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CHAPITRE IV

Des raies du spectre , de la dispersion et de l’achromatisme.

396. Des raies du spectre. — Nous appellerons raies du spectre les changeraens brusques d’intensité que Frauenhofer a découverts dans la lumière du spectre. Ces changemens se présentent tantôt sous l’apparence de lignes noires ou presque complètement noires , tantôt sous l’apparence de lignes brillantes.

La figure 219 représente ce phénomène singulier, pour la lumière solaire : r u est le spectre ordinaire où sont marqués les espaces occupés par les diverses couleurs, etr' u' offre les principales raies que l’on y distingue; elles sont toujours noires, et, en concevant que cette figure soit projetée sur la première , on aura une idée des positions de ces diverses raies par rapport aux nuances du spectre. On voit d’abord qu’elles ne tombent pas aux limites des couleurs, mais qu’elles se trouvent réparties depuis le rouge au violet avec une grande irrégularité , sans rien offrir de remarquable au passage du rouge à l’orangé, de l’orangé au jaune, etc. On peut remarquer ensuite qu’il n’y a pas moins d’irrégularité dans leur apparence que dans leur position : les unes sont très déliées et ne paraissent que comme des lignes noires isolées et à peine visibles ; d’autres sont très rapprochées et ressemblent plutôt à une ombre qu’à un assemblage de lignes distinctes; enfin, il y en a quelques unes qui sont très tranchées et paraissent avoir une étendue sensible. Pour établir quelques points de repère au milieu de cette confusion , Frauenhofer a choisi les sept raies qui sont marquées 6, c,

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