‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 77 sur 94 · L. L'ossification est une altération fréquente · texte numérisé non relu

L. L'ossification est une altération fréquente

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chez les vieillards, et qui a été observée aussi quel-

quefois avant l’âge mür. On l’a rencontrée dans le cœur, dans les artères, les muscles, les membranes séreuses, les kystes, etc. : celle des ligamens et'des cartilages est aussi assez fréquente. On confond souvent les pétrifications avec l’ossification proprement dite. Morgagni avait indiqué la disposition lamelleuse et fibreuse du tissu osseux comme le moyen le plus propre à faire distinguer ces deux lésions. L'analyse chimique fournirait un moyen d’une application plus générale et peut-être aussi sûre. La dégénérescence cartilagineuse n'esle plus souvent que le premier degré de la transfort

mation osseuse,

M. On à quelquefois aussi observé la transformation cutanée ou muqueuse dans les trajets fistuleux. C’est par lé moyen de cette transformation cutanée dans les parties intérieures qu’on a expliqué le développement de poils dans quelques viscères , dans des kystes, etc. |

N. Quant à la transformation cornée, elle n'a

jamais été aperçue ailleurs que dans le tissu de la

eau.

S IL. Des altérations dans la conformation des parties comprennent les changemens de forme, de volume et de couleur.

A. On peut rapporter aux altérations de forme : 1e, les solutions de continuité des parties molles et

des os ( plaies, ruptures par causes internes ou ex= ternes, fractures , décollement des cartilages et des épiphyses ); 2°. les vices de conformation que quelquefois on ne fait que soupconner pendant la vie et qu’on connaît presque toujours mieux après la : mort; 3°. les excroissances de toute espèce qui se développent sur la peau, sur les membranes muqueuses, les polypes vésiculeux ou durs, les brides, etc. 4°. Les bosselures et autres inégalités que présentent souvent les viscères , comme le foie dans l'hydropisie ascite, les os es les maladies vénériennes ; 5°. D emoë des inégalités propres à quelques organes, au cerveau, par exemple.

B. Aux altérations de volume on peut rapporter : 1°. la distension des viscères creux et le rapprochement de leurs parois; 2°. la largeur ou le rétrécissement des conduits en général , et des orifices en particulier ; 3°. l’augmentation et la dimi=" nution de grosseur de quelques organes pleins, comme le foie et les muscles.

C. Aux altérations de couleur se rapportent la rubéfaction livide de tous les tissus dans les cadavres des individus asphyxiés, leur coloration en jaune chez les ictériques, les plaques rouges où noirâtres dans le $corbut et dans quelques empoisonnemens, la rougeur non’ inflammatoire , des membranes muqueuses, celle de la membrane choroïde et quelquefois de l'iris, l’opacité de la cornée, la couleur pâle ou foncée des muscles, la teinte noirâtre ou jaune-claire du foie, l'aspect panaché de la rate, etc. à

S IT. Les lésions de rapport comprennent les

OUVERTURE DES CADAVRES. bot Juxations , les hérnies internes et externes Tin tus-susception des intestins, le renversement de l'utérus ou du rectum , les adhérences des surfaces libres des membranes séreuses et des extrémités articulaires des os ou ankyloses.

S IV: Les altérations des liquides sont également très-nombreuses , abstraction faite de celles sur lesquelles on n’est point d'accord.

Le mucus offre , à l'ouverture des cadavres , des altérations remarquables, et variées, BE ET sa consistance, à sa couleur, à son mélange avec d’autres liquides et à sa quantité : on le trouve quelquefois en grande abondance dans l'estomac , les brori< ches , la vessie , l'utérus, etc. Ces Me AND ATP de liquides sont bien plus remarquables dans les mem-

branes séreuses ; la sérosité qu'on y trouve peut être

peolore ou aqueuse , transparente, louche ou tout-

à-fait opaque ; entièrement liquide, ou mêlée de

concrétions solides, disposées en flocons , en brides,

en fausses membranes qui se confondent uelque-

» fois par une adhérence intime avec les membranes

séreuses, de manière à faire croire à l'épaississement de ces dernières ; mais, par. un examen plus attentif, on peut toujours, comme l’a particulière ment démontré M: Fouquier, détacher ces concrétons et s'assurer que la membrane séreuse n’a que l'épaisseur qui lui est propre. Nous ajouterons que non-seulement elle n’est pas épaissie, mais encore

. qu'elle conserve dans presque tous les cas sa trans-

nl

Jarence , et que la couleur noire ou rouge qu elle irait offrir quelquefois n appartient pas à cette

membrane elle-même, mais au tissu cellulaire de

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