T. VII
— Second mémoire sur l'asphyxie : lu à l'Acad. des sciences, 9 juin
1828. {Ibidem, t. VIII.)
Magendie. Rapport fait à l'Acad. des se. sur un Mém. de M. Leroy d'Etiolles, relatif l'insufflation du poumon, considérée comme moyen de secours à donner aux personnes noyées ou asphyxiées. (//><f/., année 1829.— T. IX.)
PIEDAGNEL. - Recherches anatomiques et physiologiques sur l'emphysème du poumon. (Dans le Journal de physiologie expérimentale et pathologique, par M. Magendie, t. IX.) - Conclusions : 1° la crépitation n'est pas le caractère des poumons sains ; 2- la crépitation n'est due qu'à la déchirure des vésicules pulmonaires , soit par suite d insufflation, soit sous la simple pression de la main;
K '■''..''■^'f';''''"" 'f «'g"« l'emphysème du poumon , comme elle 1 est de I emphysème sous-culuné.
Ollivier (d'Angers). Observations de mort subite causée par une lésion spontanée des poumons. (Dans les Archives, février 1833.)
— La lésion dont il s'agit, c'est l'emphysème.
Louis. Recherches sur l' emphysème des poumons. (Dans les Mém. de la soc. médicale d'observation de Paris, t. I, p. 160-261.)
— Travail reproduit , à quelques coupures près , dans le Jiépert. , t. XI, art. Emphysème des poumons. '
Beau. — {Et. théor. et prat. sur les différens bruits qui se produisent dans les voies ^respiratoires. Travail déjà cité, n" /i6. F. y.) Voir la partie relative à V Emphysème du poumon (Dans les Archives, octobre et décembre 1840).
Devergie (Alphonse). De l'emphysème pidmonaire envisagé comme caractère anatomique de la mort par asphyxie. (Dans Ann. d'hyg. et de méd. lég. , avril 1841.)
Monneret et Fleuhy. — [Compendium , — i. III, p. 193-212.) — Art. Emphysème pulmonaire.
Depaul. De l'emphysème qui succède brusquemeut à la rupture de l'un des points des voies aériennes, de son siège et de ses terminaisons. ( Dans Gaz. méd., année 1842, n» hh). —Remarquons particulièrement, dans cet intéressant mémoire , l'observation d'un emphysème pulmonaire survenu pendant le travail de l'accouchement, et qui paraît bien avoir été la cause de la mort.
Valleix. — ( Guide du médecin, — t. II, chap. v.)
Prus. De l'emphysème pulmonaire chez les asphyxiés par strangidation. (Dans Transactions médicales, octobre 1832.)
— De r emphysème pulmonaire considéj^é comme cause de mort. Mémoire lu à l'Académie roy. de médecine , séance du 24 mai 1842. (Dans le t. X des Mém. de l'Acad.) — Voir aussi le Rapport de M. Adelon sur ledit mémoire, dans le Bulletin de l'Acad., t. VIII, p. 686 et suiv.
BÉROUD. De l'asthme. Th. inaug. Paris, 1842, n» 195.
Gayarret. De l'emphysème des poumons et de ses rapports avec les différentes maladies du cœur et des bronches. Thèse inaug. Paris , 1843, n" 36.
Rillieï et Barthez. — (7'ra<Ye clin, et prat. des mal. des enfans.) reclasse, chap. m, E7nphysème. — T. I", p. 134-40.
1083. Définition. — Emphysème pulmonaire et pncumalose pulmonaire, c'est tout un dans notre vocabulaire; ce sont là, pour nous, deux expressionsentièremenl synonymes. A cepoinldevue(1065), donc, rt'iiiphysèinc pulmonaire peut très bien être défini comme il suit :
PNKUMATOSES. 667
geure de maladie qui consisie analomiqucment en ce que le poumon conlicut beaucoup plus d'air qu'à l'état normal. Voilà une définilion qui prend pour base un fait pathologique unanimement reconnu , et assez facile, en effet, à reconnaître, tant sur le vivant que sur le cadavre. Jusque là, les pathologistes n'ont aucune raison de se diviser en deux camps. 31ais, si l'on veut aller au fond des choses , si l'on veut, dans la déûnition même, déterminer où se trouve précisément, entre les divers éléraens du parenchyme pulmonaire, le siège de la pneumatose, alors commence une controverse sérieuse; alors, devant la scission profonde qui, à cet égard, existe entre les autorités les plus graves et les plus imposantes, notre jugement hésite, en vérité, à se fixer et à se formuler dogmatiquement.
