‹ Élémens de pathologie médicaleChapitre 51 sur 63 · PNEUM.\TOSS GASTRO-INTESTINALE · texte numérisé non relu

PNEUM.\TOSS GASTRO-INTESTINALE

1073. Bibliographie. — (1064). — Celse. — - Lib. II, cap. ii, sect. 11, § 5, Quœ inftent plus minusve. — Enuméralion assez exacte des alimens flatueux.

Oribase. — Dans le Traité dédié à Eunape. — Livre IV, chcp. 85 {Iïim -;rv£u/ji«Twc7euç. — Il s'agit là uniquement des flatuosités engendrées dans l'estomac et l'intestin.) ' Van Helmont. — {De flatibus, $ Zi8-9). — Avait fort bien reconnu, quoique dans un siècle oii la chimie pneumatique commençait à peine de poindre à l'horizon scientifique, que les vents ou gaz des diverses parties du tube digestif n'étaient point de même nature. « Les rots ou vents originaires de l'estomac, » dit-il, « comme » aussi les vents de l'iléon , éteignent la flamme de la chandelle ; » mais le vent slercoral , qui se forme dans les derniers intestins et » s'échappe pnr l'anus, prend feu en passant h travers cette flamme, » et donne lui-môme une flamme diversement colorée en manière » d'arc-en-ciel. Celui qui se forme dans l'iléon ou dans les au- » très intestins grêles , n'est jamais inflammable ; il est souvent » inodore. >

PNEUMATOSES. Gf)?

y\iLUS.—{Pharmaceittice)-ationalis) Sect. H, c. IV, De tympanite. — Chapitre, je l'avouerai, plus curieux qu'utile à lire, plus intéressant pour l'érudition historique que pour l'instruction pratique. Qu'on le lise pour apprécier surtout les progrès que la science a faits depuis lors , et combien elle doit à la culture de l'anatomie pathologique. "NYillis ne paraît passe douter que la tympanite, dont il décrit d'ailleurs fort bien les caractères extérieurs en tant qu'intumescence excessive de l'abdomen, puisse jamais être le résultat d'un obstacle mécanique à la circulation des (laluosiiés naturelles , — le résultat, par exemple, d'un rétrécissement squirrheux, d'un engouement fécal , d'un amas d'helminthes , etc. Erreur étrange de la part d'un si grand médecin , préoccupation singulièrement systématique ; il ne veut pas du tout voir là un effet dû à une véritable augmentation de quantité des flatuosilés; mais il accuse une dilatation nerveuse , spasmodique et comme tétanique du tube intestinal, où les flatuosités ne joueraient alors d'autre rôle que de remplir l'espace ainsi donné à leur libre expansion. Que parfois, et notamment chez les sujets névropalhiques , une tympanite puisse consister, non dans une augmentation réelle, mais dans une simple expansion des flatuosités, par suite de l'atonie des parois intestinales et de leur distension toute passive : soit. Mais où seraient donc les agens d'une dilatation spasmodique et en quelque sorte spontanée de l'intestin ? Il n'y a de fibres musculaires que pour le resserrer, et non pour le dilater. Mais ce que, par exemple, Willis avait parfaitement bien reconnu, en habile praticien qu'il était, c'est l'efficacilé du fer contre certaines tympanites de nature hypocondriaque ou hystérique : dans sa vive et profonde admiration pour ce médicament, il va même jusqu'à le nommer métaphoriquement sabre de Goliath [Goliathi cjlodius), suivant les habitudes de style biblique qui régnaient de son temps en Angleterre.

BOEUHAATE.— (Ap/wm?/?.) u. 646-51, Ructus et flatus.—F\as,ks Commentaires de Van-Swiéten.

Scn\:vAG. — {Chijlologia), Cap. VIII, § %-\i[De intestinoriimnimiâ fxpansione).

.Moi'.GAGxr. — Epist. XXXVIII, art. 21-3, — et art. 30. — (Observations de tympanite.)

Sauvages. — {NosoL meth.). — Class. VU, Dolores, gen. xx, Cardialfjia, sp. 3, C. pdulenta; — gen. xxi, Gaslrodijnia, sp. 2, G. (lahilerita (Colique venteuse d'estomac. — Espèce à peine différente de celle qui précède , si ce n'est par une plus grande intensité de douleur à la pres.sion et par une moindre disposition aux maux de cœur et à la défaillance); — gen. xxii, rnlicn^ sp. 1,

