‹ Élémens de pathologie médicale (volume 2)Chapitre 28 sur 54 · ASPHYXIE PAR LE FBOID (1420. C · texte numérisé non relu

ASPHYXIE PAR LE FBOID (1420. C

143û. Bibliographie. — Sauvages. — (Nosol. meth.) Class, VI, gen. xxiu, Asphyxia, sp. 5, A. congetatorum; — gen. xxvil, Lethargus, sp. 6, L. à frigore; — gen, xxix, Carus, sp. 15, C. à frigore. — l'ardoubk-, et même triple emploi; ou, tout au moins, par vaine et s'érile distinction de variétés sympiomaliques, comme au tant d'espèces à part.

Lagorce. Essai sur les effets généraux du froid, et sur les moyens de rappeler à la vie les personnes engourdies par cet agent. Thèse inaug. Paris, 1805, n° 176.

Alikert. — (Nosol. natur.) Cb .s. V, Pncumonoses, genr. m , Apnée , esp. 5, Apnée congelée.

Voir surtout, en Path. chir. , chap. VI, § h, Effets du froid sur l'or- 'jrmisrne entier. — (T. 1*', p. 307-9).

1435. Un mot seulement. — C'est bien à tort que tant d'auteurs , en adoptant la nouvelle et restrictive définition de l'asphyxie en tant qu'asphyxie, continuent d'y englober l'asphyxie par le froid. En vérité, l'asphyxie par le froid ne peut pas du tout être considérée comme une espèce congénère de l'asphyxie apnéique. C'est bien là un genre réellement à part. En effet, qu'observe-t-on là? Avant tout, il y a interruption générale de l'innervation ; et la suppression des phénomènes respiratoires ne joue en pareille circonstance qu'un rôle tout à fait secondaire.

Je n'en dirai pas davantage sur un point de pathologie que mon collaborateur a déjà abordé, et qu'il a complètement traité tant sous |e rapport symptomatique que sous le rapport thérapeutique. A quoi il a été conduit, assez naturellement, ce me semble, en s'occupant de la question essentiellement chirurgicale des effets locaux du froid excessif (Engelures; Congélation des pieds, du nez, des oreilles, etc.). Au surplus, s'il y a eu là de sa part empiétement et usurpation sur le domaine légitime de la Pathologie médicale, je suis bien sûr que nos lecteurs ne songent guère à s'en plaindre, et que l'usurpateur les a satisfaits.

J'ai donc dû me borner ici à une simple remarque dans un pur intérêt de nosographie.

ARTICLE IV

ASPHYXIE PAR LA FODDRE (1420. D. — et 1421.).

1436. Bibliographie. — Sauvages. — (Nos. meth.) Class. VI, gen. xvm, sp. 10, Asphyxia sideratorum.

Alibert. — [Nosol. nat.) Class. V, Pneumonoses , genr. m, Apnée, esp. 3, Apnée fulminante. s

Bermond. Observation remarquable d'un coup de foudre. (Dans Gaz. des méd. praticiens, année 1840, n° 36. — D'après le Bulletin médical du Midi.). — Il s'agit d'un homme de trente-cinq ans (M. Marie, ingénieur des ponts et chansséesj , qui fut foudroyé à bord d'un navire à l'ancre près de Bordeaux, et fut soigné à l'Hôtel-Dieu Saint-André de cette ville (chambre des payans). — Asphyxie subite et complète pendant une heure et un quart. La vie se ranime; l'intelligence reparaît tout entière : mais on voit subsister un état de paralysie musculaire, d'amaurose, d'aneslhésie cutanée, de céphalalgie, etc., dont la guérison n'eut lieu que peu à peu, et exigea plus de quatre mois.

1437. Bref aperçu. — Parles atteintes de la foudre, ou, pour le dire en un seul mot, parla fulminalion, l'économie animale peut éprouver les effets les plus variés.

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