DILATATION DES APTÈRES
On donne ce nom à une affection qui consiste dans une ampliation plus ou moins étendue du système artériel. M. Breschet reconnaît quatre formes différentes de cette dilatation : 4° la dilatation sacciforme , consistant en un renflement, une sorte d’ampoule placée sur le côté d’une artère ; 20 la dilatation fusiforme, dans laquelle le tube artériel, dilaté dans toute sa circonférence, présente une tumeur fusiforme qui se coninue par ses deux extrémités avec l'artère non dilatée ; 3° la dilatation cylindroïde, dans quelle l’ampliation, s'étendant uniformément à une portion considérable du vaisseau, lui permet de conserver sa forme cylindrique; 4° Ja dilatation avec allongement : l'artère qui a augmenté de volume présente alors des flexuosités très nombreuses, ainsi.que cela s’observe sur les veines variqueuses.
A l'exemple de M. Breschet, nous avons rangé les deux premières formes dans la classe des anévrismes, ce sont les anévrismes vrais ; nous n'y reviendrons pas. La troisième, encore peu étudiée, nous paraît devoir appartenir plutôt à la médecine qu’à la chirurgie ; nous nous bornerons donc à quelques remarques sur la dilatation avec allongement, encore désignée sous le nom de varice artérielle.
Dans cette affection Ies parois artéricelles ont quelquefois conservé leur structure et leur épaisseur normales, mais le plus souvent elles sont
amincies, flasques, molles, et s’affaissent comme les parois des veines ; le tronc est replié sur lui-même et forme des flexuosités comparables à celles des varices. On voit dans le cabinet de la Faculté un bel exemple de dilatation des artères de l’avant-bras et de la main ; M. A. Bérard en a fait connaître un second cas, observé sur l'artère fémorale.
Il est probable que cet état des vaisseaux serait indiqué sur le vivant par la présence d’une tumeur noueuse, pulsatile , réductible par la pression. — Mais il nous est impossible de nous engager plus loin dans le champ des hypothèses. Quels seraient les autres symptômes, la marche de cette affection, sa terminaison ? c’est à ce que nous ne pouvons prévoir. F'audrait-il se borner à un traitement palliatif consistant en une compres-
sion uniforme de toute la surface du membre ? nous sommes disposé à le croire. |