‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 4)Chapitre 3 sur 131 · ÉLÉMENS · texte numérisé non relu

ÉLÉMENS

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Des Phénomènes naturels. — De L'Espace. — Du Temps t — De la Matière. ~Des Forces. — Du Moiwement. — De L'Inertie.

i . Les phénomènes naturels qui se produisent sur la terre, et ceux qui paraissent dans le ciel , nous offrent de vastes sujets de méditation : on les regarde , on les contemple , et l’on cherche h démêler dans leurs apparences variées des propriétés communes ou des vérités générales. Le désir de pénétrer dans un sujet si merveilleux nous emporte malgré nous; soyons libres un moment des soins et des distractions de la vie , et c’est sur le tableau des phénomènes de la nature que viennent se reposer nos regards ; tantôt ils se por- I. 1

lent sur l’ensemble et parcourent curieusement la vaste étendue de l’horizon , tantôt ils s’arrêtent sur un point, et suivent le cours d’un phénomène ou les périodes d’un mouvement. Nous sommes nés observateurs , et sous ce rapport tous les hommes sont physiciens. Mais en réfléchissant sur tant de choses diverses, nous prenons l’habitude de généraliser les résultats de nos réflexions ; nous sortons des limites de ce que voient nos yeux et de ce qui se démontre de soi-même; nous voulons rapprocher les effets observés pour remonter jusqu’aux causes qui les produisent, et c’est alors que commence l’incertitude de nos jugemens; c’est alors que les bons esprits font voir toute leur puissance, et les autres toute leur faiblesse. Qu’y a-t-il de plus curieux pour l’histoire de l’inlelligencc , que de suivre , à travers le développement des siècles, les idées singulières que les hom-' mes se sont faites successivement sur les propriétés des corps, sur les élémens qui les composent , sur les principes et sur les causes qui agitent la matière , et qui maintiennent l’harmonie du monde? Quelle confusion d’hypothèses et d’erreurs , au milieu desquelles les hommes de génie ont jeté çà et lii quelques vérités fécondes ! Et même de notre temps, qu’y a-t-il déplus curieux que d’interroger les divers esprits , depuis les plus vulgaires jusqu’aux plus habiles, et d’entendre leurs idées sur les phénomènes de la nature , sur les effets de l|pir et de l’atmosphère , sur l’équilibre des eaux tout autour de la terre , sur les effets sans nombre de la chaleur et de la lumière, sur la météorologie, sur la cause du tonnerre , par exemple , que l’on n’ose plus personnifier , il est vrai , mais que plusieurs se représentent encore comme ayant une forme et un corps ! Quelle variété d’images et de conceptions ! quelle différence entre les hommes ! quelle différence entre les peuples ! On peut dire que dans une seule génération se retrouvent les pensées de tous les siècles ; dans un esprit inculte chez un peuple ignorant, toutes les ; erreurs avec tous les préjugés; dans un esprit cultivé, che?

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