‹ Élémens de pathologie chirurgicaleChapitre 78 sur 101 · FRACTURES DE L’ARCADE ZYGOMATIQUE ET DE L'OS MALAIRE · texte numérisé non relu

FRACTURES DE L’ARCADE ZYGOMATIQUE ET DE L'OS MALAIRE

A. Fractures de l'arcade zygomatique. Elles sont très rares et ordinairement produites par l’action directe d’un corps contondam , quelquefois par un instrument tranchant, un coup de sabre, par exemple, porté sur les côtés de la face. La solution de continuité peut être simple ou multiple. Un seul déplacement est possible , c’est l’enfoncement des fragmens vers la fosse zygomatique, car l’aponévrose temporale et le muscle masséter s'opposent au déplacement en haut et en bas.

Lorsque les fragmens ont éprouvé peu de déplacement, le diagnostic de cette lésion est difficile ; et ce n’est qu'à l'inégalité de la surface externe de l'os, signe souvent masqué par le gonflement, qu’on parvient

à la soupconner. S'il existe un enfoncement, on le constate aisément en portant le doigt au niveau de la dépression. Cette fracture n’est d’ailleurs point grave ; elle guérit ordinairement dans un temps assez court ; et lors même que les fragmens se sont consolidés dans un état de déplacement, il n’en résulte aucune gêne dans les fonctions de la mastication.

Lorsque la fracture est simple, sans plaie, sans déplacement, on la

traite par des applications résolutives, comme s’il n’y avait qu’une contusion; si les fragmens sont enfoncés, Dupuytren blâme toute tentative faite dans le but de les relever avec des leviers, des élévatoires introduits par une incision faite au-dessus on au-dessous de l’arcade. Ce moyen ne lui paraît applicable que dans le cas où il existe une plaie qui permet d'introduire ces instrumens. ( Dupuytren, Lecons orales de clinique chirurgicale , t. 11, p. 202, 206. Paris, 4839.) B. Les fractures de l'os maluire, ordinairement produites par une cause directe, consistent souvent en une sorte d’écrasement. Sanson dit que, daus certains cas , il semble que l’os de la pommñette soit plutôt luxé que fracturé, qu’il s’est déplacé par un mouvement de totalité. On conçoit d’ailleurs que la violence nécessaire pour produire, soit un écrasement, soit une fracture de cet os, doit souvent occasionner un ébranlement dangereux à toute la masse encéphalique.

S'il n'existe point un gonflement très considérable, les doigts pro menés sur la surface de la pommette découvriront quelques inégalités, pourront peut-être imprimer quelques mouvemens aux fragmens et produire la crépitation.

Tout le traitement consiste dans l'emploi de résolutifs propres à dissiper les effets de la contusion; car le conseil donné par Boetcher, de replacer les fragmens à l’aide d’un doigt introduit dans la bouche, est le plus souvent, sinon toujours, inexécutable: et l’on ne peut citer que pour la blâmer la section du masséter, pratiquée par Ferrier, pour replacer un fragment qui était entraîné par ce muscle.

ARTICLE IX

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