C. [latuhnta (Colique venteuse intestinale). — Class. IX, Fluxm, gen. x%xui,Flatidentia (émission fréquente de flatuosités par haut et par bas), spA,F. acida (rots aigres) ; — sp. 2, F. rndorosa (rots pourris, rots avec odeur d'œufs couvis) ; — sp. Z,F. hypochondriacu (Chez les personnes hypocondriaques ou hystériques. — En pareil cas, les rots sont le plus souvent inodores); — sp. F. accidentalis l'effet d'alimens indigestes et venteux, par un brusque refroidissement après le repas, etc.) ; — sp. 5 , Z'. infontilis (chez les enfans à la mamelle) ; — sp. 6, ^. lochialis (chez les nouvelles accouchées) ;— sp. 7, F. convulsiva (notamment d'après un cas observé chez un jésuite , avec convulsions abdominales et thoraciques, borborygmes très bruyans, dvspnée suffocante, pollutions involontaires, délire, etc.) — Class. X, Cachexiœ , gen. xv, Tympanites (intumescence générale et excessive de l'abdomen avec sonorité ty m panique), sp. 1, T. intestinalis ; — sp. 5, T. spftsmodicus. (Double emploi. — C'est la tympanite intestinale chez les sujets névropathiques); — gen. xvi, Meteoinsmus (genre distingué assez arbitrairement de la tympanite , en ce que l'intumescence est bornée à une partie de l'abdomen, ou bien, si elle est générale, dépend d'une maladie aiguë dont elle n'est qu'un symptôme), sp. 1, M. ventriculi (intumescence gazeuse de l'estomac) ; sp. 2, M. abdominis (météorisme des fièvres graves) ; sp. 3 , M. hystericus; sp. h, M. à manzanillu (dans un cas d'empoisonnement par les fruits du mancenillier, — ffippomane mancinella L., fam. des Euphorb.).

LiEUTAUD. — [ffisfor. anatomico-med.) Lib. I, sect. n, art. 1, Ventricuhcs ftatidentus; — • sect. iv, art. 1, Intestina flatu mire distenta, — art. 2, Intestina flatu disrupta.

Trnka. Historiatympanitidis. Vienne, 1788, in-8°.

GÉRARDIN (Auguste). Recherches physiologiques sur les gaz intestinaux. Th. inaug. Paris, 1814, n" 15.

MÊRAT. — (Dans le Dict. des se. méd., — t. XXXIII, p. 115-22). — Art. Météorisme.

PiNEL et Bricheteau. — (Dans le Dict. des se. méd., — t. LVI, p. 161-74). — Art. Tympanite.

Chevillot. Recherches sur les gaz de l'estomac et des intestins de l'homme à l'état de maladie. Thèse inaug. Paris , 1833 , n" 194.

Baumès. Ti^aité des maladies venteuses , ou Lettres sur les cames et les effets de la présence des gaz ou vents dans les voies gastriques. T édition, Lyon, 1837, in-8°.

JOSAT. De la tympanite , de ses complications et de son traitement.

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ïli. inaiig. Paris, 18/i0. — § I, Tyiiqmiite stomacale; — § II , T. de l'iléon; - § IH, T. du colon.

PucHELT. — Ouvrage déjà ciié (982;. — Cap. VIII, De affectionibus flatulentis.

1074. Définition. — Sous le nom de pneuniatose gastro-intestinale , conformément à notre définition générale des pneuraatoses (1065), et selon les règles de notre méthode nosograpliique, nous désignerons particulièrement les cas dans lesquels un excessif développement de gaz à l'intérieur du conduit digestif se présente à titre de vice matériel protopathique, voire même quelquefois le seul apparent, — ou bien, du moins, tout en dépendant d'une autre affection , se trouve poussé à un degré tel qu'il cesse d'être un simple épipliénomène , et qu'il constitue une sorte de maladie nouvelle, — maladie symptomatique, soit, — mais, en vérité , maladie à part.

Voilà donc ce qui doit faire surtout le sujet du présent article. Toutes les fois que la surabondance des gaz gastro-intestinaux n'est ■ qu'un symptôme de médiocre importance dans le cours et sous la dépendance d'une maladie plus ou moins grave, qualifions cela , au point I de vue et dans le langage de la symptomatologie , de météorisnie ou ballonnement (45. B.), de rapports, de rots , de borborygmes (46. F. «•), I de pets, etc. Ainsi le présent article doit-il laisser de côté et à peine menitionner pour mémoire le météorisme de la péritonite (574. A. «.), de la I fièvre typhoïde , etc.; le gros gargouillement de l'estomac distendu par lies gaz en cas de cancer du pylore (839. E. a.) ; les rapports aigres ou nidoreux de la gastrite (454. D. «. ), les flatuosités de l'enté- :rite, etc., etc.

1075. Synonymie. — A. Hv£up.aTWTtç , tout court et par excellence , (Chez les médecins grecs (1066). — F latulentia, de Sauvages, de Linné, ide Vogel , de Sagar, etc. : mais avec des définitions diverses , et qui sont ;loin d'être équivalentes les unes aux autres.

B. Passion tlatueuse ou venteuse, de Combalusier : en tant que maladie 1 habituelle, et qui se reproduit sans cesse chez un individu donné ssous des formes très variées que la suite de cet article indiquera.

