OUVERTURE DES CADAVRES
et plusieurs variétés de taenia ; des hydatides de diverses espèces se trouvent aussi dans l'intérieur des viscères ou des cavités splanchniqucs ; quelques espèces de chenilles ont été vues dans les fosses nasales, et quelquefois dans certains cancers externes où l'on n'a reconnu leur présence que par la dissection ou Tablation de la tumeur.
Tels sont les principaux phénomènes que pré^ sente rouvertujgttLes cadavres.
Les désord^Mpriés qui viennent d'être exposés sommai remen8|R*ont |)as tous une inq^ortancc égale. 1". Parmi eux, les uns ont ])récédé rapj)arition des symptômes de la mahidie et paraissent les avoir produits : tels sont les tuhercuks crus qu'on a rencontrés plusieurs fois dans les poumons d'individus qui n'avaient encore offert aucun trouble delà respiration; 2'. il en est d'autres qui ne sont survenus (jue pend.iiit le cours de la maladie, quel(|uefois même à une époque assez avancée, cL qui semblent en être plutôt felfet (jue la cause r telles sont les ulcérations des intestins (pn se forment dans le dernier de^^ré de la j»hlhisie pulmonaire , et fanasarquc qui survient chez les gens affectés d'anévrysme du cœur; 5". d'autres phénomènes d'anatomie pathologique n'ont lieu c[ue dans l'agonie : tel est l'engorgement des poumons dont nous avons parlé; tels sont sans doute aussi les caillots gélatineux ou albuFiiliicuv (pion a rencon- Irçs dans le cœur et dans les gros vaisseaux; 4". plusieurs lésions ne survicinient qu'après la mort, et sont désignées sous le nom d(,' piiénon*Cnes cadavériques : tels sont les ecchymoses qui se forment
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dans le tissu cellulaire sous-^utaué, la traussudation de la bile qui colore les portions contiguës des intestins, de l'estomac et de la face inférieure du foie; le dégagement d'air qui peut se faire dans un temps très-court , en moins de vingt-quatre heures, par exemple; l'infiltration qui survient après la mort , et qui est plus fréquente dans certaines conditions atmosphériques et p^ut-étre à la suite de certaines maladies; tels sont enc^|^quelques épanchemens peu considérables de li^H|| séreux dans les membranes de ce nom; telle'UPfenfin la putréfaction, qui est ordinairement beaucoup plus rapide dans quelques points que dans d'autres, et qui serait par cela même j>lus propre a induire en erreur : celle qui se forme dans la membrane de l'estomac et des intestins, par exemple, en a quelquefois imposé pour la gangrène de cetle membrane produite par un poison ; 5°. enfin il est des lésions qu'on rencontre à l'ouverture des cadavres, et qui ne déterminent pendant la vie aucun trouble apparent dans les fonctions : telles sont les adhérences des poumons aux parois du thorax , les plaques blanches et opaques qu'on trouve souvent sur le cœur , certaines tumeurs enkystées^ divers corps étrangersde toute espèce et quelques lésions organiques commençantes.
Il est de la plus haute importance pour le médecin de bien distinguer ces divers phénomènes. Il y parvient en général assez facilement, en comparant ensemble les symptômes de la maladie et les lésions que présente l'examen du cadavre. C'est avec raison qu'on a signalé , dans un ouvrage pu-
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blië récemment (i), les erreurs auxquelles peut Jouner lieu l'ouverture des corps^ surtout à une époque où Ton accorde généralement aux lésions anatomiques une importance exagérée ; mais nous pensons que ces erreurs ne sont pas de celles qu'on ne puisse éviter^ et qu'il est le plus souvent possible , à un médecin accoutume à ce genre de recherches, de distinguer parmi ces lésions celles qui ont précédé et celles qui ont suivi le développe- X ment des symptômes et la mort des malades.
(i) Sé/nt'ioUqut générale , par I\I. Double, loin, i^ pag. 5G oi suiv.
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