T*BL
pression est de le rendre 'tel qu'il est, sans Poutrer et sans l'affaiblir /Tom. vu. 3i3
Simple, Loin d'être opposé an sublime , il lui est analogue , et rien ne sympathise tant que le sublime dans la pensée et le simple' dan* l'expression. T. vu. * *4* Tempéré, U admet des parures que le simple né- ' glige et que le sublime dédaigne. T. vu. 334 Brillant. Son caractère est dans la pensée et daim l'expression. T. n. 82 Gracieux. Il est tel , surtout, par les images. T. iv.
Familier. Il ttent^le milieu entre le langage populaire et le style héroïque. C'est à lui qu'appartiennent les nuances fines et délicates de f expression. T. iv. a 1 1
Marotique. Son" caractère est la naïveté. La Fontaine est le seul poète qui ait excellé en l'imitant. T. v. 119
Ampoulé. Style où la .parole excède la pensée , exagère le sentiment. T. 1. 257
Diffus. En quoi il diffère de lâche et de prolixe.
Tom. ni. 177
' Bas. Le haut style n'exclut que là bassesse de con-
1 vention. Il admet, en l'ennoblissant, ce qui
n'est bas que de sa nature. T. n. 26
Burlesque. Comme il y a de* bons et de mauvais bouffons , il y a un bon et un mauvais burlesque'. Tom. ir. '85
Jargon. U est placé lorsqu'il imite : c'est l'usage
qu'eu a fait Molière.' T. v. i yS
, Élégance. Réunion clt toutes les grâces du style.
. Tou£ uz. a5f
Aménité. Douceur accompagnée de politesse et de •grâce, dan» le style comme dans les mœurs.
Tom. r- a3i
Noblesse. Le style noble est composé du familier et de l'héroïque. T. v. 364
Chaleur. La chaleur du style en- est l'âme et la " vie. C'est comme la chaleur naturelle du sang. Tom. il- : ; îSy
Abondance. Celle du style suppose celle des sentimens et des idées ; sans quoi elle n'est pas richesse , elle n'est qu'ostentation. X. i. io3
Finesse. En quoi elle diffère de la délicatesse. Tomi iv. a59
Délicatesse. Celle de FexpressioYi consiste à imiter celle du sentiment, ou à la ménager* : ce sont la ses deux caractères. T. ni. ^ 85
Affectation. Manière étudiée de s'éloigner du nàtiirel^ celle d'un écrivain n'est pas celle cTun autre* Tcrm. i,' 170
Mbnreiftens du style*. Ils doivent répondre à ceux de l'âme. Action de l'âme, comparée au mouvemomt des- corps* T. *..• 3o6
Figures de mots et de pensées. Figures dépensées, toutes réunies dans un exemple , pris dans le . langage du peuple. T. ir. . 4&3
Apostrophe. Le plus fréquent et le plus animé des mou vemens oratoires. T. 1. * - ' 3©7
Ironie. Le style héroïque l'admet comme le style familier. T. v. 178
Image. Elle suppose une ressemblance. Quelle ressemblance peut-il y avoir entre une idée métaphysique, ou une affection morale, et un objet matériel? Ce principe d'analogie éclaire le choix des images. T. v. 6*9
Comparaison oratoire et poétique. L'une fiât preuve et l'autre ornement. Dans quels genres la poésie abonde en comparaisons , dans quels genres elle en est sobre. T. n. a$7
Allusion. Finesse de pensée et de langage. Rapport indiqué d'un seul trait. X. i. ai6
Application. Plus le nouveau sens dans lequel on emploie une citation , un passage , est éloigné de son sens primitif, plus Y application en est ingénieuse , lorsqu'elle est juste. T. i. 3i4
Epithète. U adjectif est de nécessité; Vépithète est de luxe. Mais ce luxe a ses bornes. Vépithète qui dans le style ne contribue à donner à la
. pensée ni plus de beauté , ni plus de force , ni plus de grâce , est un mot parasite. Exemple à'épitliètes bien ou mal .employées. T. iv. 63
Hyperbole. Elle a sa mesure; et la mesure fait sa
. justesse. Tom. t. .53
Antithèse. Elle, est naturelle et convenable à tous les styles. L'abus seul en est vicieux. T. x. <3oo
Pointe ( ou jeu de mots ) , permise si elle est fine et juste. Tom. vit. 47
Hahmohis du style. Elle résulte du son et du nombre. La source en est dans le» élémens physiques d'une langue. Analyse de ces élémens. Si la prose française est susceptible d'harmonie , et jusqu'à quel point. T. iv. %$i
Prosodie. La langue- française a la sienne/ T. . vu. ' v iit5 .
