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CHAPITRE I. — CAPILLARITÉ. iti

Ainsi, pour faire de bons baromètres à cuvetle, ii faut, aulaut qu’il est possible, éviter le contact de l’air pendant rébullition du mercure.

On doit au P. Abat l’expérience suivante: abc, fig. 18, est un tube recourbé contenant du mercure; le liquide s’y trouve d’abord au môme niveau a c dans les deux branches ; mais si , après avoir un peu incliné ce tube de manière que le mercure monte vers c' et descende vers a', on le ramène ensuite doucement dans sa première position, les sommets des colonnes ne sont plus exactement nivelés ; celui qui s’était élevé reste plus haut, et en môme temps sa convexité est plus grande; l’autre reste plus bas, et sa convexité paraît moindre. C’est un effet de la forme des ménisques qui montre combien il iaut prendre desoins dans les observations barométriques, et combien il est nécessaire à chaque fois de vaincre par de légères secousses le frottement du mercure contre le verre. Pour que le liquide prenne sa véritable hauteur, il faut , comme nous l’avons déjà dit , que le sommet de la colonne prenne sa véritable forme.

La capillarité ne se manifeste pas seulement au contact des solides et des liquides , on l’observe encore entre les solides eux-mômes : c’est elle qui retient pressés l’un contre l’autre des plans polis de verre, de marbre, etc., môme quand les pressions de l’air sont supprimées. On l’observe pareillement entre les solides et les gaz, car en mettant sous le récipient de la machine pneumatique un vase qu’on vient de remplir d eau, on aperçoit des bulles nombreuses se former sous le liquide, tapisser toutes les parois , et grossir de plus en plus à mesure que la pression diminue. Des feuilles métalliques, comme l’or battu , présentent ce phénomène d’une manière encore plus sensible , car les bulles d’air qui se forment à leur surface après qu on les a submergées deviennent, sous le récipient, comme autant de petits ballons qui les font monter ou descendre suivant le degré de pression.

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