CHAP. III
DE LÉLAST1CITÉ. -
6° Celle de l’étlier sulfurique de 60 id. ;
70 Celle de l’eau, contenant des sels, des alcalis ou des acides , est un peu moindre que celle de l’eau pure.
Ces nombres sont les résultats directs de l’expérience, mais il se présente ici une question fondamentale qui a été l’objet de plusieurs discussions entre les physiciens, et qui parait enfin complètement résolue par les recherches de M. Poisson sur l’élasticité des corps. On demandesile piézomètre, dont l’enveloppe est comprimée entre le liquide extérieur et le liquide intérieur , n’éprouve pas un changement sensible de capacité qui nécessite une correction dans les observations directes. M.Œrsted avait implicitement admis que cette correction pouvait être négligée , d’autres avaient pensé que l’enveloppe du piézomèlre se comprime comme une simple plaque et qu’il en résulte une augmentaliofi de capacité , dont il faut tenir compte ; d’autres au contraire regardaient comme certain qu’un corps tout-à-fait solide de même forme et de même substance que le piézomètre, diminuant de volume par la compression, l’enveloppe seule doit diminuer exactement de la même quantité -, qu’il en résulte par conséquent une diminution de capacité dont il faut corriger les résultats directs.
M. Poisson adopte celte dernière opinion, il en démontre la justesse comme nous le verrons (463), et de plus , il fait voir que si l’on représente par c la capacité primitive du piézomètre , cette capacité deviendra
sous la pression i> :
S étant la contraction qu’éprouverait dans sa longueur une tige de même substance que le piézomètre et supportant à ses deux bouts seulement la même pression p , rapportée à l’unité de surface.
Si au lieu de presser cette lige on la tirait dans sa longueur
avec le même effort, on admet en principe qu’elle prendrait le même allongement 5 -, ainsi, d’après les expériences de MM. Colladon et Sturm, unebaguette de verre s’allongeant de ii dix millionièmes lorsqu’elle est tirée avec un effort égal à une atmosphère, c’est-à-dire avec un poids égal à celui d’une colonne de mercure de 760 millimètres de hauteur et d’une base égale à la section de la baguette, il en résulte que c étant la capacité d’un piézomètre de verre sous la pression ordinaire , cette capacité deviendra c (1 — o,oooooi65) sous une atmosphère de plus et c ( 1 —o, oooooi65 n ) sous un nombre w d’atmosphère de plus. On voit , d’après cetle’théorie , que toute l’exactitude des expériences de compressibilité repose sur la détermination précise de la contraction en volume ou de l’allongement linéaire de la substance qui compose l’enveloppe du piézomètre.
On trouvera réunis dans le tableau suivant les résultats deM. OErstedetceuxquiontétéobtenusparMM. Colladon et Sturm , dans le travail qui a été couronné par l'académie des sciences ( Ann . de chim., 1827).
La 2e colonne contient les nombres donnés par les observateurs , et la 3e contient ces nombres corrigés d’après la formule précédente, en adoptant 1 1 dix millionièmes pour l’allongement linéaire du verre sous un poids équivalent à une atmosphère.
Cette correction augmente les nombres de M. OErsted , parce qu’il avait supposé la capacité du piézomètre constante , et elle diminue ceux de MM. Colladon et Sturm , parce qu’ils avaient supposé que la capacité augmente de