C. Au point de vue d'une intumescence générale et véritablement énorme de l'abdomen: — Hydropisie sèche, terme bizarre, et justement oublié aujourd'hui, delà nomenclature hippocratique (879); — plus iheureusement, d'après les auteurs postérieurs à Hippocrate, ïympanite (TupTravt'TTyî) , dans le langage aujourd'hui adopté par l'immense majorité des praticiens (de Tùp-rravov , tambour, — parce que le ventre offre alors à la percussion une sonorité véritablement tympanique).

D. Au point de vue des différences de siège de l'accumulation gazeuse :

"•'>'> r-ATnor.oGiE médicale.

a. Colique venteuse d'estomac, vulgairement; — Gastrodynio flalulenfa, cl iWefcorismm ventriculi, de Sauvages (1073); — Tympanite stomacale, de M. Josat (1073); — Aérogastreciasie, de M. Piorry ( 7W/?7e demédecine, § 7^199, —t. V, p. 68); —Pneumatose gastrique, ainsi pour ma part le dirai-je de préférence.

e. Colique venteuse intestinale; — Colica flcdidenta, de Sauvages;

— Enléralgie flatulenic , d'Alibert {Nosol. nat., famille II, Entéroses, genre m, esp. /i) ; — Tympanite de l'iléon ou du colon , de M. Josat \

— Aérentérectasie, de M. Piorry (/oc. c«Y.); — Pneumatose intestinale, disons-nous.

E. Au point de vue symptomatologique d'un subit et alarmant développement de flatuosilcs (tympanite suraiguë, éruption violente de vents par haut et par bas, etc.) : — Choléra sec, de Combalusier et autres auteurs , d'après l'exemple même du grand Hippocraie (Sr/pr/ x9>£>>î.— Voir ntpc ôeac-r. o^. Ed. Kuhn, t. II, p. 91-2. —Intumescence flatueuse du ventre ; bruits intérieurs ; douleurs dans les côtés et dans les lombes ; constipation opiniâtre.)

F. Précisément au point de vue théorique de l'origine des gaz intestinaux , réellement dus ou hypothéliquement attribués, dans tels et tels cas, à une exhalation: — Pneumorrhagie gastro-intestinale, de M. Alard (lOGZi); — Pneumorrhée gastro-intestinale, de M. Baumes (1073).

1076. Symptômes. — A. En cas de pneumatose gastrique ; soit que les gaz puissent ou non sortir facilement par en haut.

a. Y a-t-il excrétion facile et rapide des gaz : tout se borne à peu près à l'éruption plus ou moins fréquente , plus ou moins abondante, de rots, qui d'ailleurs différent de nature et d'odeur selon les circonstances particulières. Ces rots peuvent avoir, par exemple, l'odeur et le goût de ce que la personne a mangé ou bu , ou bien reproduire la puanteur d'oeufs couvis, surtout lorsqu'ils doivent naissance à des aliniens 11atueux ou à une cause quelconque de mauvaise digestion ; ils sont principalement formés d'azote, de gaz carbonique, de gaz hydrogène, de gaz sulfhydrique , mais ne laissent pas que d'entraîner d'ordinaire avec eux un peu de matière, ou , si l'on aime mieux, de vapeur chymeuse. Quand la pneumatose gastrique se développe en dehors de la digestion, et uniquement , à ce qu'il semble du moins , par une exhalation de la membrane muqueuse, les éructations sont la plupart du temps toulà-fait inodores et sans la moindre trace de saveur, et assez souvent, alors, ne se composent presque entièrement que d'azote !

g. Y a-t-il , au contraire , une rétention phis ou moins prolongée des gaz., dont l'issue effectivement peut être empêchée , soit par le resserrement spasmodique et pour ainsi dire tétanique (^6. C.) du cardia et du pylore, soit par l'atcmie et l'inertie du plan musculaire de l'estomac,

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soit par un défaut d'accord dans la contraction des divers faisceaux de ce plan : on observe alors tout ou partie des symptômes qui suivent. Sensation de gène et de gonflement à l'épigastre et dans I hypocondre gauche : coliques et, comme on dit, crampes d'estomac, quelquefois déchirantes et atroces; ballonnement des régions susdites; vive sensibilité à la pression ; sonorité tympanique à la percussion , dans un degré d'autant plus fort que la distension gazeuse du viscère est plus grande , et les parois de l'abdomen , chez l'individu donné , moins épaisses. Troubles divers qui trahissent la compression exercée immédiatement ou médiatement par l'intumescence de l'estomac sur le diaphragme, le poumon et le cœur : dyspnée, bâillemens, hoquet, toux sèche, palpitalions, syncopes, etc. Puis tout cela cesse, lorsque l'expulsion des gaz vient enOn à se faire soit par en haut soit par en bas. Quelquefois, mais plus rarement, sans éructations ni flatuosités inférieures, le ballonnement de l'estomac s'affaisse de lui-même comme par enchantement , soit résorption , condensation ou combinaison des gaz, soit autrement.

