HYDROCÈLE CONGÉNITALE
fait la réduction, on applique le doigt sur l'anneau, au boût d’un certain temps, s’il existe une hydrocèle, la tumeur se reproduit bien que le chirurgien n’ait rien senti passer et qu'il soit certain que l'intestin n’a pu descendre. |
Pronostic. — Cette affection est peu grave; elle guérit facilement, même sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à u ne opération.
Traitement. — Le point capital dans le traitement de cette affection est d'obtenir l’oblitération de la communication de la tunique vaginale avec le péritoine. On appliquera un bandage qui presse assez fortement sur le canal inguinal; ce moyen suffit pour faire contracter des adhérences entre les deux feuillets séreux. Puis peu à peu le liquide se résorbe, soit spontanément, soit sous l'influence d'applications résolutives ou astringentes. |
Lorsqu'on n’a pu par ce procédé intercepter là communication, faut-
il à l'aide d’une injection chercher à obtenir la guérison radicale de la maladie ?
En poussant une injection dans la tunique vaginale on risque de faire pénétrer le liquide dans la cavité abdominale et de déterminer une péritonite, Tous les auteurs ont bien conseillé d'appliquer fortement le doigt sur l'anneau afin de limiter à la tunique vaginale l’action irritante de l'injection ; mais cette garantie est-elle suffisante ? Ne doit-on pas craindre que l’inflammation de la tunique vaginale ne se propage à la membrane séreuse abdominale? On possède des exemples de péritonite survenue dans des conditions semblables à celles que nous venons d'indiquer.
Ges objections à l'opération, qui étaient de la plus haute importance lorsque l’on employait le vin chaud, n’ont peut-être plus autant de valeur depuis qu’on lui a susbtitué les injections iodées. Les injections de teinture d’iode dans les sacs herniaires pour amener la cure radicale des hernies, les injections iodées dans le péritoine pour guérir l’ascite, ont montré que l’inflammation ne présentait pas tout le degré de gravité que l’on pouvait soupçonner. Néanmoins, malgré les nombreux exemples d’hydrocèles congénitales guéries sans accident par la teinture d’iode, nous pensons qu'on ne devra tenter la cure radicale de l’hydrocèle par l'injection que quand la compression ne pourra être supportée, ou quand elle n’aura donné aucun résultat après avoir été longtemps prolongée.
Une autre question : la maladie est-elle assez grave pour qu’il faille faire courir au malade les chances d’une opération? C’est un point qui mérite d’être examiné avec attention. Outre la gêne causée par une hydrocèle qui peut incessamment augmenter de volume, on doit craindre que, dans les cas d’inflammation du testicule, la phléomasie ne vienne à se propager par continuité de tissu jusqu’au péritoine. M, J, Cloquet à rapporté un cas dans lequel un malade succomba à une
inflammation qui du testicule s'était étendue à la tunique vaginale et de à au péritoine (1).
Rapprochons de l'histoire de l’hydrocèle de la tunique vaginale, la galactocèle de cette cavité dont Vidal (de Cassis) à observé un cas. La tumeur avait exactement la forme de celle de l’hydrocèle, il n'y avait pas de transparence ; la ponction donna issue à un liquide blanc, ayant l'aspect et la composition du lait pur (2).