P R ELI M I N AI RE. XXXV
détails de pratique ) comme un fuppîément au mien ; je rends cette juftice à l'Auteur avec d'autant plus d'empreffement , qu'il m'efl: entièrement inconnu , & qu'il a, ce me femble , critiqué affez légèrement mon propre Ouvrage (/z).
Eft-il néceffaire d'ajouter, qu'il ne fuffit pas pour faire de bonne Mufique , de s'être bien familiarifé avec les principes expofés dans ce Livre ? On pourra feulement y apprendre jufquà un certain point la méchanique de l'Art; c'en1 à la nature à faire le refte : fans elle on ne compofera pas de meilleure Mufique pour avoir lu ces Elémens , qu'on ne fera de bons vers avec le Diâionnaire de Richelet. Ce font , en un mot , des Elémens de Mufique > & non des Elémens de génie que je prétends donner.
Tel eft l'objet pour lequel j'ai compofé , & tel efl l'efprit dans lequel il
(A) On peut voir cette critique ck mes réponfes dans les Journaux Economiques de 1752.
xxxvj Discours &c.
faut lire cet Ouvrage , dont encore une fois , le fond ne m'appartient en aucune manière. Mon unique but a été de me rendre utile ; je n'ai rien oublié pour y parvenir , & je fouhaite y avoir réuffi (7).
(ï) Je ne puis me difpenfer de reconnoître ici les obligations que j'ai à M. l'Abbé Rouiller , ci - devant Curé au quartier des Comtes à Marfeille , 6c qui demeure aujourd'hui à Lyon. Il a eu la bonté de me communiquer un grand nombre de remarques très-juftes , qu'il a laites fur la première édition de ces Elémens , & dont j'ai profité pour perfectionner celle - ci , à laquelle il a bien voulu d'ailleurs donner Tes foins.