B. En cas de pneumatose intestinale: laquelle, comme l'espèce qui précède , a aussi deux variétés , c'est-à-dire peut exister avec ou sans rétention des gaz.

a. Tantôt, en effet, c'est une emmïon facile de flatuosités par V anus, au fur et à mesure que celles-ci se produisent. Tout au plus un léger météorisme et des borborygmes préludent-ils au phénomène d'exonération gazeuze , parfois explosion bruyante , parfois excrétion toute muette. Au surplus, les flatuosités rendues par en bas , pas plus que les éructations , n'ont toutes ni la même odeur ni la même nature. Communément elles sont fétides , et l'hydrogène sulfuré y existe en plus ou moins forte proportion. Il est rare qu'elles soient tout-à-fait inodores et qu'elles consistent en azote pur ou à peu près pur. Outre les deux gaz que je viens de dire , elles peuvent encore présenter de l'acide carbonique et de l'hydrogène, et quelquefois, mais plus rarement , de l'hydrogène proto-carboné, et même , aussi , de l'oxygène.

g. Tantôt il y a rétention des gaz , et alors on observe : 1° un météorisme considérable, parfois poussé jusqu'à constituer une lympanite proprement dite dans toute la force du terme (1075. C. }; 2" des borborygmes sans cesse réitérés, des coliques plus ou moins' cruelles des douleurs lensives, lancinantes, pongitives, dans différentes régions du ventre ; k° enfin , divers désordres dus à la compression immédiate des organes abdominaux, comme aussi à la compression immédiate des organes ihoraciques ( par refoulement du diaphragme) , savoir la dyspepsie , l'indigestion , la dyspnée , les palpitations de cœur, les micturitions mcessantes, voire môme, dit-on, le prolapsus de l'utérus etc etc Ne manquons pas d'ajouter que l'accumulation gazeuse peut' n'occuper

qu'une partie du canal inteslinal, el qu'alors le ballonnement, les borborygmes , les coliques , etc. , ne se font observer et sentir que dans certaines limites, que dans certaines directions.

1077. Marche et terminaison. — A. Tantôt la pneu matose gastro-intestinale est une sorte de maladie suraiguë, qui, chez certains sujets même , dure à peine quelques heures , et qui , une fois apparue chez eux par hasard sous l'influence d'alimens flalueux et indigestes, ou sous le coup de toute autre cause propre à déranger la digestion , ne reparaîtra peut-être plus, ou ne reparaîtra encore que de loin en loin, et à titre d'accident fortuit : tel est , par exemple , le cas enregistré par Sauvages sous la dénomination de flatulence accidentelle (1073). Tantôt, et même, il faut le dire, plus fréquemment, la surabondance des gaz dans les voies gastriques et intestinales se montre comme une incommodité habituelle , surtout particulière aux individus nerveux , aux femmes hystériques , aux hypocondriaques des deux sexes ; chez bon nombre de ces sujets-là , le mal en question sévit à véritable titre de maladie chronique , sinon sous type continu , du moins sous type intermittent et par accès plus ou moins rapprochés , mais toujours ou presque toujours à intervalles très irréguliers.

B. II est peut-être sans exemple que la pneumatose gastro-intestinale pure et simple , et indépendante de toute complication , ait jamais amené la mort. Quelques vieux auteurs, il est vrai, nous attestent l'existence de cas où les flatuosités accumulées outre mesure seraient devenues meurtrières en crevant les parois du conduit digestif. Mais ces récits-là, ou n'ont pas toute l'authenticité désirable, ou ne présentent pas les détails nécessaires pour lever tous les doutes, pour établir d'une façon péreraploire que la solution de continuité des parois gastro-intestinales était bien en réalité un effet simplement dû à la force d'expansion des gaz et non pas à l'intervention de la gangrène , ou de l'ulcération, ou de quelque autre cause. Sans nier absolument la possibilité d'un semblable événement, nous voudrions, pour le proclamer comme une chose démontrée, nous voudrions de nouvelles et plus sûres observations, des observations recueillies avec toute la sévérité que notre époque exige dans les investigations d'anatomie pathologique. . C. Eruption de vents soit par haut ou par bas, soit d'une et d'autre façon tout à la fois, voilà donc la terminaison presque constante d'un accès de pneumatose gastro-intestinale. Rarement, très rarement y at-il disparition intérieure des gaz. De mort, jamais peut-être , ou du moins presque jamais.

D. Encore bien que chez certaines personnes nous ayons dû qualiûcr la pneumatose gastro-intestinale d'incommodité habituelle, ce n'est pas à dire pour cela que ceis personnes ne puissent jamais en être délivrées.

