‹ Élémens de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 60 sur 205 · IL. — Jydrocèle du cordon communiquant avec le péritoine · texte numérisé non relu

IL. — Jydrocèle du cordon communiquant avec le péritoine

Cette variété d’hydrocèie du cordon spermatique a été surtout indiquée par M. Malgaigne.

Cette affection peut se développer dans le canal péritonéal oblitéré plus ou moins loin au-dessous de l’anneau, et gardant cependant encore une longueur suffisante pour offrir un réceptacle au liquide. La plupart des auteurs ne paraissent pas cependant en avoir même soupçonné la possibilité; et je n’en saurais citer qu’un seul exemple. Il est dû à EL, Nannoni (1).

« Üu enfant de six ans entra à Phôpital de Santa-Maria-Nuova, à Florence, pour une affection regardée comme une hernie et spécialement come une entérocèle. Quand on comprimait la tumeur, la matière qui la formait refluait dans labdonien ; ce qui confirmait mon père dans cette idée qu’il s'agissait d’une hernie intestinale. Comme les parens désiraient beaucoup, et nous pareïllement, voir l’enfant guéri de cette infirmité, nous tentàmes la cure radicale par la ligature du sac, méthode que mon père a fait revivre avec succès à Florence. Nous mîimes donc à découvert le prétendu sac herniaire, et l'ayant séparé des parties avec lesquelles il était uni, nous le liâmes aussi près que possible de l'anneau inguinal, L’inflammation qui suivit fut des plus vives, et se propagea promptement aux intestins; l'enfant succomba.

(4) L. Narnoni, Trealise of the hydrocele, London 1779,

» Ayant ouvert l'abdomen et examiné les parties sur lesquelles avait porté l'opération, nous ne pûmes trouver le moindre indice d’une hernie intestinale. Il y avait un petit sac descendant de la partie interne de l’anneau inguinal jusque dans la tunique vaginale, à laquelle il adhérait et dont il avait été séparé dans l'opération. Ce sac était rempli de liquide ; et ce liquide, refoulé à l'intérieur sous la compression du dehors, avait causé la méprise et fait croire à une hernie intestinale. »

Le traitement de cette affection serait le même que celui de l’hydrocèle congénitale ordinaire. ”

II. — Hydrocèle du cordon communiquant avec la tunique vaginale.

Cette espèce est beaucoup plus fréquente que la précédente ; quelquefois elle se présente sous la forme d’une tumeur piriforme à grosse extrémité dirigée en bas; plus souvent elle constitue cette espèce désignée sous le nom d’Aydrocèle en bissac. Celle-ci présente deux variétés principales : dans l’une, la tumeur remonte plus ou moins haut, sans cependant dépasser la hauteur du canal inguinal ; dans l’autre, la tumeur arrive jusque dans le canal inguinal. Le rétrécissement ne se trouve pas comme dans l’espèce précédente à l'extrémité inférieure du cordon, mais bien au niveau de l’anneau inguinal.

M. Malgaigne insiste surtout sur le mode de développement de cette affection. El repousse l'opinion généralement admise qui consiste à considérer la tumeur comme formée par son extension de la tunique vaginale jusque dans l'épaisseur du cordon ; il pense que dans ces cas, la portion du canal séreux qui, dans l’origine, faisait communiquer le péritoine avec la tunique vaginale, est restée perméable dans sa partie inférieure.

Nous n’insisterons pas davantage sur cette variété de Phydrocèle qui sera étudiée avec l’hydrocèle de la tunique vaginale.

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