‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 29 sur 159 · I-IVP.F. V. -- ACOUSTIOl-'E · texte numérisé non relu

I-IVP.F. V. -- ACOUSTIOl-'E

longueur donneront le même son fondamental et la même série 2,3,4, etc. , pourvu que leur longueur soit 10 ou 12 fois leur diamètre, et que la matière qui les compose ait une rigidité convenable : seulement, si les tuyaux sont très minces, ils oclavieront presque toujours, c’est-à-dire qu’ils donneront le son 2 et les suivons , et il sera très difficile d’en lirer le son fondamental.

Quand le tuyau rend le son 2 , on peut le couper par le milieu et enlever sa moitié supérieure sans que le son éprouve la moindre altération ; de même, quand il produit le son 3 , on peut le diviser en trois et enlever l’un des tiers et même les deux tiers supérieurs, etc.

Ainsi, pour le son 2, il y a un ventre au milieu de la longueur du tuyau, c’est-à-dire que la couche d’air qui s’y trouve n’est , pendant la vibration sonore , ni raréfiée ni condensée; car si elle éprouvait un changement de densité , on ne pourrait pas en ce point faire une ouverture sans altérer le son , et à plus forte raison ne pourrait-on pas enlever la moitié supérieure du tuyau. Pour le son 3 il y a deux ventres intermédiaires, l’un à la fin du premier tiers, l’autre à la fin du second tiers de la longueur; car, si l’on fait des ouvertures dans ces points {fig. 50) , le son n’est pas changé, et il l’est toujours si l’on fait des ouvertures ailleurs. 11 y a trois ventres intermédiaires pour le son 4; quatre pour le son 5 , etc.

C’est à Daniel Bernouilli que l’on doit ces expériences et toute la théorie des instrumens à vent(Acad.dcs5denc., 1762), telle à peu près qu’elle est admise aujourd’hui; on en conclut que l’onde sonore qui correspond au son fondamental d’un tuyau a la même longueur que ce tuyau ; que celle qui correspond au son 2 a une longueur moitié; que celte du son 3 est \ du tuyau; celte du son 4-, seulement etc. : car les deux extrémités d’un tuyau sont essentiellement des ventres où ta couche d’air ne peut être ni condensée ni raréfiée, puisqu’elle communique avec l’air extérieur, et l’espace

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