PNEUMATOSES. 659 Bieu au contraire. Grâce surtout à un bon réghne, grâce aussi à remploi persévérant de niédicaniens appropriés, et quelquefois même grâce seulement à une révolution plus ou moins lentement opérée par la nature et les années dans la constitution de l'individu , le mal dont il s'agit peut fort bien guérir et s'évanouir pour toujours.

1078.— iîV/o%/e.— (1069. A. B. C. E.).— A. L'introduction de l'air atmosphérique par voie de déglutition doit assurément être signalée comme une des causes de la pneumatose gastro-intestinale, et surtout de la pneumatose gastrique. Mais ce qu'on peut avaler d'air involontairement, même en mâchant mal, en mangeant trop vite, ou en buvant à petits coups, et, comme on dit, en sirotant, est toujours trop peu de chose pour suffire au développement d'une pneumatose notable; il n'y a que peu ou point d'eflet en pareille circonstance , sans le concours d'autres causes par rapport auxquelles cette circonstance-là ne joue qu'un rôle auxiliaire ou tout au plus un rôle excitateur. Il n'en est pas de même chez ceux qui ont appris h avaler de l'air à volonté; car ils peuvent en avaler énormément, jusqu'à se donner une lympanite des plus monstrueuses , et de façon à produire ensuite une interminable éruption d'éructations et de ventosités inférieures. Cette pneumatose simulée a été, dit-on, pour quelques individus, un moyen de se faire exempter du service mihtaire dans les temps les plus rigoureux de la conscription impériale. Il était donc à propos d'avertir nos lecteurs làdessus, afin qu'ils se liennent sur leurs gardes, le cas échéant, et qu'au heu de se laisser prendre à une semblable ruse ils la confondent et la démasquent, ce qui ne serait pas difficile.

B. Que certains alimens , dans le travail de décomposition où ils se trouvent jetés par la digestion , puissent donner lieu à un dégagement assez considérable de gaz ; qu'ils aient à un haut degré la propriété d'être, comme on dit vulgairement, venteux, ou plus élégamment, flatueux : c'est là un fait avéré, incontestable, quoique peu approfondi encore dans l'état actuel de la physiologie et de l'hygiène, quoique enveloppé encore d'une bien grande obscurité. Cela est particulièrement vrai des haricots et des autres graines de légumineuses, comme aussi de divers comestibles empruntés à la famille des crucifères, toutes substances qui contiennent du soufre et donnent, en se décomposant, du gaz hydrogène sulfuré (voyez les traités de chimie). Mais, àcetéga'rd, il faut le reconnaître, quand, pour expliquer la pneumatose gastro-intestinale, on a invoqué la nature de l'aliment, tout n'est pas encore dit. Les alimens flatueux ne se montrent pas tels également pour tous les individus, ni dans toutes les circonstances chez un même et seul individu. Il y a donc là une part, et une grande part à faire, dans la théorie du phénomène en question , à l'état particulier et au mode d'action des orgaues

GfiO PATHOLOGIE MÉMCALE,

digestifs, an suc g<aslriqiie , à la bile, à l'innervation plus ou moins irrcgulièrc des iici fs pncumo-gasti iqucs ; et que ne sais-je pas encore ? L'homme doué d'un estomac robuste digère les légumes secs, haricots , lentilles, vcsces, eic, même de la |)lus mauvaise qualité, sans êire à peine incommodé de (laluosités : l'activité de la digestion a quelque moyen , sans aucun doute, de prévenir, de modérer, de neutraliser le dégagement de gaz que de tels alimens sont éminemment aptes à produire. Pour les estomacs délicats , au contraire , combien la liste des alimens flatueux ne se grossit-elle pas ! Quoi qu'il en soit , concluons en proclamant que les alimens les plus généralement propres à engendrer des flatuosilés sont : l°les graines de légumineuses, 2" les racines de crucifères (radis, raifort , etc. ) ; 3° les fruits , surtout acides , acerbes , peu mûrs et peu sucrés; U" les viandes de jeunes animaux , comme l'agneau , le veau, etc.

C. Rien de plus facile à comprendre que la production d'une pneumatosc gastro-intestinale sympiomaliquc , poussée jusqu'à la tyrapanitc , en cas d'occlu&ion plus ou moins complète du tube digestif. Je me dispense donc d'y insister. D'ailleurs, en pareil cas, la pneumatose n'est qu'un événement qui ne fait réellement pas le fond du danger, mais qui ne laisse pourtant pas que d'aggraver la position du malade, que de rendre toujours plus pénible et plus douloureux le dénouement mortel, et quelquefois même de le hâter.

