CHAP. III
ter sans se rompre une tranche du tuyau perpendiculaire à l’axe et d’un millimètre de longueur. Il faudra donc que la tension t, qu’il éprouve, soit tout au plus égale à t'e. Ce qui donne
et en vertu de l’équation précédente T'i = n;
C’est l’épaisseur qu’il faut donner à un tuyau pour qu’il soit à la limite dcce qu’il peut supporter sans éclater. Ainsi cette épaisseur est en raison directe de la pression intérieure et du rayon , mais en raison inverse de la ténacité.
Pour prendre un exemple, nous chercherons sous quelle pression doit se rompre un tuyau de plomb de 5 millimètres d’épaisseur et de 2 5 millimètres de rayon intérieur , la ténacité du plomb étant, comme nous avons vu , ik,35.
On trouve en faisant le calcul r = ok,2y.
Or, une atmosphère exerçant une pression de ok,oi sur un millimètre carré, il en résulte quele tuyau pourra supporter 27 atmosphères. M. Jardine d’Edimbourg a eu effet trouvé qu’un tuyau de plomb ayant à peu près les dimensions précédentessupportait, sans altération apparente, une pression de 800 pieds d’eau, c’est-à-dire environ 24’' atmosphères et demie, et qu’il éclatait sous 1000 pieds (anglais), c’està-dire sous 3o a tmosphères environ. Si le diamètre du tuyau eût été double il n’aurait pu supporter que i5 atmosphères.
Dans les tuyaux fermés par les deux bouts les pressions que supportent les bases terminales produisent une traction sur la longueur , et il est facile de voir que cette
PR
traction, rapportée à l’unité de surface, est — , ou la
moitié seulement de celle qui agit pour faire éclater le tuyau parallèlement à l’axe.
Par la même raison, la tension qui s’exerce sur chaque