FRACTURE DES OS DU NEZ
On comprend crdinairement sous ce titre les fractures des o$ propres du nez et celles des apophyses montantes des os maxillaires supérieurs. Elles sont toujours le résultat d’une cause directe, qui agit ici avec d’autant plus de puissance que le squelette du nez est recouvert par une couche peu épaisse de parties molles. Tantôt elles consistent en une simple solution de continuité qui peut présenter une direction variable, tantôt les os sont brisés en plusieurs éclats. Dans le premier cas, les fragments conservent ordinairement leurs rapports normaux; dans le second, ils sont assez fréquemment déplacés, enfoncés vers les fosses nasales. Les tégumens qui les recouvrent sont presque toujours contus, ecchymosés ; un gonflement plus ou moins considérable ne tarde point à se montrer. Quelquefois la peau est déchirée, ainsi que la membrane qui tapisse l’intérieur des cavités nasales, ce qui donne lieu à un écoulement de sang abondant. Il n’est pas rare dans ces fractures de rencontrer au niveau de la solution de continuité une tumeur emphysémateuse ; j'en ai vu une qui avait envahi subitement les paupières et la partie inférieure du front pendant un effort que le malade avait fait pour se moucher. Les auteurs font mention d’accidens cérébraux souvent graves, et quelquefois même mortels, qui auraient été observés dans ces fractures. Ces accidens doivent être atiribués à l’action de la cause vulnérante qui