‹ Elémens de littératureChapitre 17 sur 32 · I<74 ' VÉRITÉ · texte numérisé non relu

I<74 ' VÉRITÉ

dits denegatum,, 3 dit $çnèque j. et c«fltc pensée, folle dans la bouche d'un sage, devient naturelle et vj*aie dans le caractère 4e Calypso, malheureuse d'être immortelle* . Si la mort était u nubien , dit Saph© , les dieux n'en seraient pas , exempts. Ceci est d'un naturel plus jconvwpn , mais n'en esfc pas plus vrai ; car la mort , qjuL serait un mal pour les dieux , pourrait «tre un bien pour les hommes. . • . .

Pline lfapccien a dit : Nqtuya nihil hopiinibus brevitate vitœ presptil ' meUus '. Cela me semble outré. ... i;>

Mais que Mérope dise :

1 Lorsqu'on a tout perdu, lorsqu'on hVf»fuV d'espoir,.' La vie est uft opprobre et la mort inrttèTÔtf.

Mais que Çérès r dans l'opéra de» P*oaexpine, dise: t : ,. , 4

Infortunée ! Hélas ! le jour m'est odieux ; . Et je suis pour jamais condamnée à la vie î v

Cest là ce qui est dans la nature.

Quoi qu'on vous dise 9 endurez tout, disait un héros à son fils. Quel héros, va-^-on.

s'écrier ^ qui donne le conseil d'un fâchfi!

Qui i mais ce lâche était Ulysse i qui allait

RE L Ara TE. IT^r

bientôt htt seul exterminer tous les amans de Pénélope , et dont r en attendant, /<? cœur rugissait au dedans de 1 lui-même , comme un lion rugit ûtctcnir dune bergerie oit il ne ~ siwiwl pénétter, : c'est ainsi que le peint Hdflaère» ,.

Les Spartiates, dans leurs prières-, demandaient aux dieux de pouvoir supporte* rûgaite; et du côté de la bravante ,.ltcsSpar*tiates noua valaient taie»* Notre poisft cffhcmH neutf £st & YΫç du héros de Y Iliade ; et eequi partrâ &9Û0 déshonore un soldât fut admiré da«e Xhfeémbtooie. La, valeur grecque se déduisait èavomere ou à mourir en combattant pour la- paj|rié:£ tfc itenèr» , qui fait essuyer tant d'injures à s«s Jwros T u'a pas âtit voir une seule fois, da*s V Iliade, on Grée suppfciant darU le. combat , ni pris vivant par l'ennemi.

Ce stitat ces différences nationales qu'il faut a von? étudiées pour juger les mœurs d"u théâtres ,Que> penserions-nous, pav exempte, du poète «Jui ferait dire par 4e fier Alexandre que c'est acte de roi que de souffrir le blâme pown bievL faire ? Notas renverrions cette maxime à> Fabius*; et cependant die est d'A- Jexaœdre lui-même. «

C'est une tté/Yfcy' rare , en fait de mœurs , <jue celle d» caractère rf Achille, dans s«W

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entrevue avec Priam ; et à le juger par les mœurs actuelles, il paraîtrait bien étrange que le meurtrier d'Hector s'établît le consolateur de son père, et lui tint ce discours, qui, dans les mœurs antiques et. dans l'opinion de la fatalité, est si naturel et si beau. «Ah ! malheureux prince, par quelles épreuves avez- vous passé ! comment avez- vous osé venir seul dans le camp des Grecs , et soutenir la présence d'un homme qui a ôté la vie à un si grand nombre de vos enfans , dont la valeur était l'appui de vos peuples? il feut que vous ayez un cœur d'airain. Mais asseyez* vous sur ce siège, et donnons quelque trêve à notre* affliction. A quoi servent les regrets et les plaintes ? Les dieux oat voulu que les chagrins et les larmes . composassent le tissu de la vie . de» misérables, mortels. . . . : . Mon

père en est une preuve bien signalée : les dieux l'ont comblé de faveurs depuis sa naissance ; sa fortune et ses richesses passent celles des plus grands rois. . . . . . Il\ n'a. de fils que

moi , qui suis destiné à mourir à la fleur de mon âge , et, qui, pendant le peu.de jours qui me restent, ne puis être près de lui pour avoir soin de sa vieillesse; car je suis éloigné de ma patrie y attaché à une cruelle guerre sur ce rivage , et condamné k

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