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PLAIES DES OS

La description que nous avons donnéc de l’ostéite, de la carie et de la nécrose, nous dispense d'entrer dans de longs développemens pour ce qui concerne les plais des os. La division complète des os longs par un instrument tranchant exigerait seule quelques détails; mais ces lésions ont tant d’analogie avec les fractures compliquées de plaies , qu’il nous paraît plus convenable de tracer leur histoire à l’occasion de cette : complication des fractures. Dans l’article Pluies j'ai exposé longuement les effets produits sur les os'par les projectiles lancés, par les armes à feu, je n'ai donc plusà m’en occuper ici (voyez Plaies d'armes à feu, p. 189).

Les plaies des os peuvent être produites par des instrumens piquans. et tanchans. Les premières sont en général des lésions extrêmement simples ; la plaie se cicatrise aussi rapidement que si l'os n'avait. point été intéressé. L’innocuité des simples piqûres des os est telle, que M. Malgaigne n'a pas craint de proposer, dans certains cas ; d’enfoncer un poinçcon dans’ les extrémités osseuses, afin d’avoir prise sur certains os luxés pour les replacer dans leurs rapports normaux. Ces lésions ne présenteraient quelque danger que dans le cas où la pointe de l’instrument aurait été rompue et serait restée implantée dans l’os ; dans ce cas, comme elle pourrait déterminer une ostéite, une carie, une nécrose du tissu osseux , un phlegmon des parties voisines, il est indiqué d’en pratiquer l'extraction lé plus tôt possible à l’aide de pinces ou de leviers, ou, si ces moyens étaient insuffisans, en appliquant sur l'os une couronne de trépan qui enlève à k fois une na tion d’oset le LS étranger hi y est implanté. | |

La plupart des: plaies des os sont produites par des instrümens tran-

chans, qui agissent en même temps, à cause de leur poids et de leur volume, comme corps contondans ; tels sont, par exemple, une hache, une serpe, un sabre, etc. Il résulte de cette double action du corps vulnérant que la solution de continuité de l'os est souvent accompagnée d’un certain degré d’attrition du tissu osseux.

Ces instrumens peuvent agir perpendiculairement ou obliquement par rapport à la surface de l'os; dans le premier cas ils peuvent se borner à produire un sillon superficiel, une rainure plus ou moins profonde, ou diviser l'os dans toute son épaisseur. A la section de l'os peuvent se joindre des fêlures qui se portent en différens sens. Lorsque l'instrument agit obliquement, il peut, comme dans le cas précédent, creuser un sillon plus ou moins apparent, et dans certains cas, séparer complétement une. portion d'os d’un volume variable. Une semblable lésion ne constitue point par elle-même une complication très importante : si les parties molles n’ont point été détruites ou fortement contuses, il suffit souvent de les rapprocher et de recouvrir l’os qui a été intéressé : la réunion immédiate peut fréquemment alors être obtenue comme dans une plaie des parties molles; cependant, dans quelques cas, la réunion primitive n’a pas lieu, le tissu osseux qui à été atteint présente la série des phénomènes que nous avons décrits à l’occasion de l’ostéite; il se recouvre de bourgeons charnus, et il se forme une cicatrice qui est souvent déprimée et adhérente. Il peut également se faire une exfoliation d’une partie de l'os, surtout lorsque celui-ci a subi une forte contusion.

Dans le cas où un fragment a été complétement séparé, si ce fragment ne tient plus aux parties molles que par quelques brides cellulaires peu étendues, il faut le détacher et l’extraire ; si, au contraire, il adhère par une large surface, on peut espérer que la vie sera entretenue dans le fragment, eton peut tenter de leréappliquer avec le lambeau des parties molles, L'expérience a appris que ces fragmens peuvent se réunir au Corps de l'os; mais pour que ce travail s’accomplisse, il faut en général un temps assez long. Est-il besoin de dire qu’on ne devrait tenter la réunion que dans le cas où ce fragment n'aurait pas été longtemps exposé à l'air ou violemment contus ?

Je me borne à ces indications très succinctes pour les motifs que j'ai exposés ; ce sujet doit d’ailleurs être traité avec plus de développement à l'occasion des plaies du crâne.

ARTICLE Y

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