‹ Élémens de pathologie générale (volume 3)Chapitre 4 sur 62 · DE LA PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

DE LA PATHOLOGIE

parcourir ; elle signale les objets qui devront attU rer son attention et les écueils qu'il devra éviter; elle lui indique encore la marche qu'il devra suivre dans l'ëtude des maladies en particulier ; enfin , en rapprochant les unes des autres les diverses afFec-*lions y elle est singulièrement propre à éclairer l'histoire de chacune d'elles.

Mais à côté de ces avantages, la pathologie gé^ nérale offre aussi ses dangers. Qu'on lise, ou seule-» ment qu'on parcoure tous les traités écrits sur cette matière, et l'on verra partout les systèmes et les hypothèses substitués ou mêlés aux résultats de l'expérience et de l'observation. La plupart des ouvrages de médecine, de quelque genre qu'ils soient, les descriptions isolées des maladies, les recueils mémo d'observations , sont, il est vrai , infectés des mêmes vices. Mais ces systèmes , ces hypothèses ont presque toujours du leur origine à la pathologie générale; un système qui n'aurait pas compris l'ensemble des maladies, une hypothèse qui ne se serait accommodée qu'à une seule ou qu'à un petit nombre , n'eussent pas été généralement accueillis ; il fallait que l'ex-r plication embrassât presque toutes les affections pour être reçue avec faveur. Or, la pathologie générale pouvait seule produire un tel système. Si l'on considère, en outre, que cette science envisage les objets d'une manière abstraite, et qu'il n'y a qu'un pas des abstractions aux erreurs , on reconnaîtra combien la pathologie générale était favorable à la création de ces systèmes qui ont si long-temps en-? travé la marche de l'art.

Slais ce danger n'est pas encore le seul qui Tae-a

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