ANNÉES
à 9 heures du matin.
à 3 heures du soir.
à 9 heures du soir.
PÉniortE du matio.
PÉRIODE du soir.
I8ir
mm
mm
mm
mm
mm
^ Moyennes.
On voit que la plus petite valeur de la période de ne heures du matin à trois heures du soir ou période du mat
' CHAP. 11.— DE l’air et DES VAPEURS ATMOSPHÉRIQUES. 551
est plus grande que la plus grande valeur de la période de 3 heures du soir à 9 heures du soir on période du soir; et que, dans chaque période, les différences sont assez petites en passant d’une année à l’autre. La dernière ligne fait voir le résultat définitif, ou les valeurs moyennes conclues de ces onze années. Ainsi , la période du matin est un peu plus grande que trois quarts de millimètre, et la période du soir un peu plus grande que un tiers de millimètre.
Il était curieux de rechercher l’influence des saisons surces résultats, et, pour y parvenir, il suffisait de chercher les valeurs moyennes des périodes pour chacun des mois, pendant les onze années d’observations : ces moyennes sont contenues dans le tableau suivant.
Hauteurs moyennes du laromètre réunies par mois de même
dénomination.
De 18IG à 1827.
à 9 heures du matin.
à 5 heures du soir.
à 9 heures du soir.
PÉRIODE du malin.
PÉRIODE du soir.
Janvier . .
mm
mm
mm
mm
mm
Février . .
Mars . . .
Avril . . .
Mai ....
Juin. . . .
Juillet . .
1 Août . . .
1 Septembre
1 Octobre. .
1 Novembre
1 Décembre.
i Moyennes.
Les conséquences que présente ce tableau sont:
1® Que la période du soir n’éprouve que des variations petites et irrégulières dans les différens mois ;
2® Que la période du matin éprouve au contraire des va-
552 LIVRK VIII. — MÉTÉOROLOGIE,
rialions considérables et dans lesquelles se laisse apercevoir une sorte de régularité; car la valeur de celte période se maintient constamment moindre pendant les trois mois de novembre, décembre et janvier, constamment plus grande pendant les trois mois de février, mars et avril, et conserve une valeur intermédiaire et variable pendant les six autres mois de l’année.
II importe de chercher des résultats analogues dans les différens climats.
Enfin , la période barométrique est soumise aussi à l’influence du vent ; elle est presque nulle par les vents du sud, et atteint son maximum par les vents du nord.
Outre les deux périodes du matin et du soir, dont nous venons de parler , il y a aussi deux périodes de nuit: le baromètre descend depuis neuf heures du soir à quatre heures du matin environ , et remonte depuis quatre heures du matin à neuf heures du matin , où il atteint son maximum. Ces périodes ont été constatées et mesurées par M. de Humboldt dans toute l’Amérique équatoriale : mais, le baromètre n’étant pas régulièrement observé à Paris pendant la nuit, on ne sait pas si ses oscillations sont régulières, et si elles reproduisent dans une certaine proportion les périodes équatoriales.
Tout ce qu’il est donc possible de faire à présent est de comparer les périodes du matin et du soir dans les différens climats, et même, comme la période du malin a une valeur plus grande, c’est à celle-là que l’on peut s'arrêter pour celte comparaison.
Voici les résultats qui ont été publiés sur ce sujet par M. de Humboldt.
Tableau
CHAP. II.— DE l’air et DES VAPEDRS ATMOSPHÉRIQUES. 553
TaUeau des variations diurnes du baromètre^ suivant les
latitudes.