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PARALYSIE DES MUSCLES DE L'ÉPAULE

bras. Il fut encore faradisé trois fois à quelques jours d'intervalle, et l'on constata alors que sa guérison était complète.

Ainsi, l'exploration électro-museulaire a permis d'établir, comme on le voit, le pronostic différentiel dans ces deux cas de paralysie traumatique au même degré en apparence, et qu'aucun autre sigue n'aurait pu faire distinguer l’un de l’autre. On eût pu même, en s’en rapportant aux circonstances différentes de la chute dans les deux Cas, et aux apparences des désordres plus considérables qui furent constatés chez le second malade immédiatement après l’accident, porter un pronostic inverse de celui qui a été porté dans cette circonstance et que l’événement a si bien justifié. Elle apprend en outre, ce qui est le point le plus important au point de vue pratique, que tandis que Île traitement par les excitations électriques pourra être mis en usage avec fruit dès le début même de la paralysie dans les cas d’intégrité de la contractilité électrique, il serait tout à fait superflu d’y recourir dans les cas où cette contractilité est abolie, avant qu’on ait constaté le retour de la nutrition dans les muscles paralysés {1).

Traitement. — Nous n'avons que peu de chose à dire du traitement de la paralysie traumatique des muscles de l'épaule et du bras. Il n’est pas nécessaire de rappeler les excitans de la peau tels que vésicatoires, frictions irritantes, ete. Ces moyens ont donné des succès: il en a été de même de la cautérisation transcurrente ; ils peuvent avoir leur degré d'utilité; mais il faudrait bien se garder de compter sur eux d’une manière trop absolue; car s'ils réussissent dans quelques cas, dans d’autres ils échouent complétement.

Pour faire comprendre notre pensée, il suffira de se rappeler ce qui s’est passé chez les deux malades dont nous avons exposé l’histoire, et de bien comprendre les deux espèces de paralysie. Lorsque, comme chez le premier, l'électricité provoque des contractions musculaires, la maladie guérit assez rapidement. Si donc on applique des irritans de Ja peau, on sera porté à leur attribuer tout l'honneur de la guérison, alors qu’ils ont été pour le moins inutiles. Lorsque l'électricité ne développe aucune contraction, les irritans ne servent à rien ; ll faut que le muscle passe à l’état atrophique avant que la contractilité puisse y renaître. Nous n'avons pas besoin d’insister sur ce point; nous avons déduit de nos deux faits les conséquences pratiques qui en découlaient, et nous avons indiqué l’époque à laquelle il était convenable de provoquer les contractions par le galvanisme.

(1) Gasclle des hôpitaux, 1854, p. 333.

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