‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 8 sur 159 · De l'etidosmose. Les phénomènes d’endosmose décou · texte numérisé non relu

De l'etidosmose. Les phénomènes d’endosmose décou

jg 1 ITHr IT. — ACTïOXS MOticUL VIRES.

vcrls par M. Üalrochet niériicnl dallirer toute latlentioD des phy-'idens et des plivsioîogistes. Pour en mieui faire comprendre le principe, nous décrirons d abord 1 instrument au moyen duquel on peut les rendre sensibles, et que M. Dalrochet appelle endosmonùtre.

Vendosmomftre se compose d'un tube a [Ftg. 23) , d un réseiToir évasé b , et d’une cloison cd.Le tube est en verre; il peut avoir plusieurs décimètres de longueur et quelques millimètres de diamètre intérieur; le réservoir peut recevoir diverses formes et être en verre ou en métal ; dans le premier cas on le soude au tube, ou bien on y adapte celuici comme un bouchon à l'émeri sur le col d un flacon ; dans le second cas on peut les sceller ensemble avec un naastic convenable; la cloison est formée de la substance solide, et essentiellement po>^cse, dontoa veut étudier les propriétés; elle doit fermer l'ouverture du réservoir assez eiaclement pour que le liquide ne puisse entrer ou sortir qu en la traversant.

Yoici maintenant les phénomènes que l’on observe, quand, par exemple, la cloison est noe membrane de vessie fortement ficelée sur les bords du réservoir, et quand il y a de Y alcool a I iatérieur et de l'eau à l’extérieur. L'endosmomèlre étant soutenu verUcâlement dans l’eau sans que la cloison louche le fond du vase, l'équi’iib.'e mécanique s’établit bientôt entre le liquide intérieur, le liquide extérieur et la tension de la cloison. Soit n le niveau de l'eau dans le vase, et n le niveau de l’alcool dans i'iaslrumeiil; après un quarl^ d heure il y aura un changement considérable, le niveau n se sera élevé de plusieurs millimètres, puis fl continuera de s’élever; et si le tnbe n’a que 4 et 5 décimètres de haulenr, on peut s’attendre qn'après un jour le liquide aura gagné le sommet et coulera sur les bords. Voilà sans doute un phénomène bien surprenant et bien remaruaatae. On ne peut l’attribuer ni à ia capiUarilé ordUiaire, car elle sciait à peine c-pable de mamlenir l'alcool à quelques Cculimèlri s au dessi.. ,iU niveau extérieur,

r.IIVPITRT I. — C\PILI,Al;iTl';. \'J

ni il une (llminulion dans la capacité du réservoir par la contraction de la vessie, car il y a au contraire augmentation sensible de capacité par le gouncment qu’elle éprouve. Enfin, 1 eau s est infiltrée au travers de la vessie, car on la retrouve dans l’alcool, et elle s’est infiltrée malgré la pression qui tendait à la refouler en sens contraire, et qui tendait aussi à déprimer l’accool pour le ramener à peu prés au niveau extérieur n. Il y a donc endosmose de l'eau à l’accool au moyen de la membrane do vessie, c’est à dire infiltration en sens contraire des pressions hydrostatiques. Si l’on faisait 1 expérience dans un ordre inverse, en mettant l’eau en dedans et l’alcool en dehors, on ne peut guère douter que l’effet inverse ne se manifestât, et que le niveau intérieur de i eau ne baissât au dessous du niveau libre de l’alcool; il serait bon de le vérifier eu y apportant quelques précautions qui ne sont point nécessaires dans l’expérience directe. On pourrait dire alors qu’il y a exosmose de l’eau ii l’alcool; mais il est plus simple de n’employer qu’une seule expression et de dire toujours qu’il y a endosmose, pourvu toutefois que l’on ait soin d’indiquer l’ordre des liquides, et de ne pas exprimer simplement qu’il y a endosmose entre deux liquides, mais endosmose de l'un à l'autre. M. Dutrochet a reconnu;

1“ Qu’il y a endosmose de l’eau à l’eau gommée, à l’acide acétique, à l’acide nitrique et surtout à l’acide hydrochlorique; mais qu’il n’y a pas endosmose d‘un liquide à luimême, non plus que de l’eau pure à l’eau étendue d’acide sulfurique, ou réciproquement;

20 Que diverses membranes végétales et animales jouissent à diflérens degrés des propriétés dont jouit la vessie; que des plaques de terre cuite, d’ardoise calcinée, d’argile et en général de substances alumineuses en jouissent aussi, quoiqu’â un très faible degré. (Voyez Ann. de Chim. et de Physiq. , t. 35 et 37 , et l’ouvrage de M. Dutrochet intitulé ; De l Agent immédiat du mouvement vital, etc.)

Les forces capillaires telles qu’elles ont été considérées

IT. c

IX , livre iV. — ACTIONS MOLÉCULAIRES.

jusqu’à présent sont certainement insuffisantes pour produire CCS résultats, car elles peuvent bien élever un liquide au dessus de son niveau, mais elles ne peuvent jamais le faire sortir du tube ou du canal qui le contient pour l’accumuler et l’étaler sur une grande surface un peu plus élevée que le niveau primitif. Ainsi quand on plonge dans 1 eau 1 extiémité inférieure d’un tube de verre un peu épais, ayant, par exemple, un centimètre de longueur et un millimètre de diamètre intérieur, le liquide est bien soulevé jusqu’au sommet, puisqu’il monterait jusqu’à trente millimètres de hauteur; mais, arrivé là, il s’arrête et conserve une courbature dont toute la concavité est au dessous du plan qui termine le tube.

La même impossibilité se manifeste aussi dans les canaux capillaires les plus irréguliers {Fig. 19). m est une mèche de coton, une bande de drap ou une réunion de filaraens capillaires quelconques qui plonge dans l’eau par une de ses extrémités a; le liquide la remplit bientôt, et lorsqu’on la courbe pour abaisser son autre extrémité b au dessous du niveau n, on voit le liquide qui coule goutte à goutte comme dans un siphon très étroit; mais dès qu’on relève un peu celte extrémité pour la remettre au niveau n, les gouttes cessent de se former et le liquide ne peut plus sortir.

Pour expliquer les phénomènes d’endosmose, il faut donc recourir à une force différente de la capillarité ordinaire, ou au moins à quelque nouvelle modification de cette force. C’est ce que M. Poisson a fait, en s’appuyant sur des considérations que nous regrettons de ne pouvoir développer ici. (Voyez Lanouvelle théorie de l’action capillaire de M. Poisson , page 296.)

311. Indications théoriques. La théorie des phénomène capillaires appartenant essentiellement à l’analyse malhé matique, nous devons nous borner à faire connaître le principes physiques sur lesquels les géomètres ont élab] leurs calculs. Ces principes se réduisent, en dernier résulta

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