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CHAPITRE II. — RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE

39 — 49® 21 , et ne pourrait sortir. Ainsi, en regardant par la face b d, on ne verra aucun des objets qui sont au delà de la face ad; seulement, par réflexion totale sur cette face, on pourra distinguer les objets qui sont au devant de a b. C’est en effet ce que l’expérience confirme, sur tous les points do a d qui ne sont pas recouverts de liquide; mais là ou le liquide touche le verre il se produit un autre phénomène. La lumière qui vient dans diverses directions, telle que l' i, passe dans la goutte, sans éprouver de réflexion totale, et l’œil, placé dans la direction o' e', aperçoit en i une tache noire comme si le miroir a d était percé d’un trou. Cependant, à mesure que l’œil s’abaisse vers o, pour regarder par des rayons plus obliques, la goutte paraît moins noire, et enfin, si le liquide est moins réfringent que le prisme, il arrive qu’à une certaine obliquité telle que o e, par exemple, la goutte disparaît subitement, et la face a d fait partout l’effet d’un miroir parfait Lest en mesurant cette obliquité de disparition, ou l’angle 3 0 ü, que l’on peut déterminer l’indice n' du liquide qui nouille le prisme en i; en effet, cet angle étant connu, on » déduit son complément o e p== a. En substituant sa vaeur et celle de w dans la relation ,

Sin. a

Sin. b ~

►n en déduit l’angle b — p' e i, et par suite son complénent eiq=^qil. Or, puisque c’est sous celte obliquité que a goutte commence à disparaître, il est clair que le rayon * est le rayon limite, c’est-à-dire celui qui, en passant dans

î liquide, donne un rayon émergent parallèle à a d; on a lonc ;

Sin. 90® n

^nY~n’ ^ ^ ^ *'?•

On peut donner une autre forme à cette valeur inconnue le n en l’exprimant directement au moyen de l’angle ob-

servé e o p, que nous désignerons par v. On aurait alors : n''^ — Cos. ^v.

Cette formule est celle qui convient aux corps diaphanes que l’on met en contact avec le prisme ; mais, quand ces corps sont opaques, l’on se sert de cette autre formule, n’% = — 2 Cos.* v.

Les raisonnemens que nous avons faits pour démontrer ta première ne s’appliquent nullement à la seconde, et s’il est nécessaire de l’adopter pour les corps opaques comme la théorie de l’émission l’indique, il est nécessaire aussi de trouver dans la théorie des ondulations des raisonnemens qui la justifient , car ceux que je pourrais donner ici me semblent insuffisans.

38 5. De la puissance réfr active et du pouvoir réfringent.-^ On est convenu d’appeler puissance réfractive d’une substance le carré de son indice de réfraction diminué de l’unité, oun^ — 1. Cette définition n’est pas purement arbitraire comme elle le paraît d’abord : la quantité la reçu un nom particulier, parce qu’elle a une liaison simple et remarquable avec la cause de la rétraction dans le système de rémission ; elle est l’accroissement du carré de la vitesse que prend la lumière en passant du vide dans les diverses substances; car, dans ce système, on est inévitablement conduit à supposer que la lumière augmente de vitesse en passant dans les milieux plus réfringens. Dans le système des ondulations, cette même quantité dépend des divers degrés de condensation de l’éther.

La puissance réfractive peut être évaluée d’une manière absolue ou d’une manière relative : par exemple, 1,326 e 0,785 sont les puissances réfractives absolues du verre et d( l’èau, ou les valeurs de — 1 correspondant à ces substances; mais , en divisant le premier de ces nombres par 1( second, l’on aurait 1,690, qui serait la puissance réfractiv du verre par rapport à celle de l’eau.

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