‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 75 sur 94 · ARTICLE IL · texte numérisé non relu

ARTICLE IL

à A CP * X *

Des principales Lésions que présentent les organes

aprés la mort.

Nous allons maintenant exposer d’une manière

succincte les principales lésions que présentent les -

organes après la mort. Nous les rapporterons à quatre séries, savoir : 1°. lésions de structure ; 2°. de conformation ; 3°. de rapports ; 4°. altération des fluides ; 5°. nous ferons une cinquième série entièrement distincte des autres, dans laquelle nous PAterons les corps étrangers, 1na-

(1) On a pu étre étonné de nous voir conseiller d'onvis en premier lieu l'abdomen, et d'examiner cependant les viscères. |

du thorax avant ceux a ventre. Nous avons dit ailleurs pour 1

quel motif il fallait ouvrir d’abord l'abdomen ; voici pourquoi il est nécessaire de commencer l'inspection à viscères par ceux de la poitrine : 19. on ne peut bien juger du volume et

dela distension du cœur que quand les gros vaisseaux qui en .

naissent et qui s’y rendent sont intacts ; si l’on commençait par:

les viscères abdominaux, et qu’on divisât le foie et la veine porte, le cœur serait en partie vidé avant qu'on eût cons LÉ

l’état qu’il be c’est par la même raison qu’ on ne passe | aux poumons qu'après avoir vu le cœur. 2°. L'osophage ; qu

fait partie de l’appareil digestif , ne pouvant étre examiné qu’après les organes de la circulation et de la respiration , derrière lesquels il est situé, c’est un motif de plus pour suivre l’ordre. que nous avons indiqué,

nimés ou y ganes. | ÿ I. Parmi les lésions de structure, nous pla. çons les inflammations les ulcères, les fistules , la gangrène , le tubercule, le Cancer, ramollissement, l'endurcissement mations organiques. | À. L'inflammation ne Se montre pas après la mort avec des caractères Constans dans les tissus qui en ont été le siége, et il est Peut-être plus difficile encore d’en indiquer les Signes en anatomie pathologique qu’en pathologie. Toutes les fois qu'un or- Banc quelconque est plus volumineux et plus rouge que dans l’état de santé, nous reconnaissons qu'il est enflammé; la présence du pus réuni en foyer , ou disséminé dans un organe, et de concrétions al bumineuses ; granulées, membraneuses > tubulées, ést de même un signe certain d’une inflammation existante ou passée. Mais dans beaucoup de cas l’inflammation est bien moins évidente : ainsi l’épan= chement d’un liquide un peu louche, la présence de quelques plaques blanchâtres, des adhérences contre mature ou laseule sécheresse d’unesurface exhalante, font soupconner plutôt que reconnaître l'inflammation des membranes séreuses. Celle des mem branes muqueuses ne consiste souvent que dans leur rubéfaction sans gonflement sensible : or, comme cette rubéfaction paraît exister quelquefois Sans inflammation (1), il en résulte qu’il est fort difficile

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Vans, qu’on rencontre dans nos or-

la mélanose, le et les transfor-

(1) Chez les individus qui meurent avec. un anévrysme du

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