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CHAP. III.— DE LA LUMIÈRE JIÈTKORIQUE

en-ciel, puisqu’ils sont sensiblcnicnl parallèles el arrivent à l’œil sans diminuer d’intensité. Cette hypothèse explique donc h la fois la formation du halo de 23®, l’arrangement de ses couleurs et ses dimensions. D’ailleurs, M. Arago s’est assuré que la lumière est en effet polarisée, comme la lumière réfractée et non pas comme la lumière rénôcliie.

Le halo de 46“ s’explique en admettant que les prismes ont leur axe obliquement situé, de telle sorte que l’angle réfringent soit alors l’angle droit que les faces latérales font avec la base du prisme. La déviation minimum pour cet angle réfringent de 90° est en effet d’environ 46", comme l’indique l’observation.

Le cercle parhélique est un cercle blanc horizontal , passant par le soleil el formant une bande assez vivement éclairée, dont la hauteur est égale au diamètre de l’astre; il n’accompagne pas toujours le halo. M. Babinct regarde le cercle parhélique comme formé par la réflection que la luuière solaire éprouve sur les faces verticales des aiguilles le glace disposées dans tous les sens : on comprend en effet lue, si l’on prend la verticale de l’observateur comme axe l’un cône droit , ayant pour génératrice la ligne qui joint ’œil de l’observateur au centre du soleil, il sera toujours )ossible de mener par la génératrice primitive et par un point juelconque de la base du cône , supposés dans la région des ilguilles flottantes de glace , un plan perpendiculaire à une letite facette verticale, passant par ce point de la base du cône !t convenablement orientée, pour que ce plan contienne les ngles d’incidence et de réflection, et pour que ces angles oient égaux. Cependant , il reste à discuter en détail , les iverses apparences du cercle parhélique dans ses différens loints, et malheureusement l’on n’a que de très rares occaions de l’observer.

Le cercle parhélique, lorsqu’il est complet , pénètre dans 'intérieur des halos et les coupe en deux parties égales; en aéme temps, l’on observe encore quelquefois une bande blan-

elle qui coupe les halos verticalement, formant ainsi avec le cercle parhélique une croix plus ou moins bien déQnie dans l’intérieur du halo de 23°, le soleil formant par conséquent le centre de cette croix. Quand le phénomène est complet, on observe enGn un peu au dehors du halo de 23°, et sur les bras de la croix, des images très vives et colorées du soleil ; puis l’on en voit encore une autre que l’on nomme anthélîe ou faux soleil, parce qu’elle se trouve sur le cei de parhélique au point diamétralement opposé au vrai soleil. M. Sabine a essayé d’expliquer toutes ces apparences , mais il n’a pas publié le détail de ses recherches sur ce sujet {Comptes rendus 1837).

531. Les couronnes ont à la première vue l’apparence des halos, mais elles en diffèrent essentiellement, en ce que le rouge est en dehors et le violet en dedans , et en ce que le demi-angle visuel de la première couronne paraît toujour être compris entre 1° et 2°; et, en prenant ce demi-angh pour unité, ceux des autres couronnes suivent la série de; nombres 2, 3, 4, etc. , comme M. Delezenne l’a démontré pai plusieurs observations. Ce phénomène paraît être analogu à celui des couronnes que l’on observe en regardant le solei ou une bougie avec un verre couvert de lycopode. L’explication théorique de ces apparences me semble laisser encor beaucoup ü désirer : cependant, on verra avec intérêt l’é noncé du théorème sur lequel M. Babinet fait reposer l’ex plication qu’il en donne {Comptes rendus 1837). C’est ei s’appuyant sur le même principe que M. Babinet expliqu aussi le phénomène des ombres argentées, observées paj M. Necker de Genève ; les couleurs des fils d’araignées, celles des objets très déliés exposés aux rayons solaires souj certaines conditions.

532. Les étoiles filantes ont dans ces derniers temps atti l’attention d’une foule d’observateurs : on a constaté qu’elle' sont en général hors des dernières limites de l’atmosphère et que leur distance s’élève souvent à plus de deux cent

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lieues , que leur vitesse varie de si\ à dix lieues par aeoou^#^ qu’il y a peu de nuits où un observateur, s’atlachanf â" explorer seulement un quart du ciel, n’en observe au moins six ou huit par heure; qu’à certaines époques de l’année et surtout du 11 au 13 novembre et du 10 au 12 août, le nombre des étoiles fliantes est beaucoup plus considérable , et lu’elles prennent alors une direction déterminée. Ces résiliais conduisent à supposer que les étoiles filantes sont de letits corps célestes dispersés en plus grande abondance dans îertaines régions du ciel, où ils se meuvent avec rapidité, et ju’ils deviennent visibles pour nous, lorsque la terre, par ion mouvement de rotation autour du soleil , se rapproche les régions où semble se concentrer les orbites de ces espèces le corps. On peut consulter sur ce sujet le mémoire très inèressant de M< Quetelet (Catalogue des principales appa~ itions d’Êtoiles filantes, ItiSO).

533. Les aèrolithes , dont la chute a été constatée par tant ’observations authentiques , ne paraissent pas être sans ana- )gie avec les étoiles filantes.

Depuis le commencement du siècle on peut estimer à une entaine environ le nombre des aèrolithes qui sont tombés n Europe seulement et dont la chûte a été bien constatée.

Hi peut regarder comme un fait général, qu’une fois arrivés rès de la terre ces météores se présentent sous l’apparence ’un globe de feu plus ou moins volumineux, animé d’une rande vitesse, laissant sa route quelquefois sinueuse, maruée par une traînée de lumière qui persiste pendant quelues secondes ou même pendant quelques minutes; ce globe date, soit dans l’atmosphère, soit au moment de son conict avec la terre, et les fragmens en sont dispersés à diveres distances. Tous les fragmens qui ont été recueillis, sont êcouverts en tout ou en partie d’une couche d’apparence ilreuse, et l’analyse chimique a constaté que leur compoition diffère de celle de tous les minerais connus, que le fer D fait essentiellement partie, et le nikel très souvent.

LIVKF, VIII. — JIÉTÈOROLOGIE.

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