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DE L'ÉTIOLOGIEs 5g dats malades, dans lés campagnes d'hiver, est beaucoup plus considérable, et que le froid oblige de les placer dans des lieux plus ou moins exactement fermés, où l'encombrement ne tarde pas à avoir lieu, on concevra que si les épidémies de typhus sont plus fréquentes et plus meurtrières dans
* jes saisons froides et humides, ce n’est point aü froid qu'il faut lattribuer , mais au concours des circonstances fâcheuses qui viennent d’être indiquées. On a encore remarqué que l'humidité, V'absence de lumière , et la présencé d’émanations animales étaient autant de conditions favorables à la transmission de plusieurs maladies contagieuses.
Outre ces circonstances générales qui favorisent l'action des principes contagieux, il est un certain nombre de circonstances individuelles qui exercent là même influence : tels sont la jeunesse et l’âge adulte , une constitution molle et délicate , la privation d’alimens , l’'abstinence de liqueurs alcooliques chez les personnes qui en ont fait un usage habituel, la faiblesse qui accompagne la convalescence, la crainte, le découragement, la terreur, les écarts de régime, les évacuations excessives , l'état de sommeil. Te PA
Parmi les maladies contagieuses , il en est quelques-unes qui sont originaires de notre continent, de typhus et la gale, par exemple ; il en est d’autres qui y ont été importées : la variole, la scarlatine et la rougeole paraissent être originaires d'Asie; la peste nous est venue d'Asie ou d'Afrique ; la syphilis et la fièvre jaune sont des présens funestes du Nouveau-Monde.
Go DE L'ÉTIOLOGIE.
La formation primitive des principes contagieux est enveloppée d’une grande obscurité. Quelques . médecins supposent que ces principes n’ont été engendrés qu’une seule fois, et que depuis lors ils ne se sont plus reproduits que par transmission. Mais il est difficile de partager leur opinion. On ignore , “il est vrai, les conditions dans les-" quelles plusieurs de ces principes se sont développés ; mais encore faut-il admettre qu’ils n’ont pas été formés sans causes ; Et Que sous un concours de causes semblable à celui qui les a produites une première fois, ils peuvent et doivent être produits encore. L'histoire du typhus d'Europe et sa reproduction dans des circonstances bien connues fortifient cette opinion, et portent à croire qu'il doit y avoir quelque chose d’analogue dans le développement des virus exotiques, tels que ceux de la peste, de la variole, de la syphilis.
Parmi ces derniers, plusieurs se’ sont acclimatés dans notre continent ; ils s'y montrent sans interruption , ou produisent par intervalles des épidénues plus ou moins graves : tels sont les virus variolique et morbilleux ; tel est encore le virus syphilitique , qui attaque un très-grand nombre d’individus, sans que l'affection qu'il produit puisse être considérée comme épidémique. D’autres maladies contagieuses, comme la peste et la fièvre jaune, ne se montrent que momentanément : ordinairement elles disparaissent après avoir exercé leurs ravages pendant quelques saisons. )arr0 ct est
Linnée a publié, dans les Amenités académiques, une dissertation dans laquelle il cherche à établir
DE L'ÉTIOLOGIES 61 que toutes les maladies contagieuses sont dues à des animalcules qui, en se transportant de l'individu malade aux personnes saines , leur transmettent la maladie, qui n’est que l'effet de leur présence. Cette opinion est encore aujourd'hui assez généralement admise relativement à la gale; mais personne ne l’admet pour la variole , la rougeole, la peste, etc., etc. On peut voir , dans l'ouvrage imdiqué , les fondemens de cette théorie; on y trouvera en particulier , sur la forme et les mœurs de l'acarus dysenteriæ , des détails fort curieux, mais qui sont étrangers à notre objet.
Telles sont les principales causes morbifiques qui, mises en rapport avec l’économie, y déterminent des effets constans. Nous reviendrons plus tard sur leur manière d'agir.