‹ Elémens de littérature (volume 5)Chapitre 20 sur 29 · IV£ILL£UX · texte numérisé non relu

IV£ILL£UX

toutes ces descriptions des poètes , oii , sans sortir des bornes de la nature , l'imagination renchérit pint qu'elle peul^sur la réalité ; ce qui fait de la fiction un continuel enchantement.

Le men*eilleux surnaturel est Tentremiae des êtres qui , n'étant pas soumis, aux lois de la nature, y produisent des accidens au-<dessiis de ses forces , ou indépendans de àes lois.

On a dit , en parlant du mer%*€illeua> poétique ; « Minerve et Junon , Mars et Vénus , qui jouent de si grands rôles dans VlUade et dans V Enéide , ne seraient aujourd'hui, dans un poëine épique , que des noms sans réalité, auxquels le lecteur n'attacherait aucune idée distincte , parce qu'il est né dans une religion toute contraire , ou élevé dans des principes tous diiférens » . On a dit que la c)iute d,e la mythologie entraîne nécessairement l'exclusion de cette sorte de merveilleux ^ et que ^illusion ne peut être complète qu'autant que la poésie se renferme dans la créance commune. On a dit qu'en vain se fonderait^on , da;;is les sujets profanes , sur le merveilleux s^dmi» dans nos opéras ; et que , si on le dépouille de tout ce qui l'y accompagne , on ose répondre que ce merveilleux ne nous i sera pas une mini^te.

6«» Spéculations , démenties par Texpérience , ne sont fondées que sûr une fausse supposition , savoir, que la poésie , |)our pfodi^e son effet, demande une illusion complète.

Il est démontré qu'au théâtte , où le près- . tige poétique a tant de force et de charmes , non seulement Fillusion n'est pas entière, inais ne doit pas l'être ; il en est de même à la lecture : sans quoi l'impression feitcsùr les esprits serait souvent pénible et douloureuse'. F^ez Illusion.

Jje lecteur n'a donc pas besoin que le merpeHleux soit pour lui un objet ' de créance , mais un objet d'opinion hypothétique et passagère. Cest, en poésie,* une donnée dont tous les peuples éclairés sont d'accord* : tout ce qu'on y exige , ce sont les convenances , où' la v^érité relative ; et celle-ci consiste à ne sup-' poser dans un siyet que le merveilleux reçu dans l'opinion du temps et du pays où l'action s'est passée : en sorte qu'on ne nous donne à ' croire que ce que les peupleis de ce temps-là , on de ce pays-là , semblent avoir dû croire ' eax-niém«s. Alors, par cette complaisance que l'imagination veut bien avoir pour ce qui ^ l'amuse , nous nous mettons à la place de ces

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peuples; et pour un moment nous nous laissons séduire par ce qui les aurait séduits.

Ainsi , autant il serait ridicule d'employer le merveilleux de la mythologie ou de la magie dans une action étrangère aux lieux. et aux temps où l'on croyait à l'une ou à l'autre, autant il est raisonnable et permis de les employer dans lés sujets auxquels Fopinion du temps et du pays les rend comme adhérentes.

Eh ! qui jamais a reproché l'emploi de la magie au Tasse; et à Fauteur du Télémaque , remploi du merveilleux d'Homère? Une piété trd{) délicate et trop timide pourrait seule s'en alarmer; mais ce que blâmerait un scrupule mal entendu, le goût etlebons^nsTapprou- ▼ent.

La seule attention qu'on doit avoir est de saisir bien au juste l'opinion des peuples à la place desquels on veut nous mettre, afin de ne pas faire du merveilleux un usage dont euxmêmes ils seraient blessés. .C'est ainsi, par exemple , qu'un poète qui traiterait aujourd'hui le sujet de la Pharsale , serait obligé de faire ce qu'a fait Lucain , de s'interdire l'entremise i des dieux dans la querelle de César et de Pompée. La raison en est qu'on ne se prête à l'illusion qu'autant qu'on suppose que

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les témoins de révèneiDent auraien t pu s'y livrer eux-mêmes. Cette convention paraît singulière ; et cependant rien n'^t plus réel.

Il s'ensuit que , dans les sujets modernes , le meiveilleux ^cien ne peut être sérieusement employé, et c'est une 'perte, immense pour la poésie épique.

Ce n'est pas que le merveilleux soit réduit pour nous, comme on l'a prétendu^ à l'allégorie des passions humaines personnifiées.

Avec de Tart , du goût et du génie , nos prophètes , nos anges , nos démons et nos saints peuvent agir décemment et dignement dans un poème; et à la maladresse du Camoënj», de Sannazar^ de Saint-Didier, de Chape** lain , etc. , on peut opposer les exemples du Tasse , de Milton , de l'auteur à'Athalie et de • celui de la Henriade.

