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Fer pjriteux arseniferc. Se reconnaît facilement a l o

deur d’ail qu’il exhale , soit par la percussion , soit par la chaleur. Les faces de ses cristaux sont toujours bombées et semblent conduire au prisme à bases rhombes. Il passe par des nuances insensibles au inispichel (fer sulfuré et arseniuré). Se trouve à Obergebirge , en Saxe.

On cite encore des varie'tés cuprifère, sélénij'ere, li lanifère y mais elles sont très rares et mal connues.

528. Epigénie. Le fer sulfuré jaune est sujet à une altération bien remarquable dont les causes sont encore inconnues. Le soufre qu’il renferme disparaît , se trouve remplacé par de l’oxigène , de telle sorte que le sulfure se convertit en une masse d’oxide hydraté qui conserve la forme du sulfure. Dans ce cas le brillant métallique a disparu , et la couleur a passé au brun ou au noirâtre ; la pesanteur et la dureté sont sensiblement diminuées. Cette altération a lieu du dehors au dedans, car on trouve souvent dans l’intérieur des cristaux dont la surface est d’un beau rouge, un noyau qui est encore intact et qui présente la couleur jaune et l’éclat métallique. M. ITaüy donne â ce résultat le nom de fer o xi dé épi gène, vulgairement fer hépatique. Les pyrites aurifères de Sibérie (mines de Bérésof) offrent souvent ce genre d’altération ; et alors les parties d’or , confondues en premier lieu par la couleur avec celles du sulfure, apparaissent avec tout leur éclat lorsque le minerai a été converti en une masse brune.

52q. Caractères d’élimination. On distingue le fer pyrileux cubique du cuivre pyrileux en masse, en ce que ce dernier a une couleur d’un jaune d’or, est souvent irisé à sa surface , et n’étincelle que fort rarement sous le choc du briquet ; en outre, ses cristaux présentent toujours le tétraèdre plus ou moins modifie'. On le distingue encore de X or natif , en ce que celui-ci ne répand pas d’odeur sulfureuse par la chaleur, et du fer arsenical, en ce que ce dernier exhale des vapeurs alliacées par l’action du chalumeau

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53o. Gisement. Répandu avec une grande profusion dans la nature , le fer pyriteux cubique appartient à tous les terrains , depuis les plus anciens jusqu’aux plus modernes. Seul, il constitue quelquefois des roclres subordonnées au gneis , au mica schistoïde et à l’amphibole schistoïde ; mais plus généralement il se trouve en couches , lits ou filons. On le rencontre engagé accidentellement dans des roches plus ou moins anciennes , telles que la diorite , la dolomie du Saint-Gotliard , l’argile schisteuse qui recouvre les houilles, ainsi que dans les houilles elles-mêmes. Les schistes tégulaires (ardoises) en contiennent fréquemment des cristaux cubiques. 11 se trouve également dans les filons et amas métallifères de toute espèce, et c’est de là que viennent les plus beaux groupes de cristaux ; il est souvent associé au fer spathique et au cuivre pyriteux.

Les terrains primitifs, intermédiaires, et les parties inférieures des terrains secondaires , en renferment beaucoup plus que les autres. Le silex meulière , le calcaire grossier et le gypse sont peut-être, parmi les substances qui se présentent en masses un peu volumineuses , les seules qui n’en contiennent pas. Ce qu’il y a de remarquable , c’est que les terrains volcaniques n’en renferment que de très petites quantités, quoique d’ailleurs on attribue souvent à la décomposition du sulfure de ferles éruptions volcaniques.

Une observation non moins curieuse , c’est que généralement il accompagne les débris organiques, et qu’il est d’autant plus abondant dans une localité, que ceux-ci s’y trouvent aussi en plus grande quantité. Ce fait tendrait à faire croire que ces débris organiques ne sont peut-être pas étrangers à sa formation.

53 1. Usages. Le fer sulfuré jaune est exploité non comme minerai de fer , mais pour servir à l’extraction du soufre (8o) et à la préparation du sulfate de fer, comme nous le dirons plus bas (555). On s’eu est servi long- temps comme de pierre a

lusil, aussi portait-il le nom de pierre de carabine. Ce qu’on appelle marcassite dans le commerce n’est autre chose que du 1er sulfuré uni à une petite quantité de cuivre, dont on fait des chatons de bague , des boutons , etc. Ce que les antiquaires nomment miroirs des Incas sont des plaques de fer sulfuré polies, susceptibles de faire fonction de surfaces réfléchissantes. On en a trouvé fréquemment dans les tombeaux des princes péruviens, qui s’en servaient comme de miroirs.