D'une part, Laënnec , et, après lui, M. Louis, ont admis deux espèces d'emphysème pulmonaires radicalement différentes entre elles , c'est à savoir : 1° un emphysème vésiculaire , soi-disant constitué par la dilatation des vésicules pulmonaires, qui de leurs dimensions microscopiques parviendraient ainsi à égaler le volume d'un grain de millet, d'un grain de cimievis , d'un noyau de cerise ou même d'un haricot (Laenn. , loc. cit., t. I, p. 289) ; 2" un emphysème extra-vésiculaire, interlobulaire , sous-pleural , dû à une évidente infiltration d'air dans le tissu cellulaire des poumons.
D'autre part , des anatorao-pathologistes éminens, et notamment en première ligne MM. Magendie, Prus, Piedagnel, Rochoux, Bouviei-, Gavarret, etc. , nient que la dilatation seule des vésicules pulmonaires puisse jamais atteindre des dimensions visibles à l'œil nu , puisse jamais être autre chose qu'un phénomène inappréciable et 'insignifiant en lui-même. Dans l'emphysème vésiculaire de Laënnec, ils ne veulent voir non plus qu'une infiltration d'air en dehors des voies aériennes , un effet dû à la rupture , et non à la simple dilatation des vésicules , un preuiier degré de l'emphysème interlobulaire, en un mot, un emphysème intervés:culaire.
Entre ces deux opinions, qui partagent aujourd'hui le monde médical , j'avouerai que je penche fort en fayem' de la seconde. A telles enseignes, môme, que je juge à propos de parler désormais comme si j'adoptais sans réserve cette opinion , plutôt que de condamner perpétuellement mon langage à la manière embarrassée et vague de la neutralité et du doute.
Ainsi donc, avec M. Frus [loc. cit., p. lZi),aious définirons l'emphysème pulmonaire une infiltration de l'air, soit dans le tissu cellulaire intervcsiculaire, soit dans le tissu cellulaire interlobulaire et sous-pleural. Notons, par parenthèse, qua, dans cette manière de voir,. le terme d'emphysème ne se trouve pas, comme dans l'hypothèse de l'emphysème
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\ésiculaire de Laënnec, avoir reçu une exlcusioii abusive cl impropre , mais qu'il conserve alors une signification rigoureusement conforme à celle qui depuis longtemps y est attribuée, et qui a, pour ainsi dire, iicquis force de loi. (Voir ci-après, article V, Emphysème spontané du tissu cellulaire libre. )
' Voici, au surplus, comment M. Prus a résumé les raisons de la doc- , irine qu'il professe, et à laquelle nous venons de souscrire :
« J'ignore , » dit-il , « et je pense qu'il est difficile de savoir quelle est » la distension que les vésicules pulmonaires peuvent subir sans se , » rompre. Bien plus, la dilatation des vésicules non rompues est une
» chose difficile à prouver Celte dilatation des vésicules , qui ne peut
" pas dépasser des limites assez étroiies sans amener leur rupture , est en , " elle-même une lésion légère qui ne peut acquérir d'importance que si <' on la considère comme un commencement de l'emphysème pulmo- » naire , c'est-à-dire du passage de l'air dans le tissu cellulaire intervé- » siculaire.
» Des raisons tirées de l'anatomie, de la physiologie et de la pa- ) thologie paraissent devoir lever tous les doutes sur la question qui nous ^ » occupe.