Mais ce qui manque au merveilleux moderne , c'est d'être passionné. La Divinité est inaltérable par essence ; et tout le génie des . poètes ne sauraitfaire de Dieu qu'un homme :

ce qui est une ineptie ou une impiété. Nos anges et nos saints , exempts de passions , seront des personnages froids, si on les peint dans leur état de calme et de béatitude ; ou indécemment dénaturés '| si on leur donne-

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les mouvemens tumultueux dtf cœur humain.

Nos démons , plus favorables à la poésie , sont susceptibles de passions , mais sans aucun mélange ni de bonté ni de vertu : niie fureur plus ou moins atroce , une malice plus ou moins artificieuse et profonde , en deux mots le vice et le crime sont les seules couleurs dont on puisse les peindre.

Voilà les véritables raisons pour lesquelles on serait insensé de croire pouvoir substituer, sans un extrême désavantage , le merveilleux de la religion à celui de la mythologie.

Les dieux d'Homère sont des hommes, plus grands et plus forts que nature^ soit au physique, soit au moral. La méchanceté, la bonté, les passions , les vices , les vertus , le pouvoir et Fintelligence au plus hai^t degré concevable , tout le système enfin du bien et du mal mis en action par le moyen de ces agens surnaturels ; voilà le merveilleux favorable à la poésie. Mais quel effet produire sur l'àine des hommes avec de pures intelligences, sans passions , ni vices, ni vertus, qui n'ont plus rien à espérer^ à désirer, ni à craindre , et dont une tranquillité étemelle est l'immobile élément? Voyez aussi combien est absurde •t puéril , dans le poëme de Miiton, le péril

OÙ il met les anges, et leur combat contre les démons ? * *

Les deux' magies rapprochent tin pen plus le merveittèttx de la religion de celui de la fable, en donnant aux deux puissances , infernale et céleste , des ministres passionnés , et dont il «emble qu'on peut animer et varier les caractères : mais les magiciens eux-mêmes sont décidés bons ou médians , par cela seul que le ciel ou que Tenfer les seconde; et il n'est guère possible de les peindre que de Tune de ces denx couleurs. Les premiers poètes qui , avec succès , ont employé cette machine , en d<)ivent donc avoir usé tous les ressorts.

Quelle comparaison avec un système religieux , où non seulement les passions , les vertus, les talens, les arts, le génie , toute la nature intellectuelle et morale , mais les élémèns, les saisons, tous les grands phénomènes de la nature physique , toutes ses grandes productions avaient leurs dieux plus ou moins dépendans, mais assez libres pour agir chacun selon leur caractère!

Cet avantage de& anciens sur les modernes est élégamment exprimé dans le poëme de Tanti-Lucrèèè.

O.utinam , dum te regionibus infuro sacris , Arentem in campum liceat deducere fontes Castalios , 'versis lœta in viridaria dum^s ,• Ac totam in nostros Aganippida./undere versus ! Non rnihif quasvestro quondamfacundia ^ad, Tfec tant dulce melos , nec par est gratta caatus. Reddidit ille sua Graiorum somhia lingua , Nostra peregrina mandamus sacrm. loquelee. lUe ^oluptatem et vénères , charitumque choreas Carminé concélébrât/ nos nteri dogma severum : Triste sonant puhat nostra testudine chordœ»

Olli suppeditat dives natufa leporis Quidquid habet , lœtos siimmittens proeKgaJloreS.,. JEneadum genitrixfelieibus imperat ands , Aeriasque plagas recréât , pelagusque profondum.

Quant aux personnages allégoriques , il faut renoncer à en faire jamais la machine d'un poème sérieux. On pourra, bien les j introduire en épisodes passagers^ lorsqu'on aura quelque idée abstraite, quelque circonstance morale à présenter sous des traits plus .sensibles ou plus intéressans que la vérité nue; ou que celle-ci aura Besoin d'un voile pour se montrer avec décence, pu passer avec modestie : c'est ainsi que, dans la Hemiade ^ la politique personnifiée est un ingénieux moyen de nous peindre la cour de Rome; c'est ainsi que , dans le même f)oëme, la peinture allégorique des vices . rassemblés aux

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portes de l'enfer, est Fexemple le plus parfait de la vérité philosophique , animée, embellie, et rendue sensible aux yeux par la fiction :

Là gît la sombre EnWe , à l'œil timide et louche , Tersant sur les lauriers les poisons de sa bouche : - Le jour blesse ses yeut dans l'ombre étincelans ; Triste amante des morts , elle hait les vivans. Elle aperçoit Heuri , se détourne et soupire. Auprès d'elle l'Orgueil , qui se plaît et s'admire ; La Faiblesse au teint pâle, aux regards abattus, Tyran qui cède au crime et détruit les vertus ; L'Ambition sanglante » iuquiète , épurée , De trônes , de tombeaux , d'esclaves entourée ; La tendre Hypocrisie, aux yeux pleins de douceur ( Le ciel est dans ses yeux , l'enfer est dans son cœur ) ; Le faux Zèle étalant ses barbares maximes ; £t l'Intérêt enfin , père de tous les crimes.

