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8 parties <le soufre et d’une partie de nitrate de potasse , ou bien, comme cela se pratique plus généralement aujourd’hui , on fait simplement brûler le soufre dans la chambre, et on produit le deutoxide d’azote par l’action de l’acide nitrique sur l’amidon ou la mélasse , en môme temps que d’un autre côté de la chambre, on fait arriver de l’eau en vapeur. C’est la grande tendance que possède l’acide sulfurique pour l’eau, qui détermine la formation de ce composé énergique ; en substituant à l’eau un corps doué d’une aussi puissante affinité qu’elle pour cet acide , on produirait le même résultat , mais avec bien moins d’économie et de commodité. L’acide sulfurique, tel qu’on le retire des chambres, est toujours évaporé jusqu'à 66° Baumé, dans de vastes chaudières en platine. Il est alors livré au commerce. Dans cet état, il est loin d’être pur; outre quelques matières salines de peu d’importance, il renferme une certaine quantité de persulfate de fer anhydre qui ne tarde pas à se déposer dans les vases où l’on conserve cet acide. Ce dépôt a été pris pendant Long-temps pour du sulfate de plomb ; ce sont MM. Bussy et Lecanu qui ont fait connaître sa véritable nature. La présence de ce sel dans l’acide sulfurique n’a rien d’étrahge , si l’on considère que le soufre dont on fait usage renferme toujours une petite quantité de sulfure de fer ; que ce dernier , par suite de la combustion , converti en sulfate, entraîné avec une portion de soufre par les gaz qui se forment, se dissout dans l’acide sulfurique faible et s’en dépose par suite de sa concentration. Pour avoir l’acide sulfurique dans son état de pureté , on le distille en petit dans des cornues de verre. Cette opération n’est pas f u de à pratiquer et demande une foule de soins que nous ne pouvons énumérer. {Voir les ouvrages de Chimie et de
Pharmacie.)
88 l sciées. Cet acide est d’un usage important, tant en Chimie que dans les Arts. On l’emploie pour préparer en grandi
ies acides nitrique et hydrochlorique , décomposer lé sel commun dans la fabrication de la soude , dissoudre l’indigo, gonfler et débourrer les peaux cpi’on dispose au tannage, etc. Il sert à fabriquer les différens sulfates , tels que l’alun , le sulfate de cuivre, et ceux qu’on emploie eu Médecine, ainsi que l'éther sulfurique , le sucre d’amidon , etc.; enfin, c’est un des principaux réactifs que la Chimie analytique ait en sa puissance.
?.e FAMILLE. CHLORE.
ESPÈCE UNIQUE. ACIDE IIYDROCIILOJliqUE.
89. C a racle res essentiels. Cet acide est gazeux, incolore d’une odeur piquante , soluble dans l’eau , à laquelle il communique unesaveur très acide. Sa solution précipite eu blanc par le nitrate d’argent , et ce précipité est insoluble dans l’acide nitrique , mais soluble dans l’ammoniaque. Comme ce dernier caractère peut appartenir aussi aux hydrochlorates, on peut le distinguer de ces derniers , en ce que sa solution ne laisse rien par l’évaporation ou la distillation.
Sa pesanteur spécifique est de 1,2847.
Composition. Un volume de chlore et 1 volume d’hvdroigène = IICli.
90. Gisement. Cet acide existe sous trois états dans la nature : i°. à l’état de gaz, se dégageant en abondance des volcans en activité, tels que le Vésuve, etc. , et se trouvant dans
presque tous les terrains volcaniques ; 2°. liquide, c’est-à-dire
“ fS”,U‘,0n dans eaux thermales , telles que celles
' ' an‘‘c wstlen’ de San-Juan de Tararamco dans leMechoata”’ ''tC' : '* cst Probable que c’est encore à des phénomènes volcaniques que l’on doit rapporter l’originê de cet acide dans ces espèces d’eaux ; 3-, enfin, rendu concret dans certaines coches poreuses, qu, ont de l’analogie avec les laves les basaltes et quelques granités ; telle est la roche volcanique jau- Tome I. 0
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nâtre du Puy-de-Sarcoui , chaîne du Puy-de-Dôme, analysée par M. Vauquelin, et dans laquelle l’acide hydrochlorique se trouvait dans la proportion de deux ou trois pour cent. Il est naturel de penser que les divers chlorures, tels que ceux de fer, de cuivre, de potassium, de sodium, etc. , qui se rencontrent dans les cavités des laves et dans les eaux qui séjournent au milieu d’elles, doivent leur formation à la réaction du gaz hydrochlorique, dégagé des volcans , sur les roches et les différentes substances terreuses qui les entourent.
