‹ Élémens de pathologie médicale (volume 2)Chapitre 5 sur 54 · AV ANT-PROPOS DE 1 A NOSOGRAPHIE ÉTIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

AV ANT-PROPOS DE 1 A NOSOGRAPHIE ÉTIOLOGIQUE

à la pathologie chirurgicale , y ont place sous les titres traditionnels e presque sacramentaux de corps étrangers dans les yeux , dans les narines , dans l'œsophage, dans la trachée-artère , dans le rectum , etc., et *ont là, en un mot, l'un des types les plus antiques et les plus naturels de la nosographie étiologique (67. B. 6.)- Ainsi> en résumé, les maladies calculenses tiennent, par un côté, à la nosographie organique; et, par l'autre , à la nosographie étiologique. Qu'on hésite h les classer dans celle-ci, plutôt que dans celle-là , je le comprends très bien. Mais enfin, il faut que là-dessus, comme en tant d'autres questions de classification, un auteur prenne un parti, fût-ce le plus arbitrairement du monde, fûtce en dépit du plus parfait équilibre des raisons pour et contre.

Pas de doute qu'après cela certains critiques ne se complaisent à censurer la détermination adoptée par l'auteur , et à ne faire valoir que le argumens contraires.

C. Si, d'une part, à l'égard de quelques maladies, je m'attends à trouver des censeurs qui me fassent un reproche pins ou moins sévère de les avoir inscrites capricieusement, peut-être même tout à fait indûment au nombre des genres de la Nosographie étiologique , il m'est trop facile de prévoir, d'autre part, que, dans l'opinion de maints esprits hardis et qui pressentent ou croient pressentir le vrai avant une démonstration rigoureuse et complète, je serai taxé de vue courte et de génie étroit pour n'avoir pas classé là telles et telles maladies, sur le compte desquelles on peut élever avec plus ou moins de vraisemblance la supposition d'une cause spécifique, d'un agent occulte de nature toute particulière.

Ainsi, par exemple , le rhumatisme, la goutte, la dialhèse scrofuleuse, ces maladies que tout à l'heure les- paroles de M. le professeur Schuzemberger nous signalaient à côté de la syphilis comme autant d'archétypes de la nosographie étiologique, je ne consens pourtant pas à les admettre ici ; mais je les renvoie à la Nosographie symptornatique.

Le même parti m'a semblé aussi le meilleur relativement à la fièvre typhoïde, encore bien que nous ayons tant de raisons pour la croire contagieuse, pour l'attribuer à un virus spécial, et, partant, pour l'incorporer à la huitième famille (1207) de la présente section de la Pathologie médicale. Ce qui m'autorise, et, disons mieux, ce qui m'oblige à celte détermination, c'est de voir beaucoup de pathologistes, et des plus éminens, qui se refusent à croire que la fièvre typhoïde ait une nature virulente, une nature entièrement à part.

En un mot, il m'a paru convenable et sage de ne reconnaître à un genre donné de maladies un droit de cité définitif en nosographie étiologique que lorsqu'il faut, là, proclamer de deux choses l'une : ou une cause déterminante (86), dont la réalité est parfaitement constatée par le témoignage des sens, ou bien, du moins, une cause spécifique (89),

inconnue sans doute aux yeux du corps, mais évidente et indéniable pour les yeux de l'esprit. Mieux vaut, assurément , pécher à cet égard par excès de réserve et de limidilé, que d'obéir au penchant conlraire, dans une œuvre telle que la nôtre, dont l'objet est moins d'anticiper, fûl-ce aventureusement, sur la science à venir, que d'offrir à la jeunesse studieuse un tableau fidèle et orthodoxe de la science actuelle.

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