Les anciens ont eux-mêmes allégorisé quelques-uns de leurs épisodes comme la ■ ceinture de Vénus dans VlUade , et la jalousie de Turnus dans VÉnéide, Mais qu'on se garde bien de compter sur les personnages allégoriques, pour être constamment, comme les dieux d'Homère , les mobiles de l'action. Ces personnages ont deux défauts , l'un d'avoir en eux-mêmes trop de simplicité de caractère, l'autre de n'avoiH^as assez de consistance dans l'opinion.

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animer et soutenir Taction ; ou , si Ton veut faire usage du merveilleux de la mythologie ou de celui <le la magie , de prendre son sujet dans les temps et les lieux où l'on croyait à ces prodiges. C'est ce qu'ont fait les deux hommes de génie à qui la France doit la gloire d'avoir deux poèmes épiques dignes d'être placés à côté des anciens , Fénélon et Voltaire.

Dans un état républicain , presque toutes les habitudes se rossemblont ; dans un état monarchique elles différent toutes , entre ce qu'on appelle le grand mon^e et le peuple. Il fut un temps où la bourgeoisie tenait le milieu entre ces deux classes, et alors ce qui ressemblait aux mœurs bourgeoises était encore d'assez bon goût pour amuser les esprits les plus délicats. Ce temps n*est plus. Les mœurs y le goût et les usages du grand monde ont passé dans la bourgeoisie. Il n'y a presque plus que deux tons , et il n'est plus permis a celui du peuple de dominer, même dans la com<mie. A.u théâtre, comme dans le monde,

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un valet et une soubrette parlent la langue de leurs maîtres. Le bourgeois gentHboniine est un homme bien élevé, madame Jourdain est une femme du monde. Tout s'eîst poli, et tout s'est émoussé. Mais remontons plus Lant. ^ En morale et en politique on entend par les mœurs des hommes, leurs inclinations habituelles , otf' la forme que l'habitude a donnée à leur naturel. Mais relativement aux arts d'iniitation , et particulièrement à regard de la poésie, Tidée qu'on attache aux mœurs est plus étendue : elle embrasse lé naturel, l'habitude, etlesaccidens passagers qui se combinent avec l'un et l'autre. Ainsi dans le système des mœurs poétiques sont comprises les inclinations et les affections de l'âme.

Celui qui veut peindre les mœurs doit donc se proposer ces trois objets d'étude : la nature , l'habitude , et la passion.

Le premier soin d'un peintre qui veut exceller dans son art est de chercher des modules dans lesquels les proportions , les formes , les contours , les mouvemens , les attitudes soient tels que les donne la nature avant que l'habitude en altère la pureté. Le même soin doit occuper le poète : il est

comme impossible que , dans Thommc en société, le naturel soit pur et sans mélange; mais petit-étre , arec un esprit juste et capable de réflexion , n'est-il p'as aussi malaisé qu*il le semble, de distinguer, en soi-iiiéme et dans ses pareils, ce que la nature y produit, de ce que la culture y transplante. Le soin de sa vie et de sa défense , de son repos et de sa liberté ; le ressentiment du bien et du mal ; les retours d'afifection et de haine ; les liens dû sang et ceux de Tamoûr; la bienfaisance, la douce pitié, la jalousie et la vengeance , la répugnance à obéir , et le désir de dominer ; tout cela se voit dans Thomme inculte bien ittieux que dans l'homme civilisé. Or, plus ces formes primitives seront senties squs le voile bizarrement varié de l'éducation et dePhabi^ tude^ plus ces mouvemens libres et naturds s'observeront à travers la gène où les retiennent le manège des bienséances et l'esclavage des préjugés , plus l'effet de l'imitation sera infaillible; car la nature est au dedans de nous-mêmes avide de tout ce qui lui ressemble et empressée à le saisir. Voyez dans nos spec= lades aVec quels transports elle applaudit un trait qui la décelé et qui Texprîme vivement. Sî donc le poète me demande où il doit cher-

MOEURS. %Sg

cher la nature pour la consulter » je lui répondrai : En vous-même : nosce te ipsum.

C'est moi que j*étudie quand je veux connaître ks autres , disait Fontenellë ; c'était aussi le secret de l'éloquent Màssillon : et sou& combien de faces Montagne nous peint tous tant que nous sommes , en ne nous parlant qu« de lui !

La différence des climats et des âges est la , première qu'il faut étudier devis les mœurs , parce qu'elle tient à la nature.

