DE LA PRODUCTION DU SON. - CIIAP. I. I
tinctement le feu de l’explosion de Montlhéry et vice versa ; le ciel était serein et l’air à peu près calme.
Les chronomètres étant bien réglés, il avait été convenu que chaque station tirerait 12 coups à 10' les uns des autres, et que la station de Montlhéry commencerait 5' avant celle de Villejuif ; de telle sorte qu’un observateur qui aurait été placé juste au milieu de la ligne des deux canons aurait entendu de 5' en 5' des coups croisés ou réciproques , le ier venant de Montlhéry, le 2° de Villejuif , le 3e de Monthléry, etc. Ces coups réciproques étaient le seul moyen de découvrir l’influence du vent sur la vitesse du son, ou plus généralement de découvrir si au milieu des variations sans nombre qui modiüent l’atmosphère à chaque instant, le son emploie le même temps pour parcourir le même espace dans les deux directions opposées.
Les observateurs de Villejuif entendirent parfaitement tous les coups de Montlhéry ; chacun d’eux notait sur son chronomètre le temps qui s’écoulait entre l’apparition de la lumière et l’arrivée du son; la plus grande différence que l’on trouve entre les trois l’ésultats correspondans à une observation ne s’élève pas à plus de 3 ou 4 dixièmes de seconde, et entre les douze observations la différence des moyennes ne dépasse pas 3 dixièmes de seconde ; le temps le plus long est 55", le plus court 54", 7 et le temps moyen de 54”, 8 1.
A Montlhéry , on ne put entendre que sept des douze coups tirés à Villejuif; et même sur ces sept coups il n’y en eut pas un seul qui fût entendu par les trois observateurs à la fois. Cependant les résultats sont assez concordans : le temps le plus long est 54", 9, le plus court 53", 9 et le temps moyen de 54", 43.
Ainsi on peut prendre 54", 6 pour le temps moyen que
(e son mettait à passer d’une station à l’autre.
Restait à mesurer exactement l’intervalle des deux sta-
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tions; M. Àfago fut chargé de ce soin , èt êh s’appuyant sur la triàrigiilation de la méridienne, il trouva que les deuxt canons étaient à une distance de g54g,6 toises.
En diviüatit cette Iongtieur par 54^,6, durée moyenne de propagation, l’on trouvé i ^4î9> toises ou 34om,88 , pour l’eSpace que le son a parcouru en i" dans la nuit du 21 juin 1822; la température était de 16° centigrades; le baromètre marquait à Villejuif y56,mm5, et l’hygromètre de Saussure 78”.
Ainsi la vitesse du son est de 34om,88 à la température de x6°.
En réduisant , par le calcul que nous verrons plus loin, cette Vitesse à ce qu’elle serait pour io°, on trouve 33ym,28, et pour la température o on trouve 33im,i2.
ÉVALUATION NUMÉltiQtJ# DÈS SONS. — CH AP. II. I I i