L’origine du gaz hydrochlorique paraît être tout-à-la-fois ancienne et moderne, car on le trouve formant des sels dans les terrains primitifs, et se dégageant à la surface de la terre. En général , les hydrochlorates se retrouvent presque toujours avec les phosphates et les fluates, ce qui fait penser que ces trois acides sont d’une formation analogue.
91. Préparation. L’acide hydrochlorique n’est point préparé directement dans les Arts ; on l’obtient comme produit secondaire dans la fabrication de la soude artificielle. (J'oyez Soude sulfatée.) C’est toujours du sel marin (chlorure de sodium ) qu’on l’extrait dans les ateliers. Cette décomposition se fait dans des cylindres de fonte ; on y introduit le sel marin, et l’on v verse ensuite de l’acide sulfurique faible. Le gaz acide est reçu dans des tonneaux pleins d’eau, dont le dernier contient un lait de chaux pour absorber le gaz qui ne se serait pas dissous. On peut l’obtenir en petit , par le meme procédé, en se servant d’un matras que l’on place au bain de sable, et auquel on adapte plusieurs flacons de l’appareil de AA oulf. Le premier ne sert qu’à laver le gaz, qui entraîne constamment une petite quantité d’acide sulfurique. Si l’on voulait l’avoir bien pur, il faudrait le distiller de nouveau sur du sel marin. {T'oyjsz d’ailleurs, pour plus de détails, les ouvrages de Chimie et h; Dictionnaire technologique , tome 1 , page 88.)
DK MINÉRALOGIE.
92, L nages. L acide hydrochlorique est employé dans les Aits, pour préparer les différons sels qu’ils réclament, le cliloie, etc. ; en Chimie, c est un réactif assez énergique qui seit a une multitude d opérations; enfin , il est de quelque utilité en Médecine , puisqu’on le fait entrer dans la composition de certains liquides détersifs et de pe'diluves
3e FAMILLE. AZOTE.
lrc ESPECE. AIR A TM OSPIIJ5RIQ VE.
q3. L'air est le gaz qui constitue l’atmosphère qui nous entoure. Nous ne devons pas entrer dans l’examen de ses propriétés, ce sujet appartient exclusivement à la Chimie. Nous dirons seulement qu’il est nécessaire à la combustion et à la respiration ; qu’il agit sur une multitude de corps, et qu’il est un des alimens de cette foule de combinaisons et de décompositions qui ont lieu journellement ; que sa composition est partout la même, et que, dans certaines circonstances , il renferme des substances que l’analyse ne peut découvrir, mais
que leurs propriétés malfaisantes et délétères trahissent toujours.
Sa composition essentielle est en poids de 79 de gaz azote et de ai d’oxigène = 2A + 0 ; mais il renferme toujours quelques millièmes d’acide carbonique et une quantité variable de vapeur d’eau. Quant aux autres gaz qu’il pourrait contenir parfois et qui se dégagent du sein des manufactures, des laboratoires de Chimie, etc. , ou qui se produisent par suite ' e react,ons naturelles , comme ils entrent facilement en commaison , il s’ensuit qu’on ne les rencontre dans l’air que lorsque celui-ci est recueilli près des lieux où ils se for-
Un litre d’air pèse , gram. 299, à la température de o
et à
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la pression de om,'j6. La densité de l’air est prise pour unité, et c’est à elle que l’on compare celle de tous les autres fluides aériformes.
Non-seulement l’air, dans une foule de cas, est absorbé par les corps, non pas en nature, mais après avoir subi une séparation dans ses élémens, mais encore il entre pur dans certains composés ; telles sont les eaux qui se trouvent répandues sur les divers points du globe, et qui contiennent toujours une certaine quantité d’air atmosphérique en dissolution , à la présence duquel elles doivent leur sapidité et leur action bienfaisante sur l’économie animale.