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DE L'ÉTIOLOGIE. nu nales sont le siége : il y a à la fois percussion ét compression. On trouve, du reste, l'application de ce principe et la preuve de sa justesse dans les tumeurs connues sous lé nom dé grenouillettes , qui usent ou déformént l'os maxillaire inférieur et les dents qui ÿ sont implantées et ne causent qu'un simple déplacement aux parties molles. On la retrouve même dans la ligature d’une artère ; qui n’est autre chose qu'une compression circulaire exercée avec force autour d’un vaisseau : dans la plupart des cas, latunique moyenne, qui est la plusdure, est la seule qui soit divisée ; les autres ont cédé sans se rompre;
3. L'effet de la compression est subordonné en grande partie au temps pendant lequel elle a été exercée. Après une compression courte , fût-elle très-forte, pourvu qu'elle nait pas été portée au point daltérer le tissu des organes , ils reprennent immédiatement leur volume et le plein exercice de leurs fonctions. Après une compression médiocrement longue ; de plusieurs jours, par exemple , où de quelques semaines , le retour À l’état naturel est lent, maïs 1 peut encore s'opérer complètement. IL n’en est plus de même lorsque la compression à été continuée pendant un temps très-considérable, des mois , des années , par exemple; de plus souvent alors l'organe comprimé ne revient plus à son volume primitif : c’est ce que présentent en particulier les poumons à la suite des épanchemens dans la plevre. Il y a encore, entre une compression courte ct une compression longue , cette différence, que dans la première la diminution de volume parait tenir seulement À l'expression des liquides et au Frap-
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prochement des parties solides ,-tandis que dans la seconde ily a diminution réelle des solides, amaigrissément partiel. at | | 264 D 0 4°. L'étenduesur laquelle la compression est exercée en modifie aussi les effets. Ün lien très-étroit peut pénétrer dans le tissu des organes ; un lien. plus large ne le ferait pas. La compression exercée sur un seul point de la longueur d’un membre détermine la stase du sang dans la partie située audessous de l'endroit comprimé. Cet effet n’a plus lieu si la compression s'étend jusqu’à l'extrémité du membre, sf Tels sont, dans le développement primitif ou secondaire des maladies, les principaux effets de Ja compression , quels que soient l'agent qui l exerce -: et l'organe qui en recoit l'impression. je Les lits méritent aussi quelque attention. L'habitude de couchersur la plume favorise la formation des calculs urinaires et dispose à la néphrite, qui ne reconnaît guère d'autre cause que la présence de ces calculs. Un lit dur ne paraît être la cause prédisposante d'aucune maladie. Quant aux siéges, ceux qui sont très-mous, et en particulier Ceux qui sont garnis de coussins de plumes (bergéres), disposent aux congestions sanguines dans les vaisseaux utérins et hémorrhoïdaux. | L'usage journalier des bains froids est considéré Comme pouvant prédisposer aux maladies inflammatoires par leur action tonique sur la plupart des organes. Les bains tièdes, répétés: très-fréquemment, produisent un effet opposé : ils affaiblissent la constitution, et prédisposent aux écoulemens chro-
; DE L'ÉTICLOGIE. | 89 niques et aux maladies de langueur. La malpropreté favorise, en général, le développement de toutes les affections contagieuses et cutanées. L’excès opposé, joint à l’usage des parfums et À toutes les recherches du luxe , semble concourir à la production des maladies nerveuses. ;
C. Zngesta. Lies alimens , les boissons et les remèdes peuvent disposer à différentes maladies lorsqu'on n’en fait pas l’usage convenable. |
Dans l’état de santé , l'homme doit prendre une quantité d’alimens et de boissons variable selon l'âge, la stature, le genre d’occupations auquel il se livre, lhabitude , etc, Une diminution ou une augmentation médiccre et passagère n'apporte com muncément aucun trouble dans les fonctions ; mais au-delà de certaines limites , la santé se dérange.