D. L'exhalation gazeuse de la muqueuse gastro-intestinale, exhalation dont la réalité est incontestablement établie en physiologie par les expériences de MiM. Magendie et Gérardin, ne saurait être méconnue, à ce qu'il me semble, en pathologie , surtout dans les cas où une pneumatose de l'estomac ou bien de l'intestin se déclare brusquement , en dehors du travail de digestion , soit sous le coup d'une émotion violente, soit sous l'influence d'un accès d'hystérie. Elle doit, sinon toujours, du moins ordinairement et principalement, consister en azote et en acide carbonique. Le sexe féminin , le tempérament nerveux , l'idiosyncrasie originelle (80. D.) qu'avec le don môme de la vie on a reçue de parens très sujets aux flatuosités , la constipation habituelle, la vie sédentaire, l'excès des travaux d'esprit , l'hypocondrie , l'hystérie , la gastralgie ; telles sont, à ce qu'il paraîtrait, les conditions personnelles en vertu desquelles on est plus particulièrement prédisposé à ce que l'exhalation gazeuse des voies digestivcs aille au-delà du degré normal , et mérite le nom de supersécrétion morbide. Suivant l'opinion de quelques pathologistes, et, entre autres, de M. Baumès, toutes les causes irritantes qui se montrent propres à déterminer la gastrite (^151.) et l'entérite (^166. li.) seraient aussi autant de causes capables de surexciter l'exhalation gazeuse à un degré excessif, indépendamment ou non de la présence des

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phénomènes inflammatoires et lors même que l'irri talion reste en-deçà (lu développement d'une véritable inflammation.

E. Ajoutons que , dans bien des cas sans doute , mais qui ne sont pas toujours très faciles à distinguer, le météorisme et la tympanite, au lieu d'être l'efl'et d'une augmentation réelle de quantité des gaz renfermés à l'intérieur des voies digeslivcs , tiennent à la simple augmentation de volume de ces gaz, ou bien, en d'autres termes, à ce que la force élastique ou d'expansion indéfinie que les gaz possèdent n'est pas sulBsamment contrebalancée et contenue par la contraclililé affaiblie , engourdie, paralysée, des fibres musculaires de l'estomac et de l'intestin.

1079. Diagnostic. — Un mot seulement : car il serait beaucoup trop long , je ne dis pas d'approfondir, mais même d'énumérer et d'effleurer toutes les questions que peut soulever le diagnostic des pneumaloses gastro-intestinales. Un mot sur un point très facile et très clair , mais qui mérite doublement intérêt, d'une part comme problème de pratique, et d'autre part, s'il est permis d'ainsi dire, comme pièce justificative en fait de nosographie. Et ce point, quel est-il donc? C'est que la nature idiopathique d'une pneumatose gastro-intestinale , en tant du moins que maladie locale du tube digestif , apparaît dans la plus grande évidence toutes les fois que les troubles morbides ne naissent qu'avec un certain degré de météorisme et avec les borborygmes , et s'évanouissent aussitôt après l'éruption des flatuosités par haut ou par bas.

1080. Pronostic. — Peu grave, si les gaz sont facilement expulsés par haut ou par bas , et surtout si la pneumatose est due à un repas d'alimens venteux , à une cause accidentelle quelconque de mauvaise digestion.

Plus grave , s'il y a rétention des gaz ; et d'autant plus grave , en pareille circonstance , que l'obstacle qui s'oppose à l'issue des gaz a , de sa nature, moins de chance d'être écarté et détruit par les efforts de la iliérapeutique.

Très grave, par exemple, en cas de rétrécissement squirrheux.

1081. Thérapeutique. — (1072). — A. S'agit-il d'une pneumatose accidentelle duc à des alimens flatueux et indigestes , ou bien due h n'importe quelle perturbation subite de la digestion ? En général , il suffit de quelques stimulans, choisis et administrés avec à-propos, pour modérer et conjurer un semblable accident, pour faciliter l'expulsion des gaz, pour couper court à leur production , et, en un mot , pour empêcher ffu'une indigestion complète n'ait lieu. ïhé, café , eau-de-vie , anisette, élixir de Garus, teinture aromatique (Codex , n" ?.23), teintures de safran ou de cannelle, etc., etc.

B. Pour ce f(ui est de la pneumatose gastro-intestinale habituelle, il importe bien moins d'en comballre , d'en pallier, d'en abréger même