Nombre. Ce qu'il était dans lés langues anciennes , , ce qu'il peut être dans la nôtre. T. vi - i
Accent. Modulation naturelle de la parole* Accent , prosodique et accent oratoire. Si dans les langues anciennes l'un était invariable et l'autre changeant r comment s'accordaient-ils? Dans notre langue , X accent prosodique est mobile , et cède kVaccent oratoire. T. i. ia3
Période. Style périodique dans les langues- anciennes. L'inversion lui était favorable; mais sans
] l'inversion il peut encore avpir <Ju nombre et .delà majesté. T. vi. ai4-,
Articulation. C'est dans le mécanisme de la parole que se trouvent les élémens- de la prosodie d'une langue, et de la mélodie dont elle qst susceptible. Tom. i. .&$9
Natale. Différence de la &asale. ancienne et de la nôtre. C'est une erreur de croire que le son nasal, lorsqu'il est pur ? ' soit désagréable à l'oreille» Nos nasales contribuent sensiblement à Fbarmpnie de notre langue. T. -v. . t , ^60
Grave. Le caractère de ]sl voyelle grovf ,dans notre langue, n'est pas l'abaissement, mais le
volume du son. T. iv. sjfo
Muet, Quoique le son de ïe muet soft de toutes les langues , il n'est écrit et n'est compté pour voyelle que dans la nôtre. H'répoitd à la finale brève et tombante des Italiens. Êst»il aussi défavorable qu'on le dit à 'notre poésie lyrique? Tom. v. 3a i
Vers, métrique et rhytmique. A quel point nos 'vers rhythmiques peuvent s'assimiler au* vers métriques des anciens. T: vm. i j8
Alexandrin. Vers héroïque français. T. t. aoo Rime. Le vers métrique s'en passait. Le vers 1 rhy m- . mk^ue en a eu besoin*. Causes' du plaisir que nous ftût la rime. T. vtï: a 16
Blancs (vers). La paresse les a inventés. Bans au-
• cune langue' ils ne sont métriques. T. rr. 65 Prosaïque! Vers prosaïque. En quoi consiste ce
défaut. Tom. rtp. ro8
Céhxre. Dans les vers anciens le sens n'était pas « suspendu k la césure , comme il l'est à notre hémistiche.- T. n: % - ■• ' TI 3 Riattis. On Ta exclu dë~nos vers sans distinction ; ' et on a eu tort. T. rv. 3a8 Qactrle. Rare dans notre langue , mais suppléé par l'anapeste. T. n. ' 3 »o Anapeste. Le cafaetère de ce' nombre change au gré de l'expression. T. r. 184 , Distique* Les vers ; accouplés par dhHqttèsxmt une
• miorche lente, monotone et contrainte. Les grands poètes n'écrivent pas ainsi; <T. ur. t9S
-Licence. Irrégularité de langage , permise au poète en faveur de la mesure , de la rime , ou de Yê» dégance. T. v. . 196
Poésie. Histoire naturelle de la poésie , considérée comme une plante. ÏV vt, 277 Poétique. Quels sont les ouvrages anciens et modernes où sont tracées les règles de la poésie. Tom. vit. ( 2 3 Poète. Son caractère , ses talens , ses études , d'après- l'idée essentielle de la poésie. T. vu. 1 » Génie. En quoi ir diffère du talent. Fonctions de l'un et <Je l'autre. T. iv. 272 Jmmginatien. Faculté de l'âme qui rend les objets présens à la pensée. Dans quel sens eile est créatrice. T. v. loi Enthousiasme. H réside dans l'imagination et dans l'âme. T. iv. 37 Éfaqtwnce. poétique. L'art de rendre la feinte et le mensonge vraisemblables et intéressais. T. iv. pag. - i Invention. Elle embrasse les faits et les possibles. Inventer, c'est combiner diversement ce qui se passe ou peut se passer au milieu de nous , autour de nous, et en nous-mêmes. T. v. i52 Plan. Ordonnance, disposition, premiers linéamens du dessin d'un ouvrage. Il en circons- , crit l'étendue, marque la distribution et fern- . placement de ses parties , leur rapport , leur enchaînement. Ce doit être le premier travail
du poète , de l'orateur , de tout homme qui * propose de faire un tout qui ait de l'ensemble et de la régularité. T. vi. *fy
Attention-. Elle donne à l'esprit une fécondité surprenante et inespérée : c'est le plra grand secret, de l'art, le plus grand moyen du génie. Tom. i. 344
Fiction. Ses quatre genres : le parfait, l'exagéré, le monstrueux et le fantastique. T. iv.- a3o
Merveilleux naturel et surnaturel. Chaque hypothèse, ou système poétique, a son merveilleux surnaturel , qu'il ne faut jamais déplacer. T. ▼.
