Voilà en quoi confite la théorie du ïfPf*v
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tempérament: mais comme il feroit difficile
Il eft vifible que toutes les quintes font également altérées dans ce tempérament. On peut de plus prouver qu'elles ne le font chacune que très-peu; car on trouvera par exemple, que la quinte d'ut à fol, qui devroit être J , doit être diminuée d'environ ~ de 7- • c'eft-à-dire de8-^, quantité d'une petiteiTe extrême.
Il eft vrai que les tierces majeures feront un peu plus altérées ; car la tierce majeure d'ut à mi , par exemple , fera trop forte d'environ ~ : mais il vaut mieux, félon M. Rameau, que l'altération tombe fur la tierce que fur la quinte, qui eft, après l'oclave , l'intervalle le plus parfait, & dans lequel on doit ne s'écarter de la jufteffe que le moins qu'il eft poffible.
D'ailleurs, on a vu par la fuite des tierces majeures ut , mi , fol ^ , fi % , que ce dernier fi % diffère beaucoup de Yut {Note s); d'où il s'enfuit que fi on veut mettre ce dernier fi ^ à l'uniffon de Foctave d'ut , & altérer en même-tems chacune des tierces majeures le moins qu'il eft poftible, il faut les altérer toutes également. C'eft ce qui arrive dans le tempérament que nous propofons ; & fi la tierce y eft plus altérée que la quinte , c'eft une fuite de la différence qui fe trouve entre le degré de perfection de ces intervalles , différence à laquelle le tempérament propofé fe conforme pour ainfi dire. Ainfi cette différence d'altération eft plutôt un avantage qu'un inconvénient.
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