O.MS
des
substances.
Compressibilité* pour une atmosphère évaluées en millionièmes du volume primitif.
CüMPRESSIBILlTÉS
corrigées.
M. OErsted.
Mercure .
Alcool .
Sulfure de carbone. .
Ether sulfurique. . .
Go
MM. CûLLADON ET Stukm.
Mercure .
Acide sulfurique. . .
Acide nitrique. . . .
Ammoniaque. ....
Acide acétique. . . .
Eau non privée d’air.
Eau privée d’air. . . .
Ether nitrique. . . .
Essence de térébenth.
Ether acétique. . . .
Ether hydrochlorique.
85, q p. 'a ire atm-
82, 2$ p. la 9e atm.
Mcool .
g6,5 p- la Ir' atm.
q3,5 p- la 9e atm.
89, p. la 24' atm.
btlier sulfurique à o°.
1 33, p. la trc atm.
122, p. la atm.
id. à 1 1°.
l5o, P- la ir' atm.
l4l, P- la 24' atm.
On voit qu’cn général les nombres Je MM. Colladon et Sturm sont un peu plus forts que ceux deM. OErsted. La différence est faible pour le mercure et pour l’eau; mais elle est considérable pour 1’étlier sulfurique, et bien plus grande encore pour l’alcool. Ces deux derniers liquides et l'éther liydrochlorique donnent lieu à une observa don importante, c’est que la compressibilité diminue à mesure que la pression augmente ; enfin l’on remarque une augmentation très-sensible dans la compressibilité de l’éther sulfurique, depuis la température o° jusqu’à la température de ii°.
La chaleur qui se dégage pendant la compression des liquides est toujours très-difficile à observer. M. OErstec n’a pas pu la rendre sensible. MM. Colladon et Sturm sont parvenus à faire marcher de 4 à 6° un thermomètre de Bréguet, en comprimant subitement l’éther sulfurique o grands coups de marteau. L’eau et l’alcool soumis à 1
même expérience n’ont produit aucune variation appréciable. Cependant comme des pressions de 3o à 36 atmosphères , produites un peu plus lentement que par le choc faisaient marcher l’aiguille du thermomètre en sens contraire, on est forcé de supposer que la 'compression peut indépendamment de toute chaleur , modifier la lam métallique qui forme les spires, et qu’en conséquence i ne faudrait pas se fier aux indications de cet instrument.
M. OErsted croyait avoir remarqué dans ses premièri expériences que l’eau, plusieurs fois comprimée, perda jusqu’à un certain point la propriété de revenir à son v lume primitif; mais cette observation n’a point paru confirmer par les expériences ultérieures. On peut donl admettre premièrement que les gaz et les liquides jouisser d’une élasticité parfaite ; c’est-à-dire que les plus violentil pressions que l’on exerce sur eux, soit lentement, soit rapfl f.: dement, sont toujours insuffisantes pour en altérer la strul i turc d’une manière permanente , et que ces causes venail t,
DE L ÉLASTICITÉ. — CIÎAP. Ilf.
à cesser, ccsflnidcs reprennent identiquement leur volume primitif: secondement que l’envcloppe solide du piézomètre jouit aussi d’une élasticité parfaite dans les conditions sous lesquelles on a expérimenté jusqu’à présent; car si elle se comprimait sensiblement d’une manière permanente, on n’obtiendrait pas sans doute les mêmes compressibilités avec un piézomètre neuf et un piézomètre qui aurait déjà été soumis à des pressions repétées.
463. De la compressibilité des solides et de la résistance qu'ils opposent à l'écrasement. — Il faut distinguer dans les solides la compressibilité permanente, et la compressibilité passagère qui disparaît avec la cause qui l’a produite. INous avons vu dans le chapitre précédent que les létaux peuvent prendre par le travail une augmentaion sensible de densité; ainsi ils sc compriment par le hoc du marteau ou du balancier , ou par la pression du minoir : mais cette compressibilité est une preuve de leur mparfaite élasticité , puisqu'ils conservent l’empreinte les forces auxquelles ils ont été soumis, même quand :s forces ont cessé d'agir. Si l’or et l’argent étaient des prps parfaitement élastiques on pourrait bien les graver , ais on ne pourrait pas les frapper en monnaies ou en méilles. Ces considérations s’appliquant à la plupart des >rps solides, on peut en conclure que sous certaines conions ils sont compressibles sans retour et imparfaitemt élastiques. Quand les corps solides ont été compri- *s comme nous venons de le supposer, on dit que leurs Alécules ont été forcées et quelles ont pris un nouvel ar- (Uigcmenl ; maison admet en général qu’il y a pour chacun .«lux un certain degré de compression au- dessous duquel sont parfaitement élastiques et l'eviennent toujours à jr état primitif; c est cette dernière espèce de compresllité qui nous occupera d’abord. Tout ce que l’on sait >wlce sujet délicat et important est du aux recherches des (S^nètres; nous allons choisir, parmi les résultats curieux
auxquels ils sont parvenus, ceux qui sont d’une utilité plus immédiate pour diriger les expérimentateurs; car, en celte matière, la théorie a devancé de beaucoup les expériences. (M. Poisson, Mêm. de ï Acad, des Sciences, Ann. de Chimie , 1827 et 1828. )
Lorsqu’une sphère creuse, homogène et d’une épaisseur constante (Fig. 43), est soumise en dehors et eu dedans à des pressions données , 011 détermine de la manière suivante les changemens qu’elle éprouve par l'effet de ces pressions. Soit a la valeur primitive du rayon extérieur en , r' sa valeur après la compression , r la valeur primitive du rayon intérieur cr , r' sa valeur après la compression ,
h la pression sur chaque unité de la surface extérieure, h la pression sur chaque unité de la surface intérieure, a une constante qui dépend delà nature de la substance, comme nous le verrons tout à l’heure:
On a ces relations.
4 ( H R3 - Il 7'3 ) — f- 5 ( H — h ) /■’
4 (H R3 llC ) -}“ 5(H — 11) R3
i° Si la sphère creuse est également pressée en dehorsl et en dedans , on a h —h , et les valeurs de n' et r' se rédui-jj sent aux suivantes :
Ainsi, dans ce cas, le grand et le polit rayon éprouven proportionnellement la même contraction, et cette conj traction est en raison directe de la pression et en raison ii| verse de la constante A.