CHAPITRE XVI
De la règle de fauver les dijfonances.
125. "fèk T Ous avons vu ( Chap. V. & VI. ) 1 ^ comment l'échelle diatonique , fi naturelle à la voix , fe forme par les harmoniques des fons fondamentaux ; d'où il s'enfuit que la fucceffion la plus naturelle des fons harmoniques eft d'être diatonique : donc pour donner en quelque forte à la diffonance le caractère d'un fon harmonique le plus qu'il eft poffible , il faut que cette diffonance , dans la partie de chant où elle fe trouve , defcende ou monte diatoniquement fur une autre note , qui foit l'une des confonances de l'accord fuivant. ï 26, Or dans l'accord de dominante tonique ? elle doit plutôt dépendre que monter
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en voici la raifon. Prenons , par exemple , l'ac- ■ ■"
cota fol fi ré fa ïuiviàe l'accord ut mi fol ut h 1-ï>ARTk la partie qui a fait la dinonance^ doit defcen- Œ' ' dre au mi plutôt que monter au fol, quoique l'un & l'autre de ces fons mi & fol fe trouvent dans l'accord fuivant ut mi fol ut ; parce qu'il eït plus naturel & plus conforme à la liaifon qui doit fe trouver dans chaque partie du chant, que le fol fe trouve dans la même partie qui a déjà dit fol, pendant que l'autre difohfa, comme on le voit ici ( première & quatrième parties ) ,