Vraisemblance. Dans l'extraordinaire et dans le merveilleux , elle dépend des proportions et de l'identité du composé poétique. T.* vin v ai4
Illusion. "L'illusion , que font les arts ne doit jamais être complète. Ce n'est donc pas la T«semblance v exacte, mais la ressemblance embellie qu'on demande à l'imitateur. T. v. ' 58 ' Beau. Ses caractères dans la nature et dans l'imitation. T. n. ' 99
Bonté. Dans la nature et dans les arts. Bonté morale. Bonté poétique. Tom. 11. fî
Intérêt. Affection de l'âme qui Jui est chère et qui l'attache à son objet. Intérêt de l'art. Intérêt de la chose. Moyens de rendre intéressante la nature physique et son imitation. T. y. ii5
Mœurs. Inclinations et affections dej'âme. Naturel modifié par l'habitude, différemment selon
MÉTHODIQUE. g
les climats,, l'âge, le sexe, les conditions, les situations de la vie. T. y. a 56
Pathétique. Direct ou indirect : ses deux manière» d'agir sur l'âme. T. yi. 187 .
Épopée. Tragédie en récit: En quoi Yépopée tt\a tragédie se ressemblent , en quoi elles diffèrent du côté de l'action et du côté du style. T. iy.
Fable. Tissu de l'action épique ou dramatique. Tom. iy. 181
Action progressive et finale. L'une est un combat, l'autre un événement. "L'action épique ou dramatique est un problème dont le dénomment est la solution. T. 1. 140
Intrigue. Disposition des causes et des obstacles , ou de deux forces opposées , qui dans l'action tendent en sens contraire à produire l'événement. T. v. i36
Exposition. Énoncé, du sujet et de l'état des choses avant que l'action commence. T. iy. i58
Narration. Ses objets sont d'instruire, de persuader, d'émouvoir, soit d'étonnement , soit decrainte, soit de compassion. De là toutes ses règles. T. y. f 334
Description. Elle est à l'épopée ce que la décoration et la pantomime sont à la tragédie. T. ni.
Définition. En poésie définir c'est peindre. T. ni.
Esquisse, En poésie, peindre c'est esq^ifse/. T. rv.
Situation. Dans le pathétique, état des chose*, dans lequel, çh supposant même les acteurs muets ,• on serait ému de leur péril ou de leur peine. Tom. vu. a47
Révolution. Changement de fortune dans les deux sens. Tom. vn. i$7
Dénoument. Événement qui termine > l'action.
Tom. in. roo-
Achèvement. Solution des doutes que peut laisser te dénoument. T. i. i3r~
Moralité/ Impression salutaire qu'un poème laisse dans l'Ame. Tom. t. . 397
T&xou)i.£. Ses deux genres , l'ancien et le moderne : l'un ayant son mobile au dehors» l'autre au dedans. de l'action, et dans tes ressorts - du cœur humain, vin. 3o
Action. Intéressante, progressive, de plus en plu» vive et pressée , et incertaine jusqu'à la fin. , m&m. 1. i4l
Exposition. En action. Elle doit réunir les trois convenances du lieu , du temps et des per« sonnes. Tom. rv. i58
Intrigue. Combinaison de circonstances et d'inci-
dens d'où résulte Fin certitude , la curiosité ,
Tinquiétude, l'espérance et la crainte (comme
' ci-devant). Tom, v. x36
Situation* (Comme ci-devant.) Tom. vu. 347
[Acte. Un degré , un pas de l'action. Chaque acte doit être marqué par une situation nouvelle.