DENSITÉ
TEMPÉUA-
TCrvE
en degrés centigrades.
ÉLÉVATION dans un Uibe dont le
diam.=l">'”,294i.
ÉLÉVATION ï dans un tube dont
le diam.= l”n',9038.
ÉLÉVATION dans un tube dont le diam.= 10"'"', 508.
Eau.
^"'"’.lGôV
Alcool.
Id.
0,9il5
Id.
OjûSoo
Essence de térébenlhine.
OfSGGo
CHAPITUE I. — CAPILLAUITÉ.
Les diverses densilés sont prises aux lerapéralures indiquées dans la Iroisièrae colonne.
Le rapport inverse des diamètres des deux premiers tubes est 1,474, et le rapport des hauteurs correspondantes est 1,480 pour l’eau, et 1,434 pour l’alcool. Ainsi, l’on peut bien admettre comme loi expérimentale que les hauteurs des colonnes soulevées sont en raison inverse des diamètres des tubes. En calculant d’après ces données, les hauteurs des colonnes d’eau, d’alcool et d’essence de térébenthine qui devraient s’élever dans un tube de 1 millimètre , on trouve les nombres suivons :
Noms des substances.
Densité.
Température. '
Elévation dans un tube |
dont le diamètre = 1'""'.
Eau.
29ram,79
Alcool.
Id.
Id.
Essence
de lérébentliinc.
Nous avons nolé avec soin les températures et les densités, parce qu’il paraît que pour un même liquide les différences de niveau sont en raison directe des densités.
Les résultats que l’on obtient par ce procédé sont tout à fait indépendans de l’épaisseur des tubes et de la matière qui les compose , pourvu que celte matière puisse être mouillée par le liquide.
Avant que les tubes soient soumis à l’expérience, il faut avoir soin de nelloyer parfaitement leurs parois intérieures de toutes les impuretés qui pourraient les souiller ;
il est essentiel aussi de faire osciller la colonne liquide à ])lusieurs reprises pour faire l’observation de sa véritable hauteur. Quant au diamètre des tubes il se détermine en pesant le mercure qu’ils contiennent dans une longueur connue.
Nous devons remarquer encore que toutes les fois qu’il y a ascension^ dans un tube capillaire assez étroit, le sommet de la colonne liquide prend la forme d’un ménisque concave, c’est une demi-sphère de même diamètre que le tube [Fig. 4); au contraire, quand il y a dépression, le sommet de la colonne liquide prend la foriïie d'un ménisque convexe {Fig. 5). Ces formes sont essentiellement liées à l’ascension et à la dépression , car si l’on enduit de quelque corps gras la surface intérieure d’un tube de verre, et qu’on en plonge l’extrémité dans de l’eau colorée, on observe que nOn seulement l’eau cesse de s’élever au dessus du niveau , mais qu’elle reste déprimée dans ce tube enduit de graisse, et qu’en même temps le sommet de la colonne prend la forme du ménisque convexe, comme fait le mercure dans les tubes ordinaires. li résulte de celte observation que les différences de niveau dépendent de la forme du ménisque, et qu’ainsi toutes les causes accidentelles qui pourraient empêcher celui-ci de prendre la forme exacte qu’il doit avoir, empêcheraient aussi , par cela même, le liquide de parvenir à la hauteur précise à laquelle il doit trouver la stabilité de son équilibre. En effet, lorsqu’on plonge dans l’eau un tube dont la surface intérieure semble môme très nette, on observe presque toujours des dentelures plus ou moins marquées sur les bords du ménisque, et si l’on répète alors l’expérience plusieurs fois, on trouve des nombres fort différons.
305. Hauteurs différentes auxquelles peut s'arrêter le même liquide dans le même tube. Lorsqu’un tube a servi à une expérience , si on le relire du liquide avec précaution, et qu’on observe la hauteur de lu colonne qui reste suspendue