‹ Élémens de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 128 sur 205 · V.— Phlegmon diffus de la vulve · texte numérisé non relu

V.— Phlegmon diffus de la vulve

Le phlegmon diffus ou gangréneux de la vulve n’est pas très rare. A la suite d’un érysipèle, on voit la mortification s'emparer des tissus,

PRURIT VULVAIRE. 843

celle-ci s'étend du côté de Panus ct du rectum, du vagin, de l’urèthre, et même de l'intérieur du bassin. Cette complication de Pinflammation des organes génitaux externes de la femme est fortgrave; aussi faut-il, afin de prévenir la propagation de la gangrène, se hâter de faire de larges incisions, même avant que la suppuration soit établie; on se comportera d’ailleurs dans ce cas absolument de la même manière que dans les phlegmons diffus développés dans les autres régions.

$S IV. — Affections névralgiques de la vulve.

Les affections nerveuses de la vulve ont été étudiées avec soin par Vidal ; il les divise en deux classes : l’une est la névralqie proprement dite, l'autre le prurit vulvaire.

L — Névralgie de la vulve.

On observe quelquefois chez les femmes une sensibilité excessive des organes externes de la génération ; les rapports conjugaux font éprouver des douleurs extrêmement violentes, les soins de toilette causent même des souffrances telles que les malades ne peuvent introduire l’olive de leur seringue à injection. Si l’on examine les parties génitales, on les trouve parfaitement saines, quelquefois cependant on constate un écoulement leucorrhéique plus ou moins abondant, une inflammation chronique de la vulve ou du vagin, des excoriations, des érosions de la vulve, des grandes lèvres, de l’orifice du vagin.

Cette affection se rencontre assez souvent à la suite d’excès de coït, les parties génitales de l’homme et de la femme n'étant pas proportionnées ; il n’est pas extrêmement rare de la voir compliquer les ulcérations du col de Putérus, les inflammations chroniques de la matrice; elle se manifeste quelquefois vers l’âge de retour.

La névralgie vulvaire est extrêmement rebelle ; elle sera combattue par des bains prolongés et fréquemment renouvelés ; à ces moyens, on ajoutera les narcotiques, les antispasmodiques tels que la valériane, l'asafœtida. Tanchou a préconisé la cautérisation superficielle des points douloureux. Lisfranc conseillait de petites saignées révulsives His ment avant la cessation des règles.

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