Une diminution notable et prolongée dans la quantité ordinaire des alimens entraine une duninution analogue dans les forces et dans l’embonpoint ; une augmentation sensible produit la pléthore. Des excès habituels dans les alimens paraissent disposer aux maladies organicques de l'estomac et des intestins; affections dont une extrême sobriété ne met'pas toujours à l'abri. L'abus journalier des boissons fermentées, du vin, des liqueurs alcookques, imprime À la plupart des maladies aiguës qui viennent à se aévelopper un caractère si fàcheux, qu'elles sont le plus souvent mortelles.
Le vin et les liqueurs alcooliques ont des effets plus pernicieux quand ils sont pris dans l’inter-
aHe des repas que quand ils sont portés dans l'estomac mêlés aux alimens solides. La mort subite
99 DE E'ÉTIOBOGIE, | n’est point rare chez ceux qui prennent habitunellement une grande quantité d'alcool. L'usage immodéré du café dispose aux congestions cérébrales
à l'inflammation de l’estomac ;. le thé, au contraire, produit peu à peu FPaffaiblissement de ce viscère, et paraît disposer aux écoulemens chroniques : quelques auteurs ont attribué à cette cause la fréquence des flueurs blanches chez les femmes des villes. On a avancé que lPusage du cidre et de la bière, en Angleterre et en Normandie, était la principale cause des rhumatismes , qui y sont trèscommuns; mais n'est-ce pas plutôt aux conditions qui empêchent d'y cultiver la vigne, à l'humidité
du sol, qu'il faut remonter pour AE la vé-
ritable cause de ce phénomène ?
La mauvaise qualité des alimens, peu nutritifs en eux-mêmes, ou altérés par la putréfaction, la fermentation ou la moisissure, dispose aussr à des maladies plus ou moins graves, à des inflammations du conduit digestif, à des fièvres adynamiques , au scorbut, etc. L'usage de boissons corrompues, d’eau altérée, comme celle dont les marins font usage dans les voyages de long cours, de vins acerbes ; de cidres mal préparés, produit des cffets analogues. À
Il est nécessaire pour l’homme de varier ses alimens. Le dégoût qu'il éprouve lorsqu'il fait longtemps usage des mêmes substances, et le plaisir qu'il trouve aux alimens nouveaux lui en font connaître le besoin. L'usage exclusif des alimens Îles meilleurs finirait presque toujours par produire
quelque maladie : les farineux disposent à la plé-
DE L'ÉTIOLOGIE. OE thore , les alimens gras et huileux aux écoulemens chroniques, et les substances animales aux maladies
inflammatoires de toute espèce; les viandes salées
paraissent concourir au développement du scorbut ; la privation d’alimens végétaux , de fruits de la saison, est unedes principales causes des fièvres bilieuses ; l’abstinence de substances animales amène la constipation et divers roubles de la digestion.
L'usage des aromates et des assaisonnemens de haut goût , comme le poivre, la moutarde, le piment , etc. , augmente d’abord l'énergie de Festomac ; mais ce viscère s'accoutume à Paction de ces “excitans, qui bientôt cessent de le stimuler, et l'inertie succède fréquemment à cette excitation passagère.
Les médicamens, quisont uniquement considérés par la plupart des hommes comme des moyens de conserver et de rétablir la santé, peuvent devenir causes de maladie. Les remèdes qu'on nomme de précaution, loin d’affermir la santé, ont trèsfréquemment un effet contraire. Les vomitifs répétés ont souvent fini par produire la débilité ou même Vinflammation de l'estomac; les purgatifs , celle des intestins : ces derniers, loin de prévenir l'embarras intestinal, sont très-propres à le faire naître. L'usage des médicamens intempestifs dans le cours des maladies peut aussi donner immédiatement lieu à des affections nouvelles, ou préparer le développement de diverses maladies secondaires.
D. Excreta. Lies évacuations peuvent offrir des variétés assez nombreuses sans que la santé en soit
troublée ; ordinairement quand l’une augmente,
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