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a agi en même temps sur le nez et sur la région frontale, et non, comme
on l’a soutenu, à une transmission du mouvement par la lame verticale de l’ethmoïde à sa lame criblée,
1l est généralement facile de reconnaître cette lésion. La mobilité des fragmens, la crépitation que l’on perçoit lorsque, saisissant le nez entre deux doigts, on lui imprime quelques mouvemens de latéralité, suffisent pour lever tous les doutes; exceptons cependant le cas où il existe un gonflement considérable qui empêche d’explorer la partie.
Dans les fractures simples des os du nez sans déplacement des fragmens, on se borne à appliquer pendant quelques jours sur la partie malade des compresses trempées dans une liqueur résolutive ; mais lorsqu'il y a enfoncement des fragmens, on doit tenter de les relever à l'aide d’une sonde de femme ou d’une pince à pansement que l'on introduit dans une des narines, et que l'on ramène d’arrière en avant, en les faisant agir comme un levier, tandis qu'avec les doigts placés
à l'extérieur, on exerce une sorte de coaptation. Ces fragmens ainsi
relevés ont peu de tendance à se déplacer de nouveau : aussi est-il
généralement inutile de chercher à les maintenir à l’aide de bourdonnets, de mèches, de canules de gomme élastique , placés dans les fosses nasales de manière à empêcher la voûte du nez de s’affaisser de nouveau. Ces moyens, toujours gênans, ne doivent être employés que lorsque les fragmens se déplacent facilement après avoir été réduits. Lorsqu'une inflammation très vive, accompagnée d’une tuméfaction considérable, s’est déjà déclarée, on doit la combattre par un traitement convenable avant de procéder à la réduction. Cependant il ne faut pas trop la différer; car cette réduction pourrait devenir impossible, ainsi que cela est arrivé dans un cas cité par Boyer, et laisser une difformité très choquante, ou, comme on en cite quelques exemples, un épiphora incurable, suite de la compression du canal nasal, L’hémorragie peut être tellement considérable qu’elle nécessite l'emploi du tamponnement, Quant à l’emphysème , il se dissipe ici comme partout ailleurs; on pourrait d’ailleurs, si la tumeur qu’il forme était très volumineuse, donner issue à l’air épanché à l’aide d’une petite ponction.
ARTICLE VI