les accès , que de s'appliquer à les prévenir, à les rendre plus rares , et , si faire se peut, à déraciner entièrement l'habitude pathologique qui les reproduit. Comment donc atteindre ce but ? C'est par l'observance assidue d'un régime convenable , en tout ce qui concerne le manger et le boire (79. D. «. et g.) ; c'est, au besoin, par l'emploi de diverses médications en rapport avec les dispositions générales de chlorose , d'hypocondrie, d'hystérie, sous la dépendance desquelles- la pneumatose gastro-intestinale existe si communément. Mais, encore une fois, un bon régime de nourriture, voilà ce qu'il faut avant tout. Proscrire les aliments flatueux , et tous ceux qui , sans être tels pour la généralité des hommes, se montrent malheureusement doués de la même propriété par rapport à l'idiosyncrasie de l'individu donné. C'est là en dire assez pour faire voir que le régime qui doit être imposé à chacun de nos cliens tourmentés de flatuosilés ne peut s'instituer d'emblée, èpvon et avant les tâtonnemens nécessaires pour la connaissance complète de toutes Ips idiosyncrasies digestivcs de l'individu. Après cela, ai-je encore besoin d'ajouter que les carminalifs (182. G. 9.), médicnmens généralement utiles pour l'expulsion des flatuosités une fois produites, ne doivent intervenir dans le traitement de certaines personnes qu'avec beaucoup de réserve? Combien de fois leur abus n'a t-il pas accru, selon le témoignage de maints et maints praticiens, la disposition même de l'économie à la production des flatuosités ! Ne serait-ce pas que la vertu légèrement irritante par laquelle ils excitent la contractilité du tube digestif peut très bien créer ou exaspérer un état particulier d'irritation dans lequel la membrane muqueuse deviendrait le siège d'une supersécrétion gazeuse? Quoi qu'il en soit, en définitive, il faut, par exemple, à tel homme, pour digérer sans flatuosités, une diète stimulante, aromatique, épicée; à tel autre, une diète toute contraire.

C. Dans les accès très douloureux de pneumatose gastro-intestinale , qui peuvent survenir en dehors de la digestion, notamment chez les hypocondriaques et les hystériques, l'emploi d'une préparation opiacée, et surtout du laudanum, a bien des fois réussi à calmer avec une promptitude merveilleuse l'état des malades.

D. Y a-t-il , dans l'espèce humaine, des cas où l'ammoniaque agirait comme remède souverain, spécifique et vraiment nosocratique (132. B.), de la pneumatose gastro-intestinale, en s'emparant du gaz acide carbonique qui , en pareil cas, ferait seul ou presque seul tout le mal? Cela semble très probable , à en juger par analogie avec ce qu'on voit arriver assez fréquemment chez les bestiaux, avec cette tympanite que leur occasionne un énorme développement de gaz carbonique à l'intérieur de la panse après une copieuse ingestion d'herbes verlos , cliqui cède et disparaît, à ce qu'assiu-ent de graves observateurs . dès l'administration

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d'une suffisante close d'ammoniaque. Mais , après tout , comment distinguer, et reconnaître, chez l'homme, un cas analogue? Jusqu'à présent, donc, nous ne pouvons prescrire l'ammoniaque pour fait de pneumatose qu'à titre d'aveugle tâtonnement.

E. Ce n'est guère non plus qu'à titre de tâtonnement que nous prescrirons quelquefois les divers médicamens dits absorhans internes (132. D.«.).

F. Poudre de charbon (132. C. S.). Voilà encore un médicament que la théorie proclame être propre à rendre des services dans le traitement des pneumatoses gastro-intestinales. Mais, dans quels cas précisément, et jusqu'à quel point la pratique peut-elle y placer sa confiance? Problème à peine exploré.

G. En cas de tympanite excessive , et qui , par elle-même , met le malade en danger de mort prochaine , le jette , par exemple , dans un état de suffocation imminente, quelles ressources avons-nous encore pour écarter la funeste catastrophe, pour prolonger la vie , et môme , s'il y a lieu , pour nous donner le temps de remédier à la maladie essentielle, et d'obtenir une guérison radicale? 1° Appliquons et maintenons sans interruption sur l'abdomen des vessies remplies de glace, faisons avaler de l'eau glacée , et même aussi de la glace par petits morceaux , afin de condenser le volume des gaz. 1° Introduisons la sonde œsophagienne dans l'estomac ou dans le gros intestin , soit en l'employant toute seule , soit en y adaptant une pompe, afin d'évacuer une partie de la masse gazeuse. 3° A la dernière extrémité , pratiquons la ponction avec un trois-quarts très fin : à en croire quelques chirurgiens qui assurent avoir exécuté ladite opération avec un certain succès , cette manière d'ouvrir aux gaz une issue artificielle ne serait pas aussi funeste , aussi promptement meurtrière que l'ont prétendu la plupart des auteurs.

AB.TICI.X: m.

EMPHYSÈME PULMOHAIBE.

