‹ Élémens de pathologie chirurgicaleChapitre 79 sur 101 · FRACTURE DE L’APOPHYSE MASTOÏDE · texte numérisé non relu

FRACTURE DE L’APOPHYSE MASTOÏDE

Dupuytren en rapporte un exemple dans sa clinique. La fracture avait été produite par un coup de feu; elle occupait la base de l'apophyse , et celle-ci était entraînée en bas et en avant par le muscle sterno-mastoïdien ; l’écartement augmentait toutes les fois que la tête était portée du côté opposé à la blessure. I fit usage d’un appareil composé d’un bandage de corps fixé autour de la poitrine au-dessous des aisselles , d’une bande appliquée autour de la tête à la hauteur du front, des tempes et

AFFECTIONS DES OS. 697 de l’occiput , et d’un large ruban de fil. Celui-ci placé sur la tête, conduit de gauche à droite (la blessure était à droite), et fixé solidement par la bande circulaire , redescendait sur la tempe et la joue droite, et venait s'attacher à la partie antérieure du bandage de corps, inclinant la tête vers l'épaule droite, en même temps qu’il dirigeait le menton vers le côté gauche. Au bout de six semaines environ , le sommet de l'apophyse, enveloppé par une masse de tissus nouvellement cssifés , * Parut faire corps avec sa base, le bandage fut enlevé, les mouvemens se rétablirent par degré sans qu’il se fit d’écartement nouveau. (Dupuytren, Clinique chirurgicale, t. 1, p. 58, 60.)

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