Le climat décide surtout' du degré d'énergie , d'activité , de saisibilité , de chaleur dans le caractère , et des inclinations qui lui sont analogues. Les climats froids produiront des hommes moins ardens que d'autres , mais plus, laborieux , plus actifs , plus vigoureiu par leur complexion , plus entreprenans par l'impulsion du malaise^ plus occupés de leurs besoins , moins délicats dans leurs plaisirs , moins sensibles à la douleur , moins enclins à la volupté , peu susceptibles des .passions adhérentes à la faiblesse , doués d'un esprit sérieux et mâle , d'une âme ferme et d'un courage patient. Sévèrement traités par la nature , ils en contractent l'âpreté , et comme ils attachent peu de prix à la vie , ils comptent

a6o MOEURS.

pour peu de chose les dangers qu'elle courL Dura pour eux-mêmes , ils lejsont pour les autres , saiis croire leur faire injustice. L'indépendance , la liberté , le droit de la force , la gloire de Tinvasion et le butin pour prix de la victoire ; -voilà leur code naturel. Les climats chauds donnent au caractère plus d'ardeur et de véhémence , mais moins d'activité, de force et de courage. La chaleur est dans les fluides , mais les solides énervés s*y refusent ; en sorte que les hommes sont à la fois amollis et passionnés. Crime et vertu , tout s'y ressent et de l'ardeur du sang et de la faiblesse des organes. L'amour , la haine , la jalousie, la vengeance, l'ambition même y bouillonnent au fond des cœurs ; mais les moyens les plus faciles.de s'assouvir sont ceux que la passion préfère. La trahison y est en usage, noin parce qu elle est moins périlleuse, mais parce qu elle est moins pénible. La lâcheté n'y est pas dans l'âme , mais dans le corps : on y est esclave et tyran par indolence; on y semble moins attaché à la vie qu'à la paresse ; le besoin seul y fait violence à la nature. Les peuples des climats tempérés tiennent le milieu entre ces deux extrêmes :

actifs , mais moins infatigables que* les pre-

MofiURs. a6i

mlers ; voluptueux , mais moins amollis que les seconda ; leur volonté, leur force, leur ardeur ^ leur constance sont également modérées; rénergie de Tâme et du corps est la même ; les passions , au lieu de fermenter , agissent et s'apaisent en s'cxhalant: De cet accord des facultés^ morales et physiques ^ résulte , et dans le bien et dans le mal , un état de inédiocrité éloigné de tous les excès , un caractère mitoyen entre le vice et la vertu , incert^n dans json équiUbre , également susceptible des. in qlinJEitions contraires , et aussi variable que le diinat'dont il éprouve l'influence.

Horace a merveilleusement bien décrit le»

mœurs des différens âges de la vie , qu'Aristote avait analysées, et il serait superflu de transcrire ici ces beaux • vers , que tout le inonde sait par.ciœur. Mais à ces deux causes . naturelles de la diversité des mœurs se joint rinfluence de Tbâbitude , et celle-ci est un composé des'impressions répétées que font sur nous l'instruction , l'exercice , l'opinion et l'exemple. C'est donc peu d'avoir étudié dân^ rhomme moral ce que les peintres appellent le nu, il faut s'instruire des différens modes <|ue rinstitution a pu donner à la nature.

a62 MOEUHS.

sejion les Ucnx. et les temps» Prendendo la poesiapgni sua lace délia luoe delhistoria. . . '^senza \la quale la poesia>-camina in oscùrissime ténèbre. {Le Taisse.)

<( Celui qui sait ce qu'on doit à sa patrie ^ à ses atnis , à'ses parens , quels sont l«s droits^ de rhospitalité , les devoii-s d'un sénateur et d'itn juge., Ies.fo(D<Jtions d'^kn général d'arniée ; celui-là , dit fioi^ce^ est t en état dc^ donnée à ses- personnages le caractère quileur convient. » Hotace pariait dès moeurs romaines; mais combien' -de- nuances à o]>- ' se]:Yer dans la peinture dès mêmes caractères, pris en divers climats , ou dans des siècles dtfipIreQs .'.C'est là qu'un poète doit s'instruire en parcourant les annales du monde. Le culte^ • les lois^.la^ discipline, les opinioq^, les usages, ' les diverses, formes de gouvernement ; Tifl-* fluence des mœurs sur' les lois,' des lois surle I sort des empires; eii lin root , la constitutioa physique , morale et j^olitique des divers peuples de la teiTe , et tout ce qui , dans l'homme, est naturel oufac^ee, de naissance ou d^msïîtutiosi , doit entrer essentiellement dans le plan des étqdesdapoète : travail immense, mais d'où résulte cette idée uniyerselle , qui, selon Gravina , est la mère de

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