» Quand on cherche à examiner les vésicules pulmonaires dans un » poumon sain, on a beaucoup de peine h les distinguer, attendu leur » très petite dimension. C'est le volume extrêmement petit de ces or- I) ganes qui a engendré ces longues disputes qui ont trop longtemps di- » visé les auteurs sur leur disposition. Comment voudrait-on que ces ^ ') vésicules pussent, sans se rompre, acquérir assez d'ampleur pour » égaler un grain d'orge, un noyau de cerise , etc. ? Une semblable di- ^ >' latation , qui décuplerait et au-delà la cavité de ces petits corps, rom- ^ » prait nécessairement des parois que nous allons voir être d'une grande » fragihté. ^
» M. Piedagnel avait fort bien vu que l'insufflation modérée , pratiquée ^ » sur un poumon sain , produit une augmentation de volume qui cesse ^ » par la conlractilité du tissu pulmonaire, contractilité d'autant plus " prononcée qu'on se rapproche davantage de l'enfance ; tous les lobes ^ » reviennent, en un temps, sur eux-mêmes. ^
1) L'insufflation forcée , au contraire , produit la distension perma- |. » nente de l'organe ; cette distension est inégale ; on voit l'air marcher ^ i> dans diverses directions. Lorsqu'on cesse de pousser le fluide, le- » poumon revient sur lui-môme d'une manière incomplète. Quelques. » portions restent plus saillantes ; d'autres semblent vouloir s'affaisser et » être roleiiucs sur les parties voisines ; mais , en totalité , l'organe pré- ^ » sente un vrlumc plus considérable qu'avant l'expérience. » ;
<• D'où vient celle différence si apparente daqs le reirait du poumon ,
PNmîMATOSES. 66f) » si ce n'est de ce que , dans le premier cas, une insuiïlation modérée 0 a distendu les vésicules pulmonaires sans les rompre, et leur a permis » de chasser l'air en revenant sur elles mêmes, tandis que, dans le se- » coud cas , une iusufllalion forcée a rompu les vésicules , et a déter- » miné dans le lissu cellulaire intervésiculaire un épancliement d'air a qui a persisté et a empêché le poumon de reprendre son volume pri- » mitif?
» L'anatomie pathologique vient encore prouver que le siège de » l'emphysème pulmonaire est dans le tissu cellulaire intervésiculaire.
» Ce qui distingue un poumon emphysémateux d'un poumon sain , » c'est que ce dernier, rais à découvert, s'affaisse rapidement et com- » plétement par la pression de l'air atmosphérique , ou, au moins, par B la pression de la main , tandis que , sous l'inQucnce des mêmes agens^ « le volume du second ne diminue que très peu , et quelquefois même » pas du tout. La cause de cette différence, c'est le siège différent de » l'air. Dans le premier cas , ce fluide étant dans les vésicules et les » bronches , la compression extérieure le chasse par la trachée. Dans le » second cas, au contraire, l'air épanché dans les mailles du tissu cel- » lulaire intervésiculaire ne peut s'échapper, même par la voie qu'il » avait prise pour entrer, attendu que les vésicules déchirées sont apla- » lies absolument comme une vessie distendue qui viendrait à se rompre. » Cet aplatissement est encore augmenté par la pression qu'exerce l'air
» enfermé dans le tissu cellulaire ambiant » (Prus, loc. cit.,
1U84. Synonymie. — A. Asthme : vulgairement et dans la langue des nosographes symptomatistes, lorsque l'emphysème pulmonaire existe à titre de maladie chronique , ce que nous verrons être le cas le plus ordinaire.
B. Phlhisie aérieime {Phthisis aerea ), de Storck [Annus meclicus. Vienne, 1759. - Pag. llZi) : particulièrement pour les cas dans lesquels l'emphysème pulmonaire , en l'absence de tout autre vice organique grave, se montre comme une cause de consomption et de mort; dans lesquels il amène, seul, une diminution progressive de l'hématose, une cyanose plus ou moins prononcée, et enfin la dyspnée suffocante et l'apnée. Cas beaucoup plus rares que Storck ne le pensait , mais qui ne sont que trop réels.