‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 13 sur 94 · DU SIÈGE · texte numérisé non relu

DU SIÈGE

quinzièmé année et après la trentième. — Autant les maladies du thorax sont fréquentes dans la jeunesse, autant celles du ventre le sont dans l’âge mûr; c’est a "s que se développent la plupart des affections orgäniques des viscères abdominaux ; celles de lestomac, des intestins , de l'ovaire, des testicules, du foie, de la vessie et de l'itéruts ne se montrent presque jamais avant cette époque, et commencent rarement après qu’elle est passée. À l'hémoptysie des adultes , qui avait remplacé l'épi- "staxis des enfans, succède le flux hémorrhoïdal, aussi fréquent dans cette période que les deux autres hémorrhagies dans les 4 âges précédens. — Enfin , chez le et en même temps que le ventre continue à être le siége de diverses affections, et que celles des voies urinaires en particulier deviennent de plus en plus fréquentes, c’est de nouveau vers la tête que se portent la plupart des maladies : la démence, la paralysie, les épanchemens de sérosité, ou de sang dans le cerveau, le ramollissement de sa substance, la surdité, la cataracte, sont des affections aussi communes dans la vieillesse que rares dans les autres âges.

Cette observation sur la fréquence des maladies de la tête, de la poitrine et du ventre à certaines époques, bien que généralement vraie, offre des exceptions nombreuses. Sans parler des maladies produites par des causes mécaniques, et dont le siége est déterminé par des circonstances placées hors de l'individu, on voit souvent les enfans être atteints de ta tihie pulmonaire , de péripneumonie; l'engorgement scrophuleux des glandes mé-

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sentériques n’a presque jamais lieu que dans l’enfance , et les vers intestinaux se montrent le plus souvent à cet âge; la manie, qui paraît avoir son siége dans le cerveau, est plus fréquente dans la jeunesse et l’âge mûr, et l’inflammation des méninges se montre à-peu-près indistinctement dans toutes les périodes de la vie ; mais ces exceptions, quoique nombreuses, ne le sont pas assez PARS détruire la régle générale. |

On a avancé que les saisons avaient, sur le siége des maladies , la même influence que he âges , que pendant l'hiver on voyait dominer les aies de la tête, que celles de la poitrine régnaient au printemps, et celles du bas - ventre en été et en automne. Cette assertion n’est pas d’une sbpheton aussi générale que la précédente ; toutefois elle n’est pas dénuée de fondement , surtout lorsqu' on l’applique exclusivement aux D Atad ea aigus.

Tels sont les principaux points de vue sous lesquels peut être considéré le siége des maladies.

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