‹ Élémens de pathologie chirurgicaleChapitre 9 sur 101 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DES PHLEGMASIES QUI APPARTIENNENT SPÉCIALEMENT À LA PATHOLOGIE CHIRURGICALE.

Les difficultés que nous avons rencontrées lorsque nous avons voulu poser Ja limite entre la médecine et la chirurgie, se présentent de nouveau maintenant à l’occasion des phlegmasies. En effet, si, parmi ces diverses affections, il en est un certain nombre qui appartiennent de droit à la chirurgie, il en est d’autres que l’on pourrait presque indifiéremment faire entrer dans le cadre des maladies médicales ou dans celui des maladies chirurgicales. Cependant, pour nous conformer à l'usage reçu, nous avons dû les partager en deux lots, l’un appartenant à la médecine, l’autre à la chirurgie. Parmi les phlegmasies qui me sont échues dans ce partage nécessairement arbitraire pour un certain nombre d’entre elles , les unes empruntent à la localité , à la structure et aux fonctions de l'organe affecté un caractère spécial ; les seuls points communs qu’elles aient entre elles se réduisent aux phénomènes ordinaires de l’inflammation. Je renvoie donc, pour les considérations oénérales qui les concernent, à la pathologie médicale (Nosographie

organique, chap. IV. Des inflammations, article 1%. Considéralions générales, n% 274-291); quant à leur histoire particulière, il me paraît plus convenable de la comprendre dans la description des maladies de chaque tissu ou de chaque organe. D’autres, au contraire, se présentent avec le même caractère fondamental, quel que soit l’endroit où on les observe: et comme elles se montrent souvent comme complication d’un grand nombre d’affections éminemment chirurgicales, ces raisons m'engagent à en présenter d’abord la description. Ces maladies, qui, par les nombreuses affinités qu’elles ont entre elles, forment, pour ainsi dire, une famille naturelle, sont : 4° le phlegmon simple, superficiel et profond ; 2° l’érysipèle traumatique ; 3° l'angioleucite ; h° le phlegmon diffus.

ARTICLE PREMIER

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