CHAPITRE II. — ÉVALUATION NUMÉRIQUE DU SON
531. Lois générales des vibrations des tuyaux cylindriques et du battement qui résulte de deux sons voisins. — Les tuyaux sonores, tels qu’ils entrent dans la composition des orgues, sont généralement disposés comme un sifflet ou. comme un flageolet. On y distingue le pied , la bouche et le tuyau proprement dit : le pied apporte le vent, la bouche fait parler, le tuyau contient la colonne d’air qui doit entrer en vibration et produire le son. Dans le tuyau d’orgue {fig. 4-5, 46, 47, 48 et 49) le pied est creux, et la lumière l qui apporte le vent n’est qu’une espèce de fente dans la plaque qui ferme la grande base du pied; la bouche b b' est plus ou moins ouverte, c’est-à-dire que la lèvre supérieure 6' est plus ou moins éloignée ; quelquefois celte lèvre est mobile pour s’approcher ou s'éloigner à volonté. {Fig. 50.)
Pour donner le vent aux tuyaux dans les expériences , on .se sert d’un soufflet ordinaire s s' {fig. 38) qui se gonfle au moyen de la pédale p ; le petit conduit /"f apporte le vent dans la caisse cc', dont la table supérieure est percée d’une douzaine de trous oo; ces trous sont fermés par de petites soupapes à ressort, et s’ouvrent à volonté au moyen des touches h h'.
Un tuyau étant mis en place et le soufflet gonflé, on met le doigt sur la louche, et, au moyen de la lige que l’on presse plus ou moins, on donne le veut avec plus ou moins de force.
Supposons d’abord que le tuyau soit ouvert et qu’il ait partout le même diamètre : en lui donnant le vent avec plus ou moins de force et en changeant, s’il le faut, la largeur de la bi.uche, on parviendra à lui faire rendre difféiens sons ; et, si l’on représente par 1 le son fondamental , c’est- i-diro le plus grave qu’il puisse donner, les autres 'ons uivront la série des nombres nalureis 1,2, 3, 4, etc. , et , quelque moyen que l’on essaie ,on ne parviendra jamais à lui faire rendre un son quelconque compris entre ceux-là.
Tous les tuyaux cylindriques ou prismatiques de même