2e sous -espèce. Fer pyriteux prismatique . [Fer sulfuré blanc, Haüy ; quadri-sulfure prismatique , Beudant. )

532. Caractères physiques . Il a une couleur d’un jaune pâle tirant sur le verdâtre ou sur le grisâtre; son éclat est métallique; sa cassure récente est raboteuse et d’une couleur beaucoup plus blanche que celle de sa surface; mais l’action de l’air la fait bientôt passer au jaune de bronze. Sa poussière est d’un noir verdâtre; il étincelle par le choc du briquet en répandant une odeur sulfureuse. 11 possède tous les autres caractères du fer pyritcux cubique.

Sa pesanteur spécifique est de 4,7 •

Caractères cristallographiques . Sa forme primitive est, suivant M. Haüy, un prisme droit rhomboïdal de io6°2' et rj3a58' ■ Il se présente en prismes rhomboïdaux simples et à sommets dièdres, ou en octaèdres surbaissés à base rectangle et à base rhombe. Ses cristaux ont une grande tendance à former des groupemens réguliers par la réunion de plusieurs fragmens d’une meme variété autour d’un centre commun. Il est singulier de voir- le fer pyriteux prismatique qui , par son identité de nature avec le fer pyriteux cubique, semble être, parmi les métaux, l’analogue de l’arragonite , se rapprocher encore de cette dernière substance par le petit nombre de loi mes simples que présentent ses cristaux et la multitude des formes composées qui résultent de leurs groupemens. (Delafosse.) Ces cristaux offrent quelquefois une espèce de dentelure composée

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d’une se'rie d’angles aigus appartenant à autant de prismes rhomboïdaux primitifs qui semblent se pe'nétrer : cette variété est connue vulgairement sous le nom de pyrites en crêtes de coq ; c’est le fer sulfuré blanc primitif dentelé d’Haiiy.

Ses variétés de structure , peu nombreuses , sont :

Fer pyriteux prismatique radié. Il se présente en petites

masses arrondies qui atteignent quelquefois la grosseur de la tête , et dont la surface est toute hérissée de pointes mousses , dues à des angles solides de quelques variétés de forme régulière. Ces parties saillantes se prolongent à l’intérieur sous forme de rayons convergens qui aboutissent au centre de la masse.

pseudo - morphique. Ainsi que la sous - espèce précédente, celui-ci se présente aussi sous la ligure des corps organisés dont il a pris la place.

La plupart des bois pyritisés lui apparticnnen t concrétionné compacte. Se trouve assez souvent dans les liions.

563. A Itération. Le fer pyriteux prismatique passe trcslacde-

menl , avec le contact de l’air, à 1 état de sulfate soluble. Cette altération a lieu , non-seulement dans la nature, mais aussi dans les collections minéralogiques ; elle est surtout sensible sur les masses imparfaitement cristallisées. M. Berzélius attribue ce phénomène à l’interposition de quelques particules de fer sulfuré magnétique. Quoi qu’il en soit, cette altération commence par le centre et suit la route inverse de celle qui fait passer les sulfures à l’état d’hydroxides , dont la marche s’elf'ectue de l’extérieur à l’intérieur. Cette propriété n’est pas particulière à cette espèce, mais elle s’y montre avec plus d’apparence et d’intensité que dans le sulfure jaune; aussi c’est elle que l’on traite ordinairement en grand pour en extraire le sulfate.

5o.j. Gisement. 11 parait que le fer sulfuré blanc est moins abondamment répandu que l’autre espèce ou fer sulfuré jaune Quoi qu’il en soit , il se trouve dans les mêmes positions géologiques que lui : seulement on remarque qu’il se rencontre plus fréquemment dans les terrains primitifs et supérieurs , tels que ceux de craie, que dans les terrains intermédiaires. Celui qui se présente en masses arrondies et radiées à l’intérieur se trouve ordinairement engagé dans des bancs argilomarneux , dans les schistes bitumineux , la craie , etc. Comme le sulfure jaune , il est aussi associé, dans plusieurs endroits,, à la formation accidentelle des filons , et il provient surtout des mines de Cornwal et du Derby sliire (Angleterre) , de Joachimsthal (Bohême), deSaxe , etc. Ses cristaux sont infiniment | plus rares que ceux du précédent, et c’est presque toujours avec eux qu ils se trouvent associés. Il forme rarement des couches puissantes, si ce n’est aux environs d’Alais (dans un 1 terrain secondaire) et dans quelques autres localités.

Il est très difficile de savoir à laquelle des deux sous-espèces on doit rapporter les masses concrétionnées, stalactiformes . ipseudo-morphiques, qui se trouvent dans les glaises et ailleurs.

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535. l.'sages. Ses usages sont les mêmes que ceux du fer pyriteux cubique; il est plus particulièrement employé à la préparation du sulfate de fer dans les arts (555).

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