S DR LA DEUXIÈME ÉDITION
Il y a à peine huit mois que le dernier volume de la première édition est publié, et déjà le besoin d’une nouvelle édition se fait sentir. Cet accueil plein de bienveillance avec lequel on a reçu mon ouvrage m’imposait l’obligation de redoubler de soins et d’efforts pour offrir au public une deuxième édition qui représentât d’une manière simple et fidèle l’état actuel de la science.
Le plan général n’a éprouvé aucun changement : les nouvelles découvertes sont venues se classer d’elles-mêmes dans les divisions principales que j’avais adoptées pour la première édition. La méthode logique et expérimentale à laquelle je m’étais particulièrement attaché pour exposer dans leur ensemble tous les phénomènes et toutes les lois générales de la physique, a été accueillie avec trop d’indulgence pour qu’il me fût permis de la modifier. S’il est vrai que cette méthode, débarrassée des considérations et des formules mathématiques , rende la science accessible à tous les esprits , il est certain qu’elle fera
avertissement.
naître des observateurs et par conséquent des découvertes; car c’est par les recherches expérimentales que l’on découvre des faits nouveaux et non pas par les spéculations mathématiques.
Cette deuxième édition ne diffère donc de la première que par des corrections assez nombreuses et par d’importantes additions. J’indiquerai ici, comme ayant un haut degré d’intérêt et d’utilité , les savantes recherches de MM. Arago et Dulong sur la loi de Mariotte et sur la force élastique de la vapeur d’eau. Ces recherches, entreprises sur l’invitation de l’Académie des sciences, s’étendent jusqu’à des températures qui dépassent tous les besoins actuels de l’industrie , et il est probable que le génie de la mécanique dans ses plus hardies conceptions ne pourra jamais atteindre ces limites pour des machines usuelles.
Plusieurs savans météorologistes m’ayant témoigné le désir qu’ils auraient de trouver dans les Elémens de Météorologie qui terminent le quatrième volume le résultat des principales observations relatives au magnétisme terrestre, je me suis fait un devoir de consacrer un chapitre h ce vaste sujet. On y trouvera la belle carte de l’équateur magnétique construite par le capitaine Duperrey d’après ses observations, celles de M. De Blosseville et celles du capitaine Sabine. Je regrette vivement de n’avoir pas pu resserrer dans d’assez étroites limites la discussion des intensités magnétiques et celle de toutes les
AVERTISSEMENT. XJ
inclinaisons connues jusqu’à ce jour, pour indiquer la trace actuelle des lignes sans inclinaison et le lieu probable des pôles magnétiques ; mais j’ai du moins essayé de rapporter, avec quelques détails, tout ce que l’on sait maintenant de plus précis sur le phénomène des aurores boréales.
i5, quai Voltaire, 14 juillet 1 83 r.
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