui soient au théâtre.
NI GO^icsDE h Prusias , en parlant d'Atale.
Si f avais donc vécu dans ce même repos v Qu'il a vécu dai^s Rome auprès de ses héros , Elle me laisserait la Bithynie entière , Telle que de tous temps l'aîné la tient d'un père