1082. Bibliographie. — RUYSCH. — [Observationum anafomicochiriirgicarum centuria. Amsterdam, 1691 , in-4"). Obs. XIX, XX et XXI (Trois observations de sujets qui avaient été, de leur vivant, atteints de dyspnée et d'orlhopnée). — « Dans une partie » du poumon, » dit Ruysch, « je trouvai un amas de vésicules 0 transparentes dilatées par l'air, et closes de telle façon que je ne 1) pouvais , par une légère compression , les rendre vides d'air. Je » m'a.ssurai p.'r expérience (jue le souffle de la respiration, poussé » dans la Irachée-arlère , n'avait plus de communication avec ces n vésicules dilatées. Puis, en insufflant l'air par là violemment, -) on voyait crever quelques unes de ces vésicules. >>

MORGAGNL — [Desed. et caus. morb.). — Ep. iv, arl. 2/i-5. (Cas d'un charcutier qui mourut subitement deux jours après une forte intumescence de la joue gauche et de la région correspondante du cou : ce qui me paraît ne pas avoir 6t6 autre chose qu'une intumescence emphysémateuse. Autopsie : « Les poumons , gonflés et » pesans, remplissaient presque toute la cavité du thorax ; ils étaient » pourtant beaucoup moins pesans que gonflés, car ils contenaient » beaucoup d'air, et pas beaucoup de sérosité : aussi avaient-ils » leur mollesse et leur couleur naturelles. » C'est bien là un emphysème pulmonaire , mais non reconnu comme cause de la mort, que Morgagni attribue à l'apoplexie). ~ Epist. XV, art. 6-7. «Un » homme de quarante ans venait d'échapper à une fièvre aiguë, ac- » compagnée de délire et de coma , lorsque , après avoir commis » des erreurs de régime en fait de nourriture et de boissons et par » un maniement assidu du chanvre , il est obligé de s'aliter de » nouveau avec une grave lésion de la respiration. Il ne respire

» que la tête halute et avec sifflement Enfin , quatre ou cinq

» heures après avoir pris un bol contenant de l'opium, comme il « ne pouvait plus endurer le ht, il marche; puis, en se recouchant, » il expire à l'improviste. A l'ouverture du ventre et du thorax , » tous les viscères furent trouvés sains , tous , excepté les pou- » MONS; encore ceux-ci n'avaient-ils rien autre de remarquable » que d'être fort gonflés d'air , et parsemés çà et là de taches

» noires » — Epist. XVIIf, art. \h. « Un chasseur, qui avait

» presque constamment l'haleine courle {brevispirus, mot forgé par

» Morgagni), disait depuis une huitaine de jours se sentir

» moins bien portant, mais ne se plaignait que de l'estomac {de

» stomacho) ; ayant pris sur le midi un peu de nourriture , il

» fut forcé de se mettre au lit , et à peine eut-il appelé sa femme , » qu'il cessa de vivre. — Les poumons élaient extrêmement gonflés

d'air » — Epist. XXII, art. 12. (Cas d'emphysème, mais

avec une évidente description d'un emphysème partiel du poumon.

« Quant au lobe supérieur du poumon gauche, il avait, dans

» les points qui font face à la clavicule , ses vésicules merveilleuse- » ment augmentées; quelques unes égalaient en grandeur une » aveline ; les autres étaient beaucoup plus petites. Il y en avait de » sphériques; la forme des autres était oblongue et ovale : toutes

» étaient pleines d'air L'une d'elles , en outre , pré.senta

» quelques trous extrêmement petits, béans à sa surface inté- " rieure. »

Breschet. — (Dans le Bict. des se. med. — T. XII, art. Emphysème). — 'Pag. 6-8 {Emphys. des poumons). — On trouve là une

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observation fort curieuse, — communiquée par M. Rlarjolin, — d'un enfant de trente-deux mois , qui présenta , à la suite de violens accès d'une toux convulsive , un emphysème sous-cutané , débutant au-dessus du sternum, puis étendu de proche en proche au tronc tout entier et aux membres ( consécutivement , sans aucun doute , à un emphysème et à une rupture du parenchyme pulmonaire), et guérit au bout de huit jours, chose -heureuse et remarquable, par l'emploi des narcotiques h l'intérieur et l'application décompresses imbibées de vin aromatique sur tout le corps. — Pag. 15-21 : là, Breschet revient encore sur l'emphysème pulmonaire, et, indépendamment des exemples que son érudition lui en fournit, il consigne tout au long une observation , recueillie par M. Magendie , d'un cas de cette pneumatose qui survint chez une petite fille de cinq ans dans le cours de la coqueluche, et, à l'inverse du cas de M. Marjolln , eut une issue mortelle.

Lâennec. — {7r. de Vauscult). IP partie, sect. n, chap. 3 , De l'emphysème du poumon.

Jules Cloquet. De rinfiuence des efforts sur les organes renfermés dans la cavité thoracique. (Dans le Nouveau Journal de méd., septembre 1819.) — VP observ., Emphysème du poumon déterminé jm^ une toux vive. — VIP ohsevy., Fmph?jsème du poumon, suite deviolents efforts. (Chez un gendarme âgé de vingt ans, qui, dans une pensée de suicide, avait avalé de l'acide sulfurique, puis s'était jeté à l'eau. Efforts de natation, afin de se sauver. — Efforts répétés de vomissemens par suite de l'empoisonnement. — Mort.)

Leroy (d'Étiolles). Recherches sur l'asphyxie (Dans le Journ. de physiologie expérimentale et pathologique , par